PEROU 2013‎ > ‎

06.Pérou du 17 au 22.11.2013

Dimanche 17

On décide de s’accorder une journée de répit. Nous faisons un petit tour dans le centre et passons au marché où nous trouvons des St Jacques moins chères que chez les pêcheurs de Paracas et prêtes à cuire. Donc à midi, St Jacques poêlées, épaule d’agneau (le bruit des vagues couvre celui du groupe électrogène pour le four) avec des pommes de terre sautées et glace.

Les Péruviens ont profité de cette belle journée pour venir à la plage et les marchands de glace sont là aussi, la plupart n’ont pas l’âge légal pour travailler.


Une petite balade sur le bord de mer pour profiter du grand air et regarder les petites embarcations en roseau des pêcheurs et nous terminons ce dimanche par un film qui nous a bien plu « Le Prénom ».


Lundi 18

Nous prenons un mini-bus pour nous rendre à Trujillo.


Cette agréable ville fut fondée en 1534 par Francisco Pizarro qui lui donna le nom de sa ville natale en Estremadure. Située dans une vallée fertile où l’importante production de fruits est la principale ressource, elle a conservé de beaux édifices coloniaux et de nombreuses églises. La superbe Plaza de Armas avec au centre le Monument dédié à l’Indépendance et la Statue symbolisant la liberté, est entourée de belles demeures.


Nous visitons la Cathédrale,


la Casa Urquiaga léguée au Banco Central de la Reserva del Peru, 

      

l’Iglesia de la Merced et San Agustin et le marché où nous déjeunons.







Nous remarquons que depuis la Cordillera Blanca nous ne voyons plus de costumes traditionnels, les gens sont vêtus de façon classique ce qui enlève un peu de charme et de dépaysement.

Nous retournons à Huanchaco et faisons un petit tour sur la costanera. De retour au bivouac, nous avons l’aimable visite d’un touriste originaire d’Aire s/adour.

Nous mangeons un excellent ceviche dans un resto que nous a recommandé Julie, une américaine qui tient un petit hostal où nous nous sommes connectés pour souhaiter un bon anniversaire à Véro et à Xavier.


Mardi 19

Nous annulons la visite des ruines de Chan Chan, la plus grande ville précolombienne construite en adobe vers 1300 et couvrant 28 km2, au programme de ce matin. D’après certains visiteurs, le site est décevant suite aux ravages causés par le phénomène climatique El Niño, des pluies torrentielles ont érodé les murs en terre, il y a quelques années.

Nous profitons de notre passage à Zaña pour voir les ruines de l’église et du couvent San Agustin.





Nous quittons la route asphaltée juste après et par une piste au milieu de champs de canne à sucre nous arrivons à Sipan.

Nous avons la permission de passer la nuit sur le parking du musée.


Mercredi 20

Nous visitons le musée en même temps qu’un groupe de scolaires très bruyant et peu respectueux. Nous nous rendons ensuite sur le site découvert en 1987 par Walter Alva, un local qui voyait circuler des objets superbes de valeur sous le manteau. Des arquéologues ont trouvé d’immenses pyramides construites en briques d’adobe qui ressemblent à des buttes de terre pour le profane.

Plusieurs tombes furent mises au jour dont une exceptionnelle sépulture royale mochica appelée depuis tombeau du seigneur de Sipan et celle du Sacerdote (prêtre). Les membres éminents de la haute société emportaient avec eux dans la mort les personnes de leur maison, femmes, enfants, gardes et animaux. Ces deux tombes contenaient des centaines d’objets précieux en or, céramique et pierres semi-précieuses. 


Le seigneur était un dirigeant important et sanguinaire. Avec son couteau en or, il tranchait la carotide de ses adversaires et buvait leur sang. Les villageois voyaient d’un mauvais œil leur échapper ce qu’ils considéraient comme leur trésor et lors de quelques escarmouches, un huaquero (pilleur de tombes) fut abattu par les forces de l’ordre.

A midi, nous arrivons à Lambayeque, au musée des Tombes Royales de Sipan. Le bâtiment en forme de pyramide de couleur bordeaux a spécialement été conçu pour exposer les merveilles de Sipan après avoir été présentées au monde entier.


