Cargo Anvers/montevideo




18 février 2013

Confirmation de notre réservation, départ prévu, non plus du Havre mais d'Anvers, le 20 mars.

Mercredi 20 mars 2013

Agen - Anvers

Nous traversons la France dans de bonnes conditions, avec des zones encore enneigées, un jour
ensoleillé, de la grisaille, et un trafic plutôt fluide en Ile de France malgré le retour de vacances des
Parisiens. Nous faisons une étape à GENECH (59) pour saluer Marilyne et Guy que nous n'avions
pas vus depuis 2008, lors de leur séjour à Argelès Gazost (65). Une fois de plus nous apprécions les
talents culinaires de Maryline.

Gabi se comporte très bien et avale plus de mille kilomètres sans souci.

La Belgique nous accueille avec la pluie et le froid. Nous passons deux nuits à l'aire de camping
cars, bien située près du parc des expos, à dix minutes du centre en bus. Anvers est une belle ville et
nous y retournons avec joie.

Mercredi matin, nous nous rendons au port, sous une abondante chute de neige, le printemps
commence bien.

Avec beaucoup de plaisir, nous retrouvons Odette, Dominique et Hélix leur nouveau véhicule. Nous
nous étions rencontrés en Argentine, à Ischigualasto.

Le Grande Costa d'Avorio est à quai, nous nous installons dans nos cabines, au 11ème étage.
Comme tous les autres, ce cargo construit en 2011 en Croatie, est long, large et lourd, pour les
détails recherche sur google ou zoom sur la photo.


Au cours du déjeuner, nous faisons la connaissance de Elsbeth et Rudy (Suisse), Maria Victoria et
Mario (Argentins) venus passer quelques temps en Europe.

Dans l'après-midi, Odette et Dominique nous signalent que notre véhicule a été accroché sur le
parking, clignotant droit explosé, aile et pare-chocs emboutis.

Louis se rend à la capitainerie et un agent du port vient constater les dégâts. Nous déclarons le
sinistre à notre assureur mais n'avons pas assez de temps pour recevoir la visite d'un expert. Affaire
à suivre.....

Nous devions quitter Anvers à 23 heures mais le départ est reporté deux fois. Les amarres sont
finalement larguées vendredi à 2 heures du mat.

Dès le début de la navigation une houle longue nous fait tanguer ou rouler selon le cap
du moment. Le vent et la température nous privent d'extérieur et nos déplacements sont
inconfortables. Pour l'instant il n'y a que Mario qui supporte mal et se fait rare.

Les journées défilent, livres, films, cartes, blablabla.... repas, dodo... et on recommence...
Le petit déjeuner est très ordinaire, les deux autres repas n'ont rien d'exceptionnel. Heureusement
Enzo notre steward, assure un max au service.

Lundi, nous sommes conviés à un pot de bienvenue. Le commandant nous détaille le règlement de
la vie à bord, pas de visite libre aux véhicules, pas ceci..... pas cela.... la sécurité.... en résumé
beaucoup de rigueur, la croisière ne s'amuse pas, sauf après la dégustation d'un excellent cocktail à
base d'amaretto accompagné de pizza.

Cela nous change du Grande Argentina, les voyages peuvent être complètement différents d'un
cargo à l'autre.

Une très bonne ambiance règne entre les heureux passagers de cette traversée.

Dès l'approche des Canaries, la température s'élève et nous permet de glander au soleil, sur le pont.
 

Nous apercevons des dauphins, des tortues, deux globicéphales et une baleine. Un pigeon bagué
vient boire et se reposer un moment.

Nous procédons à un premier exercice d'évacuation et montons à bord du canot de sauvetage,
équipés de gilets et combinaisons de survie, on a l'air fin !


Cela fait déjà une semaine que nous sommes sur l'eau. Dès l'escale sénégalaise, nous nous
précipitons dans un cyber pour vous donner des nouvelles et vous proposer la lecture de cette
première bafouille (une pensée pour Martine de Cestas).

Dakar, vendredi 29 mars, température 27°.

Nous faisons un petit tour en ville (déjà visitée en 2011) dans les rues animées par les vendeurs ou les «guides» toujours racoleurs, juste pour le plaisir des yeux, comme ils disent. Une heure dans un cyber ne nous suffira pas vu la lenteur de la connexion.
Nous préférons retourner au bateau car pour faciliter le passage d'engins nous avons dû sortir notre camion et l'avons laissé sur le quai. Nous ne sommes pas sereins malgré la surveillance d'un agent de la sécurité. Ouf, tout va bien, il ne lui est rien arrivé et Louis peut le rentrer presque aussitôt dans la soute.

