PANAMA 2014‎ > ‎

04.Panama du 23 au 26.07.2014

Mercredi 23 et jeudi 24

Nous nous éloignons de la côte et de ses plages de sable blanc et roulons vers la principale ville de la province de Chiriqui. 

Cette région vit essentiellement de l’élevage de bétail et de chevaux et de la culture de la canne à sucre et des bananes.
Notre étape à David se limite à quelques courses et un passage au GAB.

Nous prenons ensuite la direction de la montagne jusqu’à Boquete, village touristique à quelques kilomètres du Volcan Baru, point culminant du pays à 3475 m. L’office de tourisme nous indique la pension Topas, décorée aux aventures de Tintin, qui accueille les camping-cars sur son terrain arboré et fleuri, avec piscine.

                       
Le propriétaire, d’origine allemande, possède une collection de motos des années 50 et 60, Royal Enfiel, Triumph, BSA, Norton. 
Vers la fin du 19è siècle des émigrés de Suisse, de l’ancienne Yougoslavie et d’Allemagne se sont installés dans la région.
L’endroit est un lieu de villégiature des panaméens et de nombreux états-unisiens ont pris leur retraite ici, bénéficiant d’une température agréable toute l’année.
Boquete est aussi connue pour la culture de trois variétés de café arabica récolté entre novembre et mars par des saisonniers Ngöbe-Bugle. La floriculture est également devenue une importante activité commerciale.

Nous flânons dans les rues de ce bourg plaisant traversé par le rio Caldera et entouré des montagnes embrumées.

Vendredi 25

Le brouillard et la grisaille en altitude nous découragent et nous renonçons à notre projet de circuit vers d’autres panoramas.

Nous avons bien apprécié ce séjour fraîcheur et revenons vers la plaine avec un arrêt ravitaillement à l’hypermarché Rey puis route jusqu’à Gualaca. Dans ce village de petites maisons rustiques beaucoup de gens se déplacent encore à cheval. A 2 km, on retrouve le rio Caldera et son balnéario.

Un stationnement plat à la lisière d’un bois au-dessus de la rivière invite au bivouac. L’isolement et l’obscurité totale (pas de lune) m’inquiète un peu, je préfère qu’on revienne sur le parking du stade près du bourg.

Samedi 26

Une assez belle route grimpe à travers la cordillère de Talamanca au cœur du territoire indien Ngöbe-Buglé. L’arrivée d’immigrants agriculteurs et surtout de l’United Fruit Company a largement bouleversé leur mode vie suite à l’expropriation croissante des terres qu’ils occupaient.Le côté Pacifique se compose de collines et de montagnes à la végétation de différents ton de vert et le versant Atlantique est recouvert de forêt tropicale.

Plusieurs arrêts offrent des vues spectaculaires jusqu’à l’océan par temps clair.
Quelques kilomètres plus loin, le lago Fortuna, lac artificiel crée suite à la construction d’un barrage hydroélectrique, les visiteurs peuvent voir les maquettes et une vidéo expliquant le fonctionnement de la centrale souterraine.
Nous longeons à plusieurs reprises l’oléoduc amenant le pétrole de Puerto Armuelles (côte Pacifique) à la côte Atlantique.
Nous atteignons la limite de la province de Chiriqui et entrons dans celle de Bocas del Toro. A cet endroit se trouve également la ligne de séparation des eaux, les rivières coulent vers l’Atlantique.



Nous descendons jusqu’à la côte. Juste avant Almirante que nous éviterons (dangereux, paraît-il ?) nous sommes arrêtés par un policier. A la sortie du virage un panneau indique la limitation de vitesse à 40km/h, Louis ralentit aussitôt, d’autant que le motard est visible.
  • Vous rouliez à 66, à la sortie du virage !

  • Oui mais j’ai ralenti à 40 dès que j’ai vu le panneau !

  • Mais il y a un autre panneau avant !

  • Je ne l’ai pas vu, j’aurais ralenti, je suis respectueux du code de la route.

  • Je vous mets une amende de 90 dollars que vous paierez à la frontière lors de la sortie. Venez à la moto avec votre passeport, documents...

Là, le policier réfléchit, hésite, nous pensons qu’il va nous proposer un petit arrangement illégal mais non. Comme vous n’avez pas vu le panneau je ne vous mets pas l’amende mais dorénavant… Bonne route !

Quelle chance, deux fois en moins d’une semaine !!!

Nous n’avons pas l’appétit coupé et déjeunons à Changuinola derrière un supermarché.

Un ultime arrêt à la station service, plein de gas-oil et d’eau puis la frontière de Guabito, où nous effectuons la sortie du territoire en quelques minutes.

Nous avons parcouru un peu plus de mille kilomètres au Panama afin d’avoir un aperçu de toutes les facettes du pays, principales villes, montagnes, plages, écotourisme et farniente. Le réseau routier développé uniquement côté pacifique a limité notre périple.

Nous avons trouvé les panaméens des «campagnes» plus accueillants que les citadins.


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