PANAMA 2014‎ > ‎

02.Panama du 3 au 10.07.2014

Jeudi 3 juillet 2014

La ciudad de Panama dont l’histoire débute en 1519 par un village du nom de Nuestra Señora de la Asuncion de Panama, compte un peu plus de 700.000 habitants.

La cinta costera appelée ailleurs costanera, malecon ou paseo, nous permet de longer l’océan pour nous rendre dans les vieux quartiers de Panama. Nous passons devant le marché des poissons et mariscos, (même sans flair on ne peut pas le louper), le petit port de pêche puis atteignons le Palacio Presidencial. Bien surveillé par la Garde nationale, cet ancien bâtiment colonial restauré n’est pas accessible au public à moins d’être personnellement invité par le président Juan Carlos Varela (élu en juin 2014).

Moi président :


La partie centrale de la façade de la Cathédrale Métropolitaine (1688/1796) est construite avec les pierres de l’ancienne église du couvent de la Merced à Panama Vieja. Cette décision fut prise par les moines pour laver l’affront fait par le pirate gallois Morgan et ses hommes qui avaient utilisé cette église comme quartier général après avoir saccagé et incendié la ville que les espagnols décident de reconstruire à quelques kilomètres au sud-ouest dans une zone plus protégée devenue le casco viejo.

Sur la même place, le palacio municipal abrite le musée de l’histoire de Panama et juste à côté se trouve le musée del Canal Interoceanico de Panama (fermé pour travaux).

Longtemps mal famé, ce quartier est maintenant fréquenté par les touristes qui peuvent apprécier ses ruelles jusqu’au front de mer. Dans les années 1940, beaucoup de grandes demeures bourgeoises sont abandonnées et transformées en appartements pour familles à petits revenus.

Depuis, de nombreux édifices ont fait l’objet de restauration, beaucoup de belles demeures défraîchies mériteraient d’être rénovées, d’autres n’ont plus que des pans de murs, d’après le guide Ulysse, cela lui donne des airs de La Havane. 

Par le Paseo de las Bovedas, chemin de ronde au-dessus des remparts, on aperçoit les bateaux en attente de passage dans le canal. Nous arrivons sur la plaza de Francia où un obélisque surmonté d’un fier coq gaulois a été érigé en l’honneur des ingénieurs et ouvriers français qui ont participé à la construction du canal.
                         
Un peu plus loin, une belle bâtisse abrite l’ambassade de France.
Depuis ce matin, nous avons juste pris le temps d’une pause déjeuner dans une cerveceria, il nous reste à peine assez de force pour rentrer à l’hôtel,
dans le quartier des ambassades d’Espagne, de Cuba, d’Argentine et de Libye.


Vendredi 4 et samedi 5

Au programme, coupe du monde et coupe du monde avec une petite virée sur le tour de France.

Dimanche 6

Cap à l’est par la cinta costera pour faire un tour dans les tours. Cette zone qui était la banlieue a d’abord vu apparaître des bâtiments d’influence européenne puis des édifices en vogue à l’époque aux Etats-Unis.

Sans attrait touristique, on retrouve toutes les enseignes internationales d’hôtels, les grands centres commerciaux et les bureaux de sociétés financières… Panama Offshore oblige !

Nous déjeunons dans un resto du Multicentro, 5 étages de boutiques haut de gamme, cinémas et autres divertissements pour enfants.

Du lundi 7 au mercredi 9

Nous nous préparons à partir à Colon pour récupérer le camping-car annoncé pour le 09.

Nous prenons une assurance pour un mois (15$) et photocopions une brouette de documents pour la douane et le port.

Un taxi nous dépose à la gare routière et nous embarquons pour un peu plus d’une heure de trajet confortable jusqu’à la côte Atlantique.

Une chance, le bus nous laisse à 50m de l’hôtel où nous avons réservé, il paraît qu’il y a beaucoup de faux taxis.

Terrasse de l'hôtel

La ville de Colon et son port Cristobal datent de la deuxième moitié du XIXème siècle. Les travaux d’une ligne de chemin de fer justifient l’arrivée de nombreux travailleurs et entraînent 
la construction de logements et de commerces. Avec ses activités portuaires, Colon connaît un développement propère, riche en magasins, restaurants, de belles demeures coloniales y sont construites. A partir de 1980, la ville connait une période de déclin en raison de divers facteurs économiques. Actuellement, 2ème ville du pays avec 220.000 h , Colon enregistre un fort taux de chômage, pauvreté et misère sociale et des proportions alarmantes de criminalité.

