PANAMA 2014‎ > ‎

03.Panama du 11 au 22.07.2014

Vendredi 11 juillet 2014

L’endroit est vraiment paisible et agréable mais demain a lieu le match pour la troisième place du Mundial (Brésil/Pays-Bas) nous allons donc nous rapprocher de la civilisation d’autant que Louis n’est pas en grande forme et qu’on pourrait avoir besoin d’une pharmacie... ou d’un prêtre.

En cours d’après-midi, nous rejoignons la côte pacifique et nous installons à Panama, près du Balboa Yacht Club, lieu très fréquenté par les voyageurs. Nous rencontrons un couple de Quebécois ainsi que Chloé et Sébastien vivant à St Barth, en fin de voyage d’un an.

Samedi 12

Malgré la chaleur matinale nous nous engageons sur la Calzada Amador, longue jetée qui conduit à 3 îles autrefois inhabitées et isolées.

Avec les tonnes de terre extraites lors de la construction du canal, les îles de Naos, de Perico et de Flamenco furent reliées entre elles et au continent. Déclarées zone militaire sous tutelle américaine leur sol fut recouvert de radars, antennes et bâtiments administratifs.

En 2000, après le départ des américains, les trois îles connaissent une nouvelle configuration : création d’une piste cyclable et d’une voie piétonne, complexes hôteliers, commerce, une marina et un centre d’interprétation marine. On y trouve également plusieurs canons installés pendant la Seconde Guerre mondiale afin de protéger le canal.

Sur le chemin du retour, nous découvrons le futur Biomuséo qui va héberger 8 galeries retraçant l’émergence de l’isthme et les répercussions sur la vie aquatique et terrestre et l’évolution de la faune et flore qui font de Panama cet endroit spécial, oeuvre de l'architecte Frank Gehry, célèbre pour ses constructions généralement remarquées pour leur aspect original et "tordu"

Dimanche 13

Finale de la Coupe du Monde. Nous soutenons l’équipe Argentine mais...

Lundi 14 juillet

L’Ambassade de France organise une fête avec feu d’artifice, flon-flon et musette sur la place de Francia.

Nous n’y assistons pas, nous sommes tous les deux K.O. donc en arrêt maladie jusqu’à vendredi.

Samedi 19

Nous faisons le ravitaillement dans un centre commercial où nous trouvons aussi du vin chilien et argentin à un prix abordable ce qui était devenu rare dans les derniers pays visités.

Nous quittons la capitale et traversons el Puente de las Americas construit entre 1958 et 1962.

Cet ouvrage haut de 118 m offre une vue sur la baie de Panama.

Nous roulons sur l’Interamericana, deux fois 2 voies, sans péages, puis bifurquons vers l’océan au village de Bejuco. Une petite route traverse une zone de mangroves sur une langue de terre qui avance dans la mer sur 25 km entourée de petites montagnes.

Nous nous garons près de la plage de Punta Chame petite station balnéaire assez exposée au vent et réputée pour la planche à voile et le kitesurf.
A cinq kilomètres de là Isla Taborcillo, petite île qui a appartenu à John Wayne, occupée maintenant par un complexe hôtelier tout inclus.

Plus loin, dans la baie de Panama, l’île Taboga aussi appelée île aux fleurs pour la grande variété de bougainvillées de multiples couleurs, hibiscus, orchidées et autres espèces qui y poussent a inspiré plusieurs artistes. Un sanatorium et un dispensaire étaient installés sur l’île et en 1887, Paul Gauguin y séjourna afin de soigner sa malaria. Il envisageait de s’y installer et de faire construire une auberge mais son salaire d’ouvrier au chantier du canal ne lui permit pas d’acheter les terres. Déçu, il décide de partir aux Antilles avant de rejoindre la Polynésie.

Nous marchons un peu sur la plage déserte pour une fin de semaine. Il est déconseillé de se baigner à marée basse à cause des courants dangereux et de la présence de raies.

Dimanche 20

Nous longeons la côte jusqu’à Santa Clara. Les nombreuses villas construites en bordure de mer rendent l’accès à la plage difficile.

Nous atteignons le parking d’un bar resto où nous pouvons stationner et passer la nuit pour 8 dollars, il y a des toilettes, douches extérieures et l’électricité. En fin d’après-midi, les gens repartent, nous en profitons pour prendre nos aises et dîner dehors espérant une petite brise qui ne viendra pas. A 20h, le proprio vient nous dire qu’il s’en va « il reste une voiture sur le site, dès qu’elle sera sortie vous pouvez fermer le portail et mettre le cadenas, vous êtes les gardiens ».

Lundi 21

Nous entrons dans la province de Cocle et nous arrêtons à Penonome, son chef-lieu de 60.000h. Une statue de Simon Bolivar dans le petit parc face à l’église de style colonial fera l’objet d’une promenade au cœur de cette ville commerciale, réputée aussi pour son marché artisanal. Nous reprenons notre chemin devenu chaotique, entre les zones de travaux. Le revêtement bétonné est parsemé de nids de poule ou de larges failles qui peuvent endommager nos essieux.

Une halte à Nata, anciennement une des principales villes du pays, devenu village paisible qui possède la plus vieille église coloniale du Panama. Elle a été élevée au rang de basilique et classée monument historique en 1941, sa belle façade et son intérieur récemment restauré mérite le détour.

Comme presque tous les après-midi le ciel se couvre et l’orage menace mais aussi la police qui nous arrête lors de la traversée d’un village pour excès de vitesse indéniable.

Vérification des documents douaniers et le policier nous laisse repartir en conseillant une conduite « mas suave ». Nous avons d’ailleurs remarqué plusieurs radars mobiles depuis notre départ.

Nous arrivons à Playa Las Lajas. Une magnifique plage de sable blond, les cocotiers, l’ombre bienveillante pour terrasse nous comblent. Nous y bivouaquons 2 nuits bercés par les vagues, seuls au monde.


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