La visite commence au 2ème étage où sont exposées de très belles céramiques représentant des dieux, des humains, des animaux et des plantes.
Au 1
er, des pièces plus délicates, comme d’énormes boucles d’oreilles en or et turquoise ornées de canards, de cerfs ou du seigneur.

La complexité des méthodes de fabrication de ces bijoux raffinés les placent parmi les plus beaux de l’époque précolombienne.

Le rez-de-chaussée est réservé aux reproductions de tombes telles qu’on les a trouvées. Parmi les trésors, figurent des plastrons en or remarquables, les sandales du seigneur en métal précieux, des plaques pour cacher les dents etc…

Un grand diaporama mobile montre le seigneur et son escorte y compris les chiens péruviens sans poils.

Un très beau et intéressant musée dont la disposition et l’éclairage sophistiqué donnent vraiment envie d’y passer du temps.

Les appareils photos et téléphones doivent être déposés dans une consigne et un contrôle avec détecteur de métaux est effectué à l’entrée.

Pour 2 soles nous pouvons passer la nuit (pernoctar ) sur le parking fermé et gardé.


Jeudi 21

Louis installe un nouveau klaxon pour rivaliser avec les péruviens et nous partons à 10 h 30. Comme souvent les poubelles balisent notre itinéraire puis font place à un paysage de petites dunes avec une végétation anémique. 


Nous traversons le désert de Sechura puis à nouveau des hameaux réapparaissent, habités par des communautés.


Vers midi, nous trouvons une place devant la municipalité qui fait aussi école de Mala Vida. Des petits gamins viennent nous voir suivis de la directrice. Elle demande une collaboration pour acheter des jouets pour Noël, des vêtements etc… Nous lui donnons tous les stylos qui nous restent et des bonbons mais pas d’argent. Elle nous remercie et pose pour la photo souvenir.


Nous déjeunons et pendant que nous nous préparons à repartir nous entendons un haut-parleur annonçant (2fois) qu’un véhicule étrange est stationné devant l’école et invite les parents à la prudence et à accompagner leurs enfants. On comprend tout de suite que nous sommes concernés mais l’esprit tranquille nous continuons notre train-train. Lorsque nous voulons démarrer tout le village nous entoure, un mec se dépêche de noter notre immatriculation …..Louis lui explique que nous étions là seulement le temps du repas et qu’ils n’ont rien à craindre.

Je vais voir la directrice qui reste derrière sa grille, quant un groupe de femmes m’agresse verbalement. En fait, c’est elle, cette c….. qui a fait l’annonce. On ne s’entend plus, ils parlent tous en même temps, ils veulent voir l’intérieur de la cellule, ils ne nous écoutent pas, nous préférons partir et peut-être passer pour des voleurs d’enfants. Mala Vida… avec un nom pareil, c’est la déprime assurée.

Après Piura, nous retrouvons des cultures fruitières, des camions chargés des tonnes de mangues, de citrons verts et de bananes. Pour 5 soles (- d’1€50) nous achetons 5 kg de mangues.

Nous nous arrêtons à Las Lomas et nous garons devant la police pour la nuit.

Vendredi 22


Un SMS de notre banque nous annonce que notre carte est mise en restriction suite à 2 tentatives de retrait de notre part, qui pourraient être frauduleuses. Ici, il n’y a que des téléphones publics dans la rue et n’arrivons pas à appeler le centre carte bleue. Nous essayons depuis un cyber, mais ne pouvons obtenir ce numéro avec skype. Nous contactons notre agence pour débloquer la situation.

Nous faisons quelques courses puis prenons une moto-taxi pour aller au resto, il fait trop chaud pour marcher (38°).


manifestation d'écoliers !

Nous parcourons quand même les 50 km qui nous séparent de la frontière. Nous y passons une heure, du côté Pérou l’agent n’est pas là et de l’autre côté le bureau est fermé avec la serrure coincée, nous devons attendre que le douanier la casse avec un gros pavé.

Plus de photos dans la sous-page ci-dessous :

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