PEROU 2013‎ > ‎

01.Pérou du 2 au 11.10.2013

Mercredi 2 octobre

Nous entrons au Pérou par le poste frontière de Yunguyo.

Nous longeons toujours le lac Titicaca mais les paysages sont moins spectaculaires qu’en Bolivie et traversons des villages de pêcheurs et quelques communautés.






La pisciculture est très développée dans ce secteur. 



Nous arrivons à Puno et nous installons sur le parking du port, à deux pas des quartiers animés. Nous nous rendons dans un centre commercial où nous pouvons retirer des nuevos soles et faire quelques courses.


Jeudi 3 octobre


Nous embarquons sur un bateau un peu vieillot en direction des Iles Uros, îles flottantes, attraction touristique à environ 5 km de Puno.


Ces îles sont fabriquées en totora, roseaux légers qui abondent de ce côté du lac, également utilisés pour la réalisation des maisons, des bateaux et des produits artisanaux.

Le métissage a entraîné la disparition des Uros de pure souche, les occupants actuels se prétendent tout de même descendants. Ils ont rendu ces îles populaires par une commercialisation sans limite.

Après paiement d’un droit d’entrée, nous accostons et sommes accueillis par un discours intéressant sur la façon de construire ces îles et le mode de vie des occupants.


Nous sommes invités à visiter quelques habitations qui se composent d’une seule pièce avec un ou plusieurs lits, la cuisine est préparée à l’extérieur.


Chaque fois qu’un bateau arrive, le sillage fait onduler le sol en roseaux et les déplacements deviennent amusants.

Moyennant un supplément, nous traversons ensuite sur un bateau en totora et abordons une deuxième île qui propose des hébergements, un restaurant et un minimarket.



Les groupes de touristes se succèdent et les locaux se démènent pour vendre des souvenirs et tissages prétendus faits main, il faut 3 semaines à 1 mois de travail nous dit-on, pour chacun ; difficile à croire compte tenu de la quantité à vendre.

Excursion un peu décevante, trop axée sur le business.

De retour sur le continent, nous visitons le centre ville.


La cathédrale construite au 17ème siècle.


La Casa del Corregidor, une des plus anciennes demeures coloniales (17è) abrite un centre culturel, une galerie d’art, une librairie, un café et un magasin d’artisanat.


L’église La Merced


Quelques édifices anciens témoignent du passé colonial de cette ville, capitale du Folklore Péruvien.

Vendredi 4

Nous partons en direction d’Arequipa avec l’intention de prendre un raccourci. Arrivés à Sillustani, connu pour ses chullpas, tours funéraires où l’on enterrait les nobles et leur famille, la police nous déconseille de prendre la piste trop mauvaise et étroite. Nous faisons donc le détour par Juliaca, ville sans intérêt, dont les abords sont jonchés de détritus. A la sortie, presque chaque maison possède un four à briques.


Le ciel devient sombre et nous traversons une petite averse avant la pause déjeuner au bord d’un rio. Les paysages sont plaisants et nous franchissons les 4425m au Mirador Alto Lagunillas.


Nous avons rendez-vous avec la famille suisse sur la place de Patahuasi mais ils sont déjà passés et ont continué vers Chivay nous dit l’épicière. Ce n’est pas notre destination, compte tenu de l’heure nous décidons d’avancer encore mais dans la descente beaucoup de camions nous ralentissent et il fait déjà nuit lorsque nous arrivons à l’aéroport. En raison de travaux, le bivouac n’est pas autorisé, nous stationnons à l’extérieur près de l’entrée et passons une bonne nuit.


Samedi 5 au mardi 8


Le bureau d’informations touristiques nous indique l’Hostal Mercedes un hôtel-camping près du centre, terrain entièrement clos équipé de sanitaires, électricité et Wifi.


Arequipa (2350m) 2ème ville du Pérou après Lima compte près de 900.000 h. Ses beaux édifices de l’époque coloniale bâtis en pierre volcanique blanche appelée sillar lui valent le surnom de Ciudad Blanca.

L’après-midi, nous nous rendons sur la place où la cathédrale occupe tout un côté. Construite en 1656, elle fut détruite par un incendie en 1844. Reconstruite, elle est à nouveau presque totalement rasée par un tremblement de terre et de nouveau rebâtie. En 2001, un séisme a détruit une tour et endommagé une autre, le tout remis en état.


