PEROU 2013‎ > ‎

03.Pérou du 26.10 au 06.11.2013

Samedi et dimanche 26 et 27

Nous restons au camping pour du nettoyage, une mise à jour du linge et tri des vêtements hiver/été un peu mélangés dans nos petits placards compte tenu des variations de températures, le seul à garder sous la main actuellement étant l’imperméable. Le terrain n’absorbe plus la pluie, nous pataugeons comme les canards de Milagros, la gérante. 


Nous avions prévu de manger tous ensemble mais la météo n’est pas favorable au repas en plein air ni au barbecue.

Lundi 28

Avec Françoise et Jacky nous passons une partie de la journée en ville, sous un ciel maussade mais sans averse. Nous en profitons pour aller au marché San Pedro faire provision de viandes, produits laitiers, fruits et légumes puis au supermarché pour l’épicerie. 

Dans la rue, une dame vend des cuyes rôtis. Presque en face, il y a un abattoir, nous nous approchons en apnée mais nous ne pourrons pas entrer……

                     

Mardi 29

Il fait beau et chaud ! Aujourd’hui, nous reprenons la route, nous avons assez traîné. Comme nous avons rayé le verbe se dépêcher de notre vocabulaire, nous démarrons à 11h30.

Plusieurs villages traversés possèdent des ruines mais nous allons directement jusqu’à Abancay par une route goudronnée. Eucalyptus, saules pleureurs, poivriers, patchworks de cultures, montée et descente de l’Abra Sorllaca (4000m) nous régalent de paysages spectaculaires.






Nous nous arrêtons au Parque Ecologico, juste avant Ayacucho, nous y passons la nuit dans un cadre de verdure plaisant.


Mercredi 30

Un petit effort nous fait quitter le bivouac à 8h30. 

Nous traversons la ville et à sa sortie trouvons la route d’Ayacucho fermée pour travaux           jusqu’à 12 h !.... si on avait su…. Nous nous garons avec les véhicules dans la même situation que nous.


 Après déjeuner, nous prenons la piste tortueuse et torturée au milieu des engins de chantier et des camions. Les travaux sont l'oeuvre de deux entreprises brésiliennes et leurs cadres, les ouvriers sont péruviens. 



Après la zone de travaux, c’est carrément un chemin de terre étroit et défoncé et bien pentu par endroits lorsqu’enfin nous retrouvons l’asphalte. 



Toujours de la verdure, des champs de canne à sucre dans la vallée, puis du maïs, des patates et des fèves et autres cultures, des deux côtés de l’Abra Huayllaccasa (4100m) nous sommes récompensés par les panoramas. 


Nous faisons étape à Andahuaylas (2900m) sur la place. Au Pérou, un stationnement en épi doit se faire obligatoirement l’avant vers le trottoir. 

Louis fait l’inverse et doit expliquer pour éviter une amende, que notre arrière est plus long que notre nez et qu’ainsi on ne déborde pas sur la voie de circulation.

jeudi 31 octobre 2013

Départ à 7h30, non mais vous croyez qu’on fait la grasse matinée ?

La route est belle malgré quelques passages en travaux et les petits bonshommes en orange. 


Les paysages se suivent et se ressemblent, le relief aussi. Aujourd’hui, nous battons le record du cumul des dénivelés en franchissant 3 cols Abra Saracchocha (4150m), Abra Huamina (4400m) et Abra Toccto (4240m). Entre chacun, nous descendons entre 1900 et 2800.



En arrivant à Ayacucho, nous passons par l’aéroport mais un responsable nous dit que le stationnement est possible mais que nous ne pouvons pas dormir dans le véhicule. L’office de tourisme nous dirige vers un Complexe touristique qui accepte les camping-cars à la sortie de la ville, agréablement arboré mais un peu cher pour les services offerts, douches froides, pas de wifi mais piscine nous fait-on remarquer (eau à 14°).

Vendredi 1er

Nous faisons un tour dans la ville mais plusieurs avenues barrées en raison de la Fiesta de los Santos ou pour travaux, nous limitent et nous renonçons à approfondir la visite, certains édifices étant fermés. 



Dans la lutte pour l’indépendance, Ayacucho connut une célèbre bataille qui mit fin à la domination espagnole en 1824.

Cette cité coloniale a également été marquée par l’implantation du Sentier Lumineux du professeur Guzman en 1980 provoquant des milliers de morts.

En 1992, Guzman est arrêté et condamné à la réclusion à perpétuité mettant fin à la guérilla qui fit 70.000 victimes.

Les touristes commencent à redécouvrir les trésors d’Ayacucho capitale régionale restée longtemps isolée.

Après un sens interdit, un passage dans un quartier défavorisé (merci le GPS) nous finissons par sortir de la ville.

Nous changeons totalement de décor, la végétation se fait de plus en plus rare et les couleurs de roches sont sublimes.











Nous déjeunons au bord d’un cours d’eau puis entamons la montée d’Abra Pacheta, col que nous franchissons à 4764m. Nous restons ensuite sur l’altiplano entre 4200 et 4500, avec l’impression que la descente n’arrive jamais.