Pourtant le port, la zone franche et le canal représentent un volume d’emplois importants.

Crée en 1948, cette zone libre s’étend sur 400 ha, compte plus de 2000 entreprises et emploie environ 20.000 personnes. Idéalement situé à proximité du canal où se croisent les routes maritimes commerciales mondiales, elle constitue un gigantesque centre de distribution. Les marchandises y arrivent en grande quantité du pays producteur, réexpédiées et combinées avec d’autres vers une multitude de pays.


Vue de la terrasse de l'hôtel

Nous tentons une balade dans le centre, mais l’état de délabrement et les conseils de passants nous poussent à retourner à l’hôtel où nous prenons aussi nos repas pour ne pas sortir. Le guide parle d’une ville en décomposition, le terme paraît adapté.

Louis passe la matinée de mercredi aux premières démarches, aidé par Aldo, un gars qui connaît la marche à suivre pour 40 $. Il nous faudra patienter jusqu’à demain pour sortir notre véhicule du port.

Jeudi 10

A onze heures, Gabi arrive sur le parking de l’hôtel. Nous récupérons nos bagages et quittons cette ville peu fréquentable.

Nous passons au supermarché du centre commercial 4 Altos et nous dirigeons vers les écluses de Gatùn.

Le passage d’énormes bateaux guidés par des mulas, locomotives électriques qui servent à guider et à stabiliser les navires, à quelques mètres des visiteurs est impressionnant.Les opérations s’effectuent dans la plus grande précision lors de chaque passage, les écluses se vident et se remplissent très rapidement de plusieurs millions de litres d’eau douce pour des raisons techniques, provenant du lac artificiel Gatùn (425 km2).

Le canal mesure 80 km et comporte 3 séries d’écluses de 2 voies chacune qui servent d’ascenseurs pour compenser les variations des marées du Pacifique allant jusqu’à 7 m.

Environ 30 navires vont de l’Atlantique au Pacifique ou inversement chaque jour, pour un coût de 110.000 à 300.000 $ payables 2 jours avant en espèces.

Actuellement, seuls les "petits" cargos dits Panamax (294m de long) transportant environ 4500 conteneurs peuvent passer par le canal.



Une troisième voie de navigation en construction permettra le passage de Post-Panamax, cargos de 366 m chargés de 12000 conteneurs.

Après cette visite commentée, nous partons à Shelter Bay par un petit pont enjambant le canal. Impressionnant, surtout après avoir appris que des millions de litres d'eau sont retenus derrière ces portes centenaires. 

Bivouac tranquille (nous sommes seuls) près du phare.
Nous apprécions aussi de retrouver notre matelas et nos oreillers.

Petit résumé de l’histoire du Canal de Panama :

En 1879, la Sté Civile du canal interocéanique du Darien présidée par Ferdinand de Lesseps (qui a également réalisé le canal de Suez) fait adopter le projet définitif de construction du canal par la Colombie dont le Panama fait partie. Neuf ans après le début des travaux, la société en grande difficulté financière est déclarée en faillite par l’Etat Français. Une tentative de relance se manifeste avec la création de la Compagnie nouvelle du Canal de Panama qui finalement renonce définitivement à la reprise des travaux.

Avec les moyens limités de l’époque, le déplacement de millions de mètres cubes de terre dans un relief accidenté, recouvert d’une jungle infestée de bestioles, le tout accompagné d’une chaleur tropicale humide favorisant le développement de maladies, cet échec a coûté la vie à des milliers d’hommes, certains ensevelis par les nombreux glissements de terrains.

Les Etats-Unis rachètent la concession et signent un accord avec la Colombie en 1903 qui fait volte-face un peu plus tard. Les Panaméens se révoltent et obtiennent leur indépendance le 03 novembre de la même année. La jeune république ainsi formée concède aux Etats-Unis le droit de construire et d'exploiter le canal. L’administration américaine prend fin le 31.12.1999, le Panama assure la gestion totale depuis cette date.

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