Nous faisons un tour de 2 heures en bus touristique pour un aperçu global. Le circuit est intéressant, commenté par une guide mais trop rapide au passage des monuments. Par contre les étapes près de certains sites excentrés sont trop longues, le but étant de nous faire profiter des commerces de souvenirs. Nous passons même par un jardin peuplé de 3 ou 4 animaux à laine, sortie par le magasin.

Mirador de Carmen Alto, au pied du volcan Misti (5822m), le Pichu Pichu (5571m) à droite, le Chachani (6075m) à gauche et le rio Chili dans la vallée Chilina.


Mirador de Yanahuara et son église.


Dimanche et lundi, nous déambulons dans les rues et découvrons des superbes monuments, des belles bâtisses avec d’agréables cours intérieures, des commerces et bars restaurants haut de gamme installés dans ces murs. Nous sommes charmés par Arequipa, nichée dans un oasis de verdure et entourée de géants, que nous classons la plus belle ville parmi celles visitées en Amérique du Sud. Sera-t-elle détrônée ?


Iglésia San Francisco


Claustros et Iglésia de la Compañia 




Monasterio de Santa Catalina occupe une cuadra (un pâté de maisons) soit 20.000m2. Plein de charme et d’originalité, ce couvent était le top pour les héritières espagnoles qui entraient comme religieuses moyennant une belle dot. Elles pouvaient avoir des servantes ou des esclaves et vivre comme dans le grand monde. Ces libertés furent supprimées en 1870.


La Plaza des Armas avec ses arcades, animée de jour et de nuit nous rappelle les Plazas Mayor espagnoles.


Comme la Casa Goyeneche plusieurs palais et hôtels particuliers abritent maintenant des établissements bancaires ou des sièges sociaux de grandes entreprises.


Le théâtre où une troupe de Lima interprète « una cena de idiotas », version péruvienne du dîner de cons de Francis Weber



Il faudrait beaucoup plus de temps pour découvrir tous les trésors architecturaux de cette cité agréable à vivre.


Mardi 8 octobre


Après déjeuner, nous prenons la direction du Canyon del Colca. Nous pensions être tranquilles, sans camions, en raison du jour férié mais en fait ils roulent quand même, plus les privilégiés qui ont fait le pont, la circulation est fournie. Jusqu’à Tapahuasi, l’itinéraire est celui de l’aller, donc pas de photos.

Nous passons un col à 4886 m puis entamons la descente vers Chivay porte d’accès du site. Plusieurs passages défoncés de la route en cours de réfection nous obligent à ralentir et une fois de plus nous arrivons de nuit.


Nous nous posons sur la place, face à l’église et tout va bien.


Mercredi 9

Une balade dans le bourg, avec ses rues piétonnes, son marché et ses costumes. Ici, les habitants descendent des Cabanas et des Collaguas, groupes rivaux qui se distinguaient en pratiquant des déformations crâniennes différentes. Aujourd’hui, on les reconnaît à la forme du chapeau et aux broderies de leurs vêtements traditionnels typiques.


Par la rive sud, nous longeons le Canyon del Colca, long de 100 km. Il est entouré de très hauts volcans le Coropuna (6613m) et l’Ampato (6310m). Sa profondeur varie entre 1000 et 3191m, deuxième plus profond du monde derrière son voisin le Canyon del Cotahuasi qui le bat de 150m. Les eaux du Colca ont creusé des roches volcaniques le long d’une immense et large faille, qui nous fait plus penser à une vallée qu’à un canyon.


Sur les versants, les cactus ne manquent pas. Des oiseaux genre gros colibris viennent butiner le nectar de leurs fleurs jaunes.

Nous traversons plusieurs villages qui utilisent toujours les terrasses incas. Dans le fond du canyon la végétation est plus tropicale, palmiers, orchidées, fougères…..


Compte tenu de la profondeur, du climat froid et sec et ensoleillé des courants d’air ascendants sont utilisés par les condors pour voler. Pour les voir, nous irons jusqu’au Mirador Cruz del Condor. Le paysage remarquable de terrasses incas et préincas s’étend sur des kilomètres. Plusieurs petits miradors nous offrent des haltes photos avec vues vertigineuses.