Samedi vers quatre heures les mouvements du bateau nous réveillent, c'est le départ pour le Brésil.

Lundi de Pâques.

Nous entrons dans l'hémisphère Sud à 16h08 et passons du printemps à l'automne. Nous sommes bien le 1er avril mais ce n'est pas un poisson.

Tradition oblige, le passage de l'Equateur se fête !!

Barbecue sur le pont en soirée : bœuf, poulet, porc et chorizo accompagnés de salades de crudités, de riz et frites. En dessert, le chef nous a fait un gâteau, spécialité de Pâques à Naples, avec une salade de fruits frais.


Seuls les 8 passagers calés entre les officiers et les marins philippins ont du vin et des couverts inox.

Les rires fusent au même rythme que les assiettes ou les gobelets qui ne résistent pas aux rafales de vent. Mario reçoit l'assiette de Victoria et les restes d'une côte de bœuf atterrissent sur ses jolies boucles, le «second master» se prend le jus de sa salade de fruits en pleine poire (ça va avec), Rudy teint la belle nappe nid d'abeille au vin rouge, etc.. Dommage, nous n'avons pas le temps de dégainer nos appareils photos. C'est surtout hilarant lorsque cela arrive aux autres.

Nous finissons juste avant la pluie.

Mardi, après déjeuner, nous visitons la salle des machines. Un parcours intéressant dans les entrailles du cargo. Il y fait plus de 40°, les décibels élevés malgré les bouchons d'oreilles et les photos interdites.

Puis les jours se suivent et se ressemblent, les soirées cinéma aussi, jusqu'aux côtes brésiliennes.


Samedi 6 avril, nous arrivons à quai dans le port de Santos (le plus important d'Amérique du Sud) en fin de matinée.

Après déjeuner, nous sommes autorisés à aller à terre jusqu'à 16 H. Nous nous rendons au centre ville en taxi avec Odette et Dominique pour un passage à la banque. Ensuite nous prenons le funiculaire pour atteindre le Monte Serrat et profiter du panorama sur 360°.


Sur le chemin du retour, nous faisons une halte à la Bolsa (bourse) Official de café, transformée en musée.


A pied, nous rejoignons le Grande Costa d'Avorio. Vers 20 h nous assistons à sa sortie rendue spectaculaire par les lumières du port et de la ville.

En route pour l'Argentine.

Mardi 9 avril, levés très tôt, nous ne voulons pas manquer la navigation sur le rio Paraná de las Palmas, dans ce véritable labyrinthe de canaux et d’iles qui forment le delta. Les premières lueurs apparaissent, les couleurs sont magiques lorsque nous avançons entre les rives boisées après tous ces jours au milieu de l’océan.        

 

Nous passons sous un des ponts qui forment le « complejo Zárate-Brazo Largo », d’une longueur totale de 30 km, dont 550 m enjambant le fleuve à 50 m au dessus de l’eau.


Les ruines des anciens entrepôts frigorifiques construits en 1904, témoignent d’une activité importante d’exportation par bateau de viandes congelées et en conserves (corned-beef).


Mercredi, quartier libre pour la journée, nous nous rendons dans le centre de Zárate pour un petit tour dans le quartier historique marqué par quelques maisons de style italien, empreinte de l’arrivée d’immigrants à la fin du XIX.

La rue principale constitue la partie la plus animée car la plus commerçante.

Le meilleur moment de la journée se passe au restaurant Nuevo Afiche où nous nous régalons d’un bife de lomo (filet de bœuf) bien épais accompagné de délicieuses frites.

Jeudi 11, une forte pluie ne permet pas de revenir se promener.

Vers 16 h nous quittons le port. Pour clôturer ce séjour à bord, nous nous réunissons dans le salon pour prendre un apéritif.


Vendredi nous accostons dans le port de Montevideo après déjeuner. Nous quittons le bateau et attendons l’autorisation d’importation temporaire des véhicules jusqu’à 17 h 30. Pendant ce temps, 9 passagers embarquent pour rentrer en Europe.

Compte tenu de l’heure tardive, nous passons cette première nuit près du phare, à Punta Carretas


Samedi, nos compagnons de traversée nous quittent et viennent nous saluer au moment où le Grande Costa d’Avorio repart d’Uruguay.

Nous nous rendons chez Audrey et Damian que nous avions connus il y a deux ans. La visite de notre casa rodante leur donne des envies de voyages.



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