Nous nous arrêtons à Huaypata, visitons son église et los Baños de l’Inca puis le mirador et y passons la nuit.

   



Samedi 2


La descente continue puisque nous allons vers la côte dans un environnement devenu désertique. Nous apercevons les premières vignes péruviennes qui produisent du vin mais surtout le Pisco (eau-de-vie).


Dans la plaine, des plantations d’arbres fruitiers, de vignes et autres cultures alternent avec des hectares de sable jusqu’à Ica.

Nous profitons du passage devant un garage Michelin pour faire équilibrer nos pneus. Pendant l’intervention, nous bavardons avec un client et sa fille. Ils nous offrent un tapis pour le tableau de bord en souvenir du Pérou.

Nous allons jusqu’à Huacachina, petite oasis entourée de dunes autour d’une lagune pittoresque, de palmiers et fleurs exotiques. 


Reconvertis en hôtels et autres commerces les beaux bâtiments anciens témoignent de l’époque d’une villégiature prisée de péruviens fortunés.

Des circuits en buggy des sables sont proposés ainsi que la pratique du sandboard.


Le site est gavé de touristes nationaux qui profitent du week-end de la Toussaint. Le bruit des moteurs, les klaxons, les cris des rabatteurs et la chaleur (36°) nous poussent vers la sortie.

Nous serons bien mieux dans la Péninsule de Paracas. Nous passons l’entrée de la Réserve et nous poursuivons jusqu’à Lagunillas, petit port de pêche où nous retrouvons les 4Mouss qui arrivent de Nazca.


Nous profitons de ce dimanche ensoleillé pour nous balader face à l’océan, au dessus des falaises où nichent des oiseaux marins et d’où l’on aperçoit des otaries sur les rochers.


Nous passons une deuxième nuit dans ce lieu paisible.

Lundi 4

Nous attendons le retour des pêcheurs mais leur prise, des « lornas » genre grosses sardines ne nous intéresse pas. Vers midi, des barques de plongeurs rentrent avec une cargaison de coquilles de St Jacques sauvages. Nous en achetons 12 douzaines pour 30 soles (8€) que l’employé d’un resto voisin ouvre et nettoie pour un pourboire, nous lui donnons 15 soles.

Nous partons ensuite vers le nord en longeant la côte par la Panaméricaine traversant des villes sans charme et des villages poussiéreux. 

A Cerro Azul, nous nous garons sur la plage près de l’estacade d’où quelques pêcheurs lancent un filet pour un maigre butin. La promenade bien aménagée, quasi déserte est agréablement fleurie et propre.

Mardi 5

Nous trouvons enfin un cyber qui ouvre à 9 h puis quittons ce bourg embrumé comme toute la région côtière. Nous roulons dans un environnement de dunes sur lesquelles sont installées des petites cases, habitations très précaires.


Nous faisons le plein de provisions et déjeunons dans un centre commercial à l’entrée de Lima que nous traversons sans soucis, juste quelques ralentissements malgré la circulation fournie mais rapide et la conduite irresponsable de certains. Nous ne faisons pas étape et c’est la première capitale d’Amérique du Sud que nous ne visitons pas.


Nous entrons dans la Réserva de Lachay juste avant la fermeture et bivouaquons en pleine nature.
 

Mercredi 6

L’épais brouillard et la pluie fine nous incitent à quitter la réserve sans parcourir le circuit qui permet de découvrir la faune et la flore. On n’y voit rien et ça mouille !

Après quelques kilomètres, nous bifurquons sur une piste cassante et interminable au milieu de nulle part. On finit par arriver devant le portail d’une « granja », élevages de volailles, il n’y a que ça par ici. 


Nous sommes dans la bonne direction mais avant d’aller plus loin le responsable doit désinfecter le véhicule (l’extérieur) et nous devons nous enregistrer.


Nous reprenons la piste et atteignons ensuite une zone désertique et nous voilà enfin sur le site de Caral.




L’après-midi, nous visitons les vestiges de la plus ancienne civilisation sud-américaine. Cette cité construite 5000 ans avant J.C. a prospéré dans la vallée du Supe, grâce à ses occupants qui excellaient dans l’agriculture, la construction, la fabrication d’instruments de musique et l’élaboration de calendriers. Parmi les objets retrouvés dans les ruines figurent des flûtes en os millénaires, des cordelettes avec des nœuds servant à exprimer les nombres. Les classes sociales se définissaient par rapport au travail et seuls certains membres participaient aux cérémonies religieuses.

Actuellement 8 pyramides de pierre, des amphithéâtres, des autels, des résidences en adobe et plusieurs places ont été excavées.

Classé au Patrimoine Mondial de l’Unesco en 2009, ce site est encore peu visité.

Notre guide (obligatoire) ne montre pas d’enthousiasme quant à la valeur culturelle du lieu et débite ses explications sur un ton monocorde, dans les allées on se croirait à un enterrement.


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