PEROU 2013‎ > ‎

04.Pérou du 06 au 11.11.2013

Nous quittons Caral en direction de Barranca par l’itinéraire que nous aurions dû emprunter à l’aller, plus court et plus carrossable. Pourquoi faire simple ?



Nous entrons dans cette ville de 54000 h et allons directement vers la plage pour y passer la nuit. La Police nous déconseille l’endroit et nous dirige vers une station service à la sortie de l’agglomération, pas très glamour mais sécurisé.

Jeudi 7

La brume très humide persiste, normalement présente sur la côte jusqu’à mi-septembre.

Nous faisons un tour dans le centre puis au marché où nous achetons 3 bottes d’asperges pour moins de 2€ et 1 kilo de fraises à 0,30 €.

Et c’est reparti, vers la Cordillère.




La grisaille nous accompagne jusqu’à mi-chemin, le ciel se dégage partiellement au fur et à mesure que nous prenons de la hauteur. Pour nous acclimater à nouveau à l’altitude, nous avions prévu une étape après une centaine de kilomètres à Conococha, mais nous sommes déjà à 4200m. Nous descendons jusqu’à Catac, village endormi dont la rue principale est en travaux.


Vendredi 8


Nous faisons une première entrée dans le Parc Huascaran pour voir la Puya Raimondi. Cette plante mesurant plus de dix mètres, fait partie comme l’ananas de la famille des broméliacées et pousse entre 3800 et 4200m. 


C'est la plante à fleur la plus haute du monde et peut mettre plus d’un siècle à atteindre sa maturité. Autre étrangeté, elle fleurit une seule fois dans son existence et se couvre de 6 à 10 mille fleurs blanches et de 8 à 12 millions de graines. Après cette magnifique efflorescence la Puya Raimondi ne tarde pas à mourir.


Nous contournons la Laguna de Patococha 

pour nous rendre près d’une source d’eau gazeuse dont la hauteur varie selon les phases lunaires.


Plus haut, Pumapa Shimin, signifiant bouche de puma, une petite lagune attire l’attention par ses effets colorés dus aux rayons de soleil et à la présence d’une algue.


Nous arrivons ensuite sur un site de peintures rupestres. 


A plus de 4600m, nous ferons demi-tour sans atteindre le Nevado Pastoruri. Je commence à avoir le mal des montagnes et redescendre s’avère nécessaire.



L’après-midi, nous partons en direction de Chavin de Huantar, par une belle route goudronnée. Nous franchissons un col à 4516m et entamons la descente par un tunnel.

A partir de là, la route est défoncée, le goudron a disparu laissant place à des grands trous qui obligent à zigzaguer sur une trentaine de km. Nous nous posons sur la place centrale à la tombée de la nuit.


Samedi 9

Egalement inscrit au Patrimoine Mondial de l’Unesco depuis décembre 1985, le site archéologique de Chavin était un centre de cérémonies.

Ce peuple précolombien avait une influence culturelle et artistique très significative.

Lorsque nous pénétrons dans l’enceinte des ruines, nous nous demandons si nous sommes sur un terrain d’entrainement militaire ou dans une chasse aux canards.


Des milliers de pèlerins originaires de toutes régions apportaient des offrandes pour recevoir les faveurs de leurs dieux.


Construite aux environs de l’an 800 avant J.C., la plaza Cuadrada occupe un espace où coulait le rio Mosna. Un important dispositif de drainage fut mis en place ainsi qu’un système de canaux pour les eaux de pluies.

La plaza Circular, les Pyramides, terrasses, escaliers et autres structures couvrent une surface de 14.7 hectares.

Un labyrinthe impressionnant de galeries de plusieurs niveaux permettent de découvrir des salles servant aux cérémonies et au stockage d’offrandes et objets rituels. Seuls les privilégiés pouvaient assister à ces espaces.


Une sculpture de granit de 4,72m, El Lanzon représente la divinité principale de la société Chavin, moitié homme moitié animal, il occupe sa place originale.


Nous apprécions le site qui mériterait d’être mis en valeur.

Nous reprenons la même route (pourrie jusqu’au tunnel) et allons jusqu’à Huaraz. 


Cette ville de 50.000 h à 3091m est idéalement située pour partir explorer la Cordillera Blanca et ses 22 sommets à plus 6000m. Pour la nuit, l’endroit n’étant pas sûr, nous stationnons près de la Police et des Pompiers, un peu bruyant à deux pas de la Plaza des Armas. 


Nous profitons de ce bivouac citadin pour nous régaler de très bonnes pizzas à El Horno.

Dimanche 10

Nous faisons un tour en ville où chaque dimanche matin les principales avenues sont réservées aux sportifs. Toutes les tranches d’âge sont représentées dans diverses disciplines.


A midi, nous prenons un taxi qui nous dépose au restaurant la Colina à quelques kilomètres, pour goûter une spécialité régionale la Pachamanca. Il s’agit d’un plat de 3 morceaux de viandes : bœuf, poulet et porc enveloppés dans une feuille de bananier et cuits dans la terre avec des fèves, des pommes de terre, accompagnés de tamales et humitas (petit farci à base de farine de maïs, viande et olive). Nous ne terminons pas cette copieuse platée. A la fin du repas, le serveur propose des sacs plastiques à ceux qui veulent amener les restes. 


Nous revenons au centre ville et craquons pour une coupe de glace pour clore ce week-end diététique.

Lundi 11

Nous attendons midi pour récupérer le linge à la laverie et quittons Huaraz après le repas. Nous nous arrêtons à Carhuaz dans un garage pour faire le graissage du camion. Louis dit au mécano notre intention d’aller jusqu’à Abra Olimpica (4900m) par la Quebrada Utla. Celui-ci nous recommande la plus grande prudence en raison d’agressions dans cette zone isolée.

Nous interrogeons un Guardaparque à ce sujet qui nous répond « il n’y a en pas tous les jours). Nous renonçons et allons jusqu’à Yungay pour passer la nuit. 


L’actuel bourg a été reconstruit à 2 km de l’ancien complètement détruit en 1962, reconstruit puis entièrement enseveli avec la quasi-totalité de ses habitants suite au séisme du 31 mai 1970. Environ 15 millions de mètres cubes de granit et de glace de la paroi occidentale du Huascaran ont plongé dans un lac, formant une coulée comme un raz de marée dévalant à 300 km/h.


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