PARAGUAY 2013‎ > ‎

2 - Trinidad - Aregua : 6 au 11 mai 2013

Lundi 6 mai

Un brouillard épais qui nous rappelle celui de notre vallée de la Garonne nous enveloppe. Dès que le soleil apparait nous partons en direction de l’est. Arrêt à Bella Vista la capitale du maté,


 puis déjeuner à Maria Auxilliadora, avant de quitter l’asphalte. Nous empruntons une piste de terre, pavée par-ci par-là, assez correcte dans l’ensemble jusqu’à Tava-ï,


au milieu de 50 km de paysages vallonnés, d’une végétation tropicale, peuplée de petites cases très colorées. Nous demandons s’il y a un endroit plat où nous pourrions stationner et passer la nuit. Peu bavards, les gens répondent qu’ils ne savent pas. Nous allons jusqu’au commissariat, le policier nous invite à nous installer dans leur jardin, mais des branches basses ne nous le permettent pas.

Il nous demande nos noms et immatriculation car les locaux, plutôt craintifs, vont sûrement téléphoner pour signaler un étrange véhicule étranger. Nous trouvons une place près du centre commercial et culturel et nous promenons un peu sans avoir l’impression d’affoler la population.

Après une nuit bienfaisante, nous préparons notre départ. De la musique, une foule grandissante, des policiers en sureffectif pour la taille de la localité, attirent notre attention. Il se passe quelque chose ce matin à Tava-ï. En allant acheter notre pain quotidien, nous questionnons le policier vu la veille, qui vient gentiment vers nous pour nous saluer dès qu’il nous aperçoit. Aujourd’hui la municipalité présente le bilan annuel des comptes et des actions entreprises et le soumet à l’approbation des citoyens. Il s’avère qu’ils ne sont pas satisfaits et entendent bien le faire savoir puisqu’ils ont convoqué la presse et une chaîne télé.

Nous trouvons les propriétaires des véhicules qui nous bloquent et partons au cas où il y aurait embrouille.


La piste (à nouveau 50 km) de terre en très mauvais état, complètement défoncée par endroits, agrémentée de ponts en bois souvent étroits et plus ou moins destroy nous amène à San Juan de Nepocumo. Ces ponts sont limités à 10 T mais nous avons croisé des camions qui les dépassent allègrement.

          


Après la pause repas, nous longeons la Cordillera del Ybytyruzù dont le sommet culmine à 842 m. Nous rencontrons des véhicules chargés de balles de coton cultivé dans cette zone et des vaches qui traversent la route sans regarder.

Arrivons à Villarrica par une rue qui longe un marché et roulons à travers les étals pour nous rendre à l’office du tourisme. Pour la première fois depuis qu’on s’informe sur ce qu’il est possible de voir, la responsable nous dit qu’il n’y rien à visiter… peut-être, la cathédrale ?

Nous trouvons un bivouac pour la nuit au Parque Manuel Ortiz Guerrero (poète) près de la Laguna Ycua Pyta.


Mercredi 8

Nous allons donc voir la cathédrale, faisons quelques achats au marché en piteux état et déambulons dans les environs où tout paraît archaïque dans ce quartier.

     

L’étape suivante, Melgarejo offre plusieurs possibilités de randos. Nous déjeunons près d’un parc et nous optons pour un sentier qui amène à deux cascades. On ne trouve pas la première, Salto Mbyju’i, nous passons donc au Salto Pa’i, pas super impressionnant mais très fréquenté en été pour les abords ombragés et aménagés en aire de camping.



Jeudi 9

Par une piste plutôt étroite et déformée, en franchissant à nouveau une série de ponts en bois du style chefs d’œuvre en péril, nous nous rendons sur un autre site où l’on peut voir une cascade et grimper jusqu’au sommet d’une petite montagne.


Nous stationnons au Rancho Don Juan (une petite ferme entre la piste et le rio) et nous nous engageons sur le chemin du Salto Suizo, une chute de 40 m.


De là, part le sentier qui permet d’accéder au Cerro de la Cruz mais nous ne le trouvons pas. Demi-tour, nous demandons plus de précisions et recommençons. Finalement, nous apercevons sur la droite de la cascade, un passage de chèvres, nous l’empruntons, puis par des échelles fabrication maison, nous arrivons au dessus de la falaise. Là, il y a Alcides, le gardien d’une belle maison, résidence secondaire appartenant à des Suisses (propriétaires également du site). Il faut payer le passage sur la propriété et nous n’avons pas un guarani sur nous. Nous pouvons continuer, à notre retour il nous accompagnera au véhicule pour encaisser.
Il nous faudra une heure pour accéder à la cime, une montée raide à très raide, en mauvais état et envahie par la végétation dans la partie finale, l’Ascension du jour.


 La descente ne ménage pas nos muscles qui passent en zone rouge pour moi. Alcides nous rejoint et nous suit jusqu’au bivouac, nous réglons le péage (moins de 2 euros) et lui donnons un pourboire pour le déplacement.

Epuisés nous avalons un casse-croûte et nous installons à l’ombre lorsque Alexis, le propriétaire, vient nous faire la conversation, au moment où l’on pensait entamer une sieste réparatrice.

Le lendemain, nous achetons des œufs de la ferme, saluons nos hôtes et roulons vers Aregua via Coronel Oviedo. 

Vendredi 10

Très bien accueillis au secrétariat du tourisme d'Aregua, nous sommes invités à séjourner à Playa del Lago, gratuitement. Dans un cadre de verdure aménagé pour la détente et les jeux d'enfants, nous passons deux jours au bord du lac Ypacaraï.



Nous choisissons la montée au Cerro Köi et Chorori où l’on peut voir un phénomène géologique rare et profiter d’un panorama sur le lac. Nous visitons l’Eglise puis le centre ville par la rue des céramistes, le Castillo Carlota Palmerola. 

De nombreux artistes, peintres ou sculpteurs sont installés à Aregua.