PARAGUAY 2013‎ > ‎

1 - Encarnacion - Trinidad : 29 avril au 5 mai 2013


Superficie : 406.752 km2

Population : 6 451 122 habitants

Monnaie : guarani

Langue : Espagnol et Guarani


Par le pont international San Roque Gonzalez de Santa Cruz, nous entrons au Paraguay. Formalités douanières faciles et rapides pour les deux pays.

Nous visitons un bureau de renseignements touristiques et munis de cartes et dépliants, nous nous arrêtons près du fleuve Parana pour le déjeuner, à Encarnacion.

Passage à la banque pour retirer des Guaranis, 5400 pour un euro, puis cherchons un endroit pour passer la nuit. Un peu méfiants nous interrogeons deux ou trois personnes et obtenons les mêmes réponses, il faut demander à la Police l’autorisation de stationner sur la costanera.


Sans problème, nous pouvons nous installer devant la plage. Il y a des toilettes et douches froides, des vigiles et des policiers en permanence.

Nous sommes très bien accueillis par Alcides et sa collaboratrice de la Police Ambiental. Pour eux, nous sommes les premiers campingcaristes à Encarnacion… ????

Nous y passons trois nuits, le temps de visiter tranquillement la ville et de faire quelques balades. Beaucoup de noms sont d’origine Guarani pas faciles à mémoriser et certaines personnes ont un accent très prononcé.

       

Le 1er mai, il y a affluence sur la plage et la promenade et nous ne manquons pas de visites et d’invitations.

Véronica Stéphani, du secrétariat du tourisme, vient nous souhaiter la bienvenue et nous photographie pour faire sa promotion.

Paolo et Roy, âgés de 6 ans, déjà passionnés par la géographie, nous impressionnent par leurs connaissances de la France et de l’Europe. Pour cette raison, ils sont invités à monter dans le camion pour une visite de notre habitation.


Jeudi 2 mai

Nous arrivons en fin de matinée à Jesus de Tavarangüe. Avant le repas, Louis passe une heure sous le réservoir pour réparer une fuite sur une durite.


Nous visitons ensuite les ruines de Las Misiones Jésuiticas construitent du XVIè au XVIIè siècles, inscrites au Patrimoine Culturel de l’Humanité par l’Unesco en 1993. Les restes de murs restaurés témoignent d’une architecture et d’une technique extraordinaire, ouvrage de pierre polychrome « itaky », de frises, niches et autels. On retrouve la place principale, le collège annexé à l’église, les maisons de protection d’orphelins et de veuves, les maisons d’indiens, les ateliers, le jardin potager et le cimetière.

Nous y rencontrons une famille de voyageurs Sylvie, Sébastien et leurs enfants, depuis 6 mois en Amérique du Sud dans leur beau camion.

Nous allons ensuite à Trinidad del Parana où nous pouvons bivouaquer sur le parking du site et boire le pot des bourlingueurs.



Ici, la superficie de la Mision Jésuitica Guarani était d’environ 8 hectares. Nous faisons une visite de jour et attendrons 19h30 pour assister au parcours nocturne son et lumière.

Vers la fin d’après-midi, le ciel se couvre et un orage éclate obligeant l’annulation du spectacle. Le même type de temps est prévu pour demain.

Nous décidons d’aller dans un camping à 8 km, le Parc Manantial, dans un agréable cadre de verdure, restaurant, quincho pour groupes, piscine etc….


Dimanche 5 mai

Le temps redevient beau et nous retournons à Trinidad pour l’illumination des ruines. Nous prenons le café au bar de l’hôtel à côté qui a le wifi puis repartons au camion nous connecter.



Nous allons faire un tour dans le village et sommes attirés par les cris du public d’un match de foot, Trinidad reçoit Bella Vista, village voisin. Les joueurs ne se ménagent pas, ils s’engagent à fond et le match se termine avec des blessés, des expulsés et les policiers sur le terrain.


Au retour, nous passons devant un hangar où un anniversaire est célébré. Nous sommes invités à boire un verre (on s’abstient) mais je ne peux pas refuser la bise et la danse.


En fin d’après-midi, nous nous aspergeons de répulsif et nous préparons pour le spectacle, vestes, lampes… Prévu à 19h30, c’est déjà commencé lorsque nous sortons. Nous rattrapons le groupe de visiteurs. En plus de la musique, on entend les bruits de la vie quotidienne, préparation des repas, couverts qui s’entrechoquent, les mamans qui chantent des berceuses à leurs enfants. Puis, ce sont les bruits de la nature, le vent, les oiseaux et la pluie. Plus loin, les sons caractéristiques du matin, préparation des instruments de travail, voix de la famille autour du déjeuner, les cloches sonnent lors de notre passage près du clocher. Le guide donne les explications au fur et à mesure de notre progression.