NICARAGUA 2014‎ > ‎

01.Nicaragua du 1er au 06.09.2014

Lundi 1er septembre

 Nous mettons un peu plus de 2 heures pour les formalités de sortie du Costa Rica (taxe 8U$ par pers.) et entrée au Nicaragua moyennant 34U$ (fumigation , taxe municipale, immigration, péage) plus 12U$ d’assurance pour un mois.

Après tous ses tracas de paperasserie dans de nombreux bureaux, nous déjeunons sur place pour 4€ avant de prendre la direction de la côte pacifique en longeant le lac Nicaragua pendant quelques kilomètres. Un cavalier poursuit une vache qui franchit le talus d’un bond, nous l’évitons de justesse au moment où elle voulait nous faire la bise.

 A San Juan del Sur, nous stationnons près du port de plaisance, côté sud de la baie.

Nous partons en repérage dans cette petite ville entourée de collines, dont le tourisme et la pêche sont les ressources les plus importantes. Toutes les activités liées aux loisirs en mer sont proposées et des paquebots font escale en haute saison.
Au bout de la costanera, nous rencontrons Silvana et Jonathan sur la route depuis plus d’un an avec leurs compagnes à quatre pattes Dolly et Kiwi.

 Mardi 2 septembre

Nous faisons une balade sur la plage et croisons une mamie sportive. Elle fait son footing en promenant ses chiens et un perroquet.

Premier retrait en monnaie locale : 34,20 cordobas pour 1 €.

Nous explorons ensuite le marché pour des produits frais que nous payons au tarif touriste, puis achetons un beau pain de campagne à Pan de Vida.L’après-midi nous reprenons le blablabla avec nos nouveaux copains voyageurs, échangeons des informations puis arrosons notre rencontre après dîner avec un excellent Viejo Flor de Caña.

Mercredi 3 septembre

La matinée est réservée au tri des photos et à la mise à jour du site. Nous quittons San Juan en début d’après-midi.

Nous faisons quelques courses au supermarché de Rivas où les prix sont inférieurs à ceux du Costa Rica puis continuons jusqu’à San Jorge.

Nous nous posons sur la plage du lac Nicaragua, l’endroit bien ventilé présage d’une nuit tempérée. Vers 9h, la police débarque et contrôle les documents du véhicule. Sur leurs conseils nous déménageons près de l’entrée du port surveillée pour ne pas risquer d’être importunés.

Jeudi 4 septembre

Le premier ferry affiche complet. Le suivant, d’une autre compagnie, part à 9h30 mais nous ne sommes pas d’accord sur le tarif demandé. Nous attendons l’ouverture de la 3ème agence lorsque le capitaine du Rey de Cocigalpa envoie un de ses marins nous chercher avec un prix bradé (lastminute).

Nous débarquons à San José sur l’île d’Ometepe après un peu plus d’une heure de traversée confortable.
Le lac Nicaragua, le plus grand d’Amérique Centrale, couvre une superficie de 8157 km2, 13 rivières se jettent dans ses eaux peuplées par diverses espèces dont le requin d’eau douce, unique au monde.

L’île est composée de deux volcans, le Concepcion (1610m) encore actif sur la partie la plus étendue et le Maderas (1340m) plus au sud dont le cratère renferme un lac.

Des fermes élèvent du bétail et cultivent du riz, des haricots, du maïs et du blé sur leurs flancs.

Nous roulons jusqu’à San Ramon, les dix derniers kilomètres par une horrible piste défoncée et trouvons un emplacement idéal près de l’eau.

Nous avons la visite d’un jeune garçon Leandro, nous l’invitons à monter et lui offrons un rafraîchissement et des bonbons. Il fait preuve d’une bonne éducation et nous quitte en nous remerciant, « con mucho gusto, fue un placer de conocerlos ».
Nous partons en balade dans le bourg dont les environs reflètent la pauvreté.
Facilement nous échangeons quelques paroles avec les gens et les enfants très souriants.

 Vendredi 5 septembre

 Nous choisissons de monter au Salto San Ramon à pied (env.1h30) bien qu’il soit possible de faire les 2/3 en véhicule. 

                           
          Situé à 500 m d’altitude, ce site fait partie d’une propriété privée transformée en hébergement écolo. La cascade haute de 57 m, en voile de mariée, n’est pas abondante cette année. El Niño serait responsable du manque de pluie comme un peu partout. L’eau assez fraîche est bienvenue après la dernière montée un peu escarpée.

Au retour, des singes hurleurs attirent notre attention dans la partie boisée. Ils sont beaucoup plus petits que ceux que nous avons vus ailleurs.

Leandro nous rejoint au moment où nous finissons notre repas, il profite du dessert. Agé de 9 ans, sa maturité nous épate.

 Après le plein d’eau, nous reprenons la piste pour rejoindre la grande route et faire le tour de l’île. Arrivés à Altagracia, la ville plus importante, rien ne nous retient et nous demandons la direction à prendre pour continuer. Il n’y a que des chemins en mauvais état nous dit-on. Nous faisons donc demi-tour vers l’autre côté du lac et arrivons à la tombée de la nuit au sentier qui mène à Punta Jesus Maria.

Nous croisons Roxane et Tomy, en provenance du Québec, ils voyagent en voiture avec leur chat.

 Samedi 6 septembre

 Au réveil, nous découvrons notre bivouac, sur une langue de sable.

Nous faisons quelques pas à travers des nuages de moucherons et décidons de nous rendre à Moyogalpa. Grâce au doigté du conducteur, le demi tour sur cette partie étroite dans du sable mou ne constitue aucune difficulté (4x4 recommandé).

Le petit port et ses nombreux hébergements font de cette petite ville une bonne base d’exploration de l’île pour beaucoup de voyageurs. La visite du bourg assez plaisant ne nous prend pas beaucoup de temps.

Nous nous renseignons sur les horaires et prenons le ferry de 12h30, nous y retrouvons Roxane et Tomy et ferons la traversée ensemble.

Pour les futurs voyageurs, à notre avis, compte tenu du coût du trajet, des taxes portuaires, municipales et autres, il est plus économique de s’y rendre pour la journée et de prendre un tour opérateur pour la visite des principaux sites.

Par une belle route, nous atteignons Catarina et nous garons sur le parking du mirador.

Quelques pas et le belvédère nous offre un magnifique panorama sur le Lago Apoyo. Ce grand lac de cratère de 6km de diamètre, profond de plus de 200m, entouré de hautes parois boisées est classé réserve naturelle. Nous effectuons une petite balade sur le sentier puis restons sur un banc scotchés par la vue qui s’étend jusqu’à la ville de Granada et au lac Nicaragua.
 
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