18. Mexique du 17.04 au 03.05.2015

 
Vendredi 17 au dimanche 26 avril  

Nous roulons jusqu’à Tolopobampo pour prendre le prochain ferry lorsque nous sommes arrêtés par la police au même endroit que l’autre jour, mais là il y a erreur quelque part. Nous passons à 64 km/h pour 60 autorisés et le policier prétend que nous sommes à 74. Louis conteste et peut prouver à l’aide de l’ordi la vitesse enregistrée par le GPS. Le policier n’a plus d’argument pour nous extorquer une collaboration et nous laisse partir. A quelques kilomètres de là, nous sommes à nouveau arrêtés et accusés de ne pas respecter la limitation à 40 alors que nous n’avons pas encore atteint le panneau. En agglomération, la loi oblige à rouler à moins de 40 en ville. Où est la localité traversée ? Nouvelle discussion, menacés d’amende nous devons suivre le policier pour la régler. Nous le laissons partir et rentrons au port, affaire classée sans poursuites.

Le California Star de la Cie Bajaferries largue les amarres avec plus d’une heure de retard, cela ne nous dérange pas, nous sommes confortablement installés en cabine après un dîner tardif au restaurant du bord, pour 7 heures de traversée vers la péninsule de Baja California.


A l’arrivée un peu après 8 heures au port de Pichilingue, les chauffeurs amènent les véhicules au contrôle militaire et à la fumigation, pendant que les passagers se présentent aux services d’immigration.

 
Je n’ai sur moi qu’une photocopie du passeport, nous sommes toujours au Mexique j’ai donc laissé l’original dans la casita. L’agent m’accompagne au point de rendez-vous avec nos conjoints, il finit par s’impatienter et m’autorise à quitter le port.

Un premier arrêt le temps d’un petit déjeuner et nous sommes déjà émerveillés par la couleur des eaux de la Mer de Cortez.

Nous allons vers La Paz, 180.000 habitants, puis longeons le superbe malecon (croisette) bordé par les marinas, les restaurants et boutiques branchées.

La ville a connu une industrie perlière importante jusqu’à la révolution.

Quelques courses dans un supermarché et nous prenons la direction de la Ventana, où nous trouvons un bivouac au ras de l’eau dans un superbe cadre.

Ainsi commence le tour de la pointe de la péninsule, avec une deuxième halte à Los Barriles, à l’écart du village.
Le premier après-midi fut besogneux, Gabriel n'a pas résisté à l'envie de rouler dans le sable mou et nous avons dû manier pelles et plaques pour l’aider. Pour la peine, Anne-Marie nous prépare l’apéritif accompagné de délicieux toasts aux rillettes.
A Los Frailes, nous rencontrons Elodie et Alain en voyage depuis 2011 à bord de leur camping-car américain.

La baignade, la plongée avec masque et tuba, la pêche pour certains occupent notre temps.

Ici, il y a aussi les raies qui font leur numéro, sauts ou pirouettes et un splash bien sonore lorsqu’elles retombent.

Les journées passent très vite, on est trop bien ! Tout juste le temps du blabla, échanges d’infos et le pot des voyageurs.


Une nuit passée à 2 km de San José del Cabo ne nous laissera pas un grand souvenir. Pueblo Playa est en chantier, sans charme et lieu de rendez-vous nocturnes des assoiffés de bières et de décibels.
Nous traversons San José et choisissons la belle Playa Santa Maria pour la journée et le bivouac, une nuit bien au calme tous seuls puisque nos compagnons de route décident d’activer un peu leur programme.



Cette portion de littoral, désertique il y a quelques années et d’une beauté spectaculaire, est désormais bétonnée par des complexes hôteliers, des grandes enseignes américaines et autres résidences, il y a également pléthore de terrains de golf.

A Cabo San Lucas, station sous influence américaine, nous prenons une panga (barque) à fond de verre pour une balade d’une heure jusqu’à la pointe de la péninsule « la finisterra ».Nous passons au dessus de la faille de San Andres profonde, à cet endroit, de 800 m puis longeons la playa del Amor,

El Arco où se prélassent les lions de mer

et contournons l’ultime rocher où la mer de Cortez et l’océan Pacifique se réunissent.
Côté Pacifique, la playa del Divorcio attire les touristes pour la plongée ou la bronzette.