Nous stoppons à quelques kilomètres du site pour acheter le boleto touristico à 35 S (guide) par personne (pas donné). Mais pas du tout, le prix a doublé, nous devons donc 140 S soit 38 €. Nous ne sommes pas d’accord pour payer ce prix là, des condors on en a déjà vus ! Le garde ne veut rien savoir, mais la responsable nous fait moitiè prix, nous prenons. Avec son autorisation, nous déjeunons sur le parking et nous nous apercevons que le guichet ferme à 13 h et tout le monde s’en va. Conclusion, il fallait passer une demi-heure plus tard.

Nous continuons jusqu’ au village de Cabanaconde (bof) et revenons au mirador. Nous nous installons pour passer y la nuit afin d’être aux premières loges demain matin.


Jeudi 10


Avant 6 heures, un premier bus transportant des gamins arrive et se gare juste à côté de nous alors que tout le parking est vide, donc réveil en fanfare. Nous descendons à un des balcons au-dessus du précipice de 1200m au fond duquel coule la rivière couleur émeraude et face au Nevado Mismi. Les tours-opérateurs arrivent aussi et déversent une foule de touristes dont de nombreux français.


Nous apercevons un premier condor qui s’élève au-dessus de la falaise où ils nichent, suivis de trois autres. Ils évoluent sans effort selon les courants, survolant le piton rocheux. Le spectacle est grandiose et constitue le point fort de l’excursion.

Tout à coup, un oiseau nous surprend, il passe au-dessus du public admirateur tellement près que l’on voit le regard qu’il jette à la foule.

Ils disparaissent ensuite rejoignant leur nid ou se rendant sur un charnier quelques centaines de mètres plus loin, aperçu depuis le mirador del Cura (une douzaine de carcasses de vaches).

Nous restons là et une demi-heure plus tard, un autre oiseau apparaît mais s’éloigne rapidement, nous l’observons pendant un bon moment espérant son retour, en vain.


Nous avons eu de la chance, il est devenu difficile d’apercevoir les condors en raison de la pollution de l’air due à l’écobuage et aux gaz d’échappement des véhicules.

Nous revenons sur Chivay par la même piste inconfortable et après renseignements auprès de la Police nous partons en direction du Cusco. La route est asphaltée jusqu’à Sibayo, puis la piste cahoteuse jusqu’au carrefour Cuzco/Arequipa, ensuite elle devient plus transitable.


Nous nous arrêtons à Chichas, petit village de 150 h, propre et qui procède au tri sélectif des déchets. Dès notre arrivée, des passants nous vantent la truite du lac Condorama. Nous dînons donc au comedor de la place, deux délicieuses truites chacun (elles ne font pas la maille) avec riz et frites.


Ce copieux repas déconseillé en altitude ne nous empêche pas de dormir à 4258m.


vendredi 11 octobre 2013


Nous devons quitter la place en raison du marché qui se tient jusqu’à 13 h. Nous avançons jusqu’au stade, pendant que je fais cuire la confiture papaye, mangue et banane parfumée à la cannelle, Louis resserre les boulons que les trépidations malmènent parfois. Il bavarde aussi car les visiteurs sont nombreux.

En début d’après-midi, nous filons encore vers Cusco. Après quelques kilomètres, la route est fermée. La déviation connue des locaux n’est pas indiquée nous devons faire demi-tour.


A plusieurs reprises nous rencontrons des camions citernes qui arrosent la piste en terre. Nous devons nous arrêter derrière plusieurs véhicules pour faciliter une manœuvre à un de ces camions. Lorsque la file redémarre, nous apercevons une petite femme menue, plus très jeune qui vient vers nous. Nous pensons qu’elle veut qu’on la dépose quelque part ou qu’elle a quelque chose à vendre dans son tissu porte-tout. A quelques pas de Gabi, elle commence à nous caillasser et atteint deux fois le capot et une fois le pare-brise. Seul un impact sur le capot est visible, les pierres dissimulées dans son tissu en bandoulière ne sont pas lancées avec force. Une bonne accélération nous éloigne de cette pauvre tarée.

Un peu plus tard, nous traversons Espinar et retrouvons l’asphalte. Nous nous arrêtons à San Miguel, petit village tristounet.



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