NICARAGUA 2014‎ > ‎

04.Nicaragua du 21 au 26.09.2014

Dimanche 21 septembre

Nous nous dirigeons vers Managua, capitale du pays avec près de 2 millions d’habitants agglomération comprise. Nous repérons l’ambassade des USA où nous avons rendez-vous demain à 7h puis cherchons un bivouac dans le secteur. A environ 1km une station service Puma veut bien nous accueillir sur son parking, très prés de la route. L’heure du repas approche nous trouvons un resto avec stationnement et goutons la cuisine nicaraguayenne du coin. Juste en face, le centre commercial Petropolis (quelques boutiques, banques, cabinets médicaux) nous conviendrait parfaitement pour la nuit. Les gardiens sont d’accord, nous n’en bougerons pas, préférant nous déplacer en taxi.

Lundi 22

A 6h30, il y a déjà une file d’attente à croire que tout le monde a rendez-vous à la même heure.
Nous passons les contrôles de documents, fouilles, empreintes digitales, cela va assez vite et nous présentons devant le Consul environ 2 heures plus tard. Nous obtenons pour la 2ème fois un visa de 10 ans sans difficultés ni justificatifs de revenus et autres comme prévu dans la demande. 

Nous revenons au bivouac nous changer et prendre l’appareil photos pour explorer Managua.

Très étendue, il n’est pas facile de s’orienter. Dévastée par les tremblements de terre et guerres civiles, il n’existe pas de vrai centre ville : pas de gratte-ciel, des bourgs, des immenses complexes commerciaux, des terrains vagues éparpillés dans une forêt sans fin. Au milieu, une colline « Loma de Tiscapa », parc déclaré lieu historique national, domine cet ensemble d’où l’on peut vraiment apprécier la configuration très particulière de cette capitale.

Au sommet, un lac de cratère formé il y a environ 10.000 ans,
une statue de Sandino, un char d’assaut offert au fondateur de la dynastie des Somoza par Mussolini
et un musée dans ce qui reste des ruines du palais de Somoza qui retrace la vie de Sandino à travers quelques photos qui rappellent son influence sur le pays. D’autres clichés témoignent des atrocités commises durant de la dictature.
Nous revenons vers l’avenida Bolivar par une zone piétonne où une exposition retrace l’histoire de l’armée.
Nous continuons en direction du lac vers d’autres monuments lorsqu’un militaire nous signale que ce secteur est la cible de vols.
Nous déjeunons dans le quartier et décidons de ne pas poursuivre la visite.

Mardi 23

Nous traversons toute l’agglomération pour prendre la route de Matagalpa.

Les paysages boisés de pins et de cèdres sont superbes, les collines recouvertes de caféiers et quelques petits villages aux églises coloniales agrémentent le tout.   
                 
Ce secteur a un passé qui n’a pas laissé que des bons souvenirs, colonisation, expropriation et conflits.


Nous arrivons à Matagalpa (700m), ville de 150.000 h. Au milieu des années 1800, des immigrants allemands se sont installés dans la région et on introduit le café.


Comme dans la plupart des villes, la cathédrale San Pedro fait face au parc central. 

Plus loin, le parque Dario baptisé en hommage à Ruben Dario, personnalité littéraire la plus célèbre du pays.


Nous faisons le tour des rues animées, quelques courses et nous renseignons pour un bivouac.


Nous passons la nuit chez les pompiers pour 20 cordobas.

Mercredi 23


Nous continuons jusqu’à Jinotega, qui a subi encore plus de ravages durant les décennies tumultueuses jusqu’au début des années 2000.
La vie a repris un rythme normal dans un environnement rafraîchissant mais n’offre pas un grand intérêt.
Après-midi, nous roulons à nouveau dans la campagne par une route sinueuse et nous nous arrêtons à La Concordia pour la nuit, à côté de l’église Nuestra Señora de Lourdes, on a l’impression d’être près de chez nous.

Jeudi 24

Pour récupérer nos passeports nous avons choisi Esteli, ville de 200.000 h sur notre itinéraire. Nous devons nous rendre chez Cargo Trans mais les rues n’ont pas de nom. L’adresse donne un lieu remarquable ou un établissement, la sécurité sociale pour nous, puis la direction à prendre à partir de là, à 75 varas à l’ouest. Nous avons trouvé en demandant 2 fois, sans perdre le nord.

   
Notre habituel tour dans le centre historique nous mène au parc central et à l’église où a lieu en ce moment une cérémonie en hommage aux nouveaux diplômés des grandes écoles.                                                 

En plus des désastres causés par les conflits la ville a durement souffert lors du passage de l’ouragan Mitch en 1998.

La région vit de l’élevage du bétail et de la culture du tabac depuis le début des années 60. Des cubains fuyant la révolution se sont réfugiés là et ont amenés les graines de cette plante. Plusieurs fabriques de cigares sont implantées et le produit se classerait dans les meilleurs du monde. Nous voulions en visiter une, mais il faut réserver la veille.

Nous tentons en vain la recherche d’un atelier pour colmater un impact sur le pare-brise, mais cela n’existe pas ici.

Toujours par une route montagneuse nous progressons au milieu d’exploitations agricoles et de forêts dont l’environnement nous apporte un peu de fraîcheur.

Nous atteignons Somoto, petite ville perchée. La cathédrale face au parc date de 1661 est une des plus anciennes du pays. Nous parcourons les rues tranquilles à la recherche d’un atelier de rosquillas, spécialité somoteña. Il s’agit d’un biscuit sec à base de farine de maïs en forme d’anneau ou plat et recouvert de miel de canne.

             
Somoto est aussi connu pour son carnaval en novembre où se produisent d’excellentes formations et ses corridas organisées à la Plaza de los Toros.
En fin de journée, nous nous rendons au canyon de Somoto, une faille géologique de 4,7 km de long. Les falaises dépassant 100m de hauteur abrite le rio Coco qui se jette ensuite dans la mer des Caraïbes. Nous prenons rendez-vous avec un guide, Luis, pour demain 8h et passons la nuit devant le poste d’informations.

Vendredi 25

La pluie des derniers jours et de cette nuit a fait monter le niveau du fleuve, l’excursion est possible partiellement avec traversée du fleuve à la nage. Nous renonçons, Louis a la crève et l’eau est plutôt froide.

Une étape à Ocotal, petite ville de 32.000 h. Nous découvrons son parc bien entretenu et joliment aménagé et arboré de plantes tropicales et l’église Nuestra Señora de la Asuncion.
Nous liquidons les derniers cordobas au marché et nous dirigeons vers la frontière.
Plus de photos dans la sous-page ci-après :
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