Nous faisons un tour sur les quais de la marina envahis par les croisiéristes de paquebots ou de gros yatchs de luxe, inondés d’offres de tours-opérateurs et autres racoleurs.

Un groupe de voladores exécute une exhibition, le traditionnel rite des Totonaques. Depuis le très haut sommet d’un mât, 4 hommes assis sur une plateforme enroulent la corde à laquelle ils sont attachés, un 5ème joue du chirimia. Lorsque la musique s’arrête les voladores se jettent en arrière en tournant gracieusement jusqu’au sol où un autre recueille les dons des spectateurs.

            

Il n’y a pas de vidéo suite à un bug de l’opérateur, dommage.

Nous continuons ce tour vers Todos Santos, Pueblo Magico, poussiéreux sans doute à cause de nombreux travaux dans presque toute la ville, ancien centre florissant dans l’industrie sucrière. Nous apercevons les ruines d’un ancien moulin à sucre, la place et la rue principale avec ses restos, galeries d’art et agences immobilières.




Nous faisons le détour jusqu’à la plage mais rien ne nous retient.



Nous repartons en direction d’El Tocolote au nord de la Paz où nous avons la surprise de retrouver Anne-Marie et Gabriel là jusqu’à demain matin.
Face à l’île Espiritu Santo et ses falaises roses, l’endroit est très plaisant, le coucher de soleil sublime.

Vers midi, les Paceños débarquent et installent tables, sièges, parasols, barbecues et glacières.

La bière coule à flot en attendant la cuisson des grillades dans une ambiance sympathique ou la morosité n’a pas sa place.
Nos voisins nous offrent deux belles tranches de sandia (pastèque), ils viennent tous les dimanches avec leur famille.

Plus tard, à nouveau seuls, nous passons une nuit tranquille.

Lundi 27

Nous avons pris contact en France pour commander des pièces pour le camion et avons besoin d’une connexion pour savoir où nous en sommes. Pour l’instant pas de courrier de ce côté-là, nous nous occupons donc de proroger notre assurance d’un mois. En attendant la nouvelle attestation, nous stationnons dans un quartier tranquille pour y déjeuner lorsque nous apercevons un policier, qui est en fait une policière que nous appelons señor, dont l’intention est de nous verbaliser parce que nous sommes du mauvais côté. Cela commence à bien faire !

Avec une mauvaise foi évidente, "il n’y a pas de panneau, en France la réglementation est différente, etc etc…" on s’en sort bien et on change aussitôt de place.

L’après-midi, après quelques emplettes chez Auto-zone, nous roulons jusqu’à Ciudad Constitution à travers des collines semi-désertiques puis une grande plaine « Llano de Magdalena ».


Mardi 28

Nous nous réveillons dans un épais brouillard avec seulement 15°2.
Louis passe une partie de la matinée au cyber, sans réponse de son fournisseur, il en cherche un autre. J’en profite pour lorgner les salons de coiffure du coin et finis par entrer dans celui qui me paraît propre et moderne. Comme souvent, sans shampoing, juste quelques pschitts au vaporisateur, la coupe dure une dizaine de minutes et me coûte 3€.

Dans l’après-midi, toujours dans la sécheresse de la plaine puis du relief (370m) nous nous rapprochons de la côte et dès la descente apercevons des baies aux eaux superbes entourées de falaises.

Nous nous posons à Puerto Escondido, face aux îles protégées Monserrat, Catalina, Danzante et del Carmen.

Du mercredi 29 au dimanche 3

Nous pénétrons dans l’enceinte de la marina, le stationnement, l’eau, les toilettes et la piscine (une faveur d’Ulyses) pour 2€ par jour, accès à la laverie automatique en plus.

Louis va squatter l’atelier mécanique, Elvin le proprio lui prête, contre une poignée de pesos, tous les outils dont il a besoin pour changer les croisillons, aidé par son nouveau copain Roy, un américain rencontré hier.

La maintenance technique se poursuit et nous vaut beaucoup de visites de plaisanciers américains ancrés dans la baie, une occasion de se remettre à l’anglais.

Durant 2 jours, une manifestation conviviale est organisée par le port avec barbecue et animation, ainsi qu’un vide-bateaux.

Nous faisons également la connaissance de Mary, une américaine voyageant seule avec son mini-van. A court de batterie après avoir passé la nuit à côté de nous, nous la dépannons avec nos câbles de démarrage.

 

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