17. Mexique du 08 au 15.04.2015

 

Mercredi 8 à vendredi 10 avril 




Après 3 jours de farniente, nous faisons route vers le nord.



Nous traversons des vallées fertiles et des grandes étendues de cultures céréalières, maïs, blé, sorgho et riz. L’élevage bovin est assez intense également.

A la Réforma, petite station balnéaire, nous passons la nuit sur la plage et en profitons pour acheter du poisson (frais pas celui qui sèche) le lendemain matin.


Lors d’un détour par Topolobampo pour nous renseigner sur la traversée en ferry vers la Baja California, nous sommes verbalisés pour excès de vitesse. 



magasin en plein air


Après avoir passé la nuit à Playa El Marivi, nous traversons Los Mochis puis nous installons à Hoyanco, la gare de la charmante bourgade coloniale El Fuerte, où nous laissons Gabi pour quelques jours.


Du samedi 11 au jeudi 16 

Une formidable parenthèse que nous partageons avec Anne-Marie et Gabriel, un voyage inoubliable dans la Sierra Tarahumara et la Barranca del Cobre.





Nous embarquons à bord de l’unique train de voyageurs au Mexique, El Chepe, initiales de Chihuahua et Pacifico, en primera express (1ère classe). Ce magnifique trajet ferroviaire d’une longueur de 653 km (Los Mochis/Chihuahua) passe par 37 ponts et 86 tunnels, une excursion à travers des paysages sauvages d’une beauté exceptionnelle.


Il longe les bords de profonds canyons puis effectue un zigzag pour s’élever au-dessus de Temoris où l’on découvre à nouveau les forêts de conifères.

Un arrêt de 15 minutes à El Divisadero offre un premier aperçu de cet ensemble grandiose de gorges dans la Sierra Madre Occidentale.

Environ 60.000 Raramuris « les pieds qui volent » dans leur langage, rebaptisés Tarahumaras par les Espagnols, vivent dans l’isolement, se nourrissant essentiellement de tortillas de maïs, de pommes de terre et de haricots. Le 1er dimanche de mars le Copper Canyon Ultramarathon, plus de 70 km, rassemble les coureurs raramuris en sandales, jupes longues pour les femmes et jupettes pour les hommes.

Ce parcours émaillé de quelques gares, permet aux femmes vêtues de jupes et de corsages colorés, chaussées de sandales fabriquées avec des pneus et des lanières de cuir, portant souvent un bébé sur le dos, de proposer des superbes paniers.


Nous arrivons à Creel en milieu d’après-midi à 2330 m d'altitude, porte d’entrée du canyon, aux allures de village alpin avec ses constructions en rondins, nous logeons à l’hôtel Los Pinos. 

Dimanche, la surprise est de taille, nous nous réveillons sous la neige. Une chute abondante qui cessera vers 17 h incroyable à cette date d’après les locaux, nous reportons notre excursion au lendemain.

Lundi 13

Samuel notre chauffeur-guide nous conduira vers les villages et les divers sites, sous un ciel magnifique dans un décor rendu invraisemblable par la neige.




Les Tarahumaras habitent le canyon, certains vivent dans des grottes de façon ancestrale et se déplacent en fonction des saisons. Comme beaucoup d’autres groupes indigènes du pays, ils vivent de quelques cultures et de l’artisanat créé à partir de l’argile, le bois, les textiles.

Nous traversons el Valle de los Hongos, el valle de las Ranas où l’érosion a donné des formes de champignons et de grenouilles aux formations rocheuses puis arrivons à la Mission de San Ignacio construite au 17ème siècle. C’est maintenant l’église des Tarahumaras qui assistent à l’office assis par terre.

          
Nous atteignons ensuite un autre site naturel, El Valle de los Monjes où les rochers évoquent des silhouettes de moines.
Quelques kilomètres plus loin, nous découvrons, accompagnés d’un jeune guide sourd-muet, la Cascade de Cusarare, haute de 40 m, la chute est surtout spectaculaire pendant la saison des pluies.

Une roche en forme d’éléphant indique la proximité du lago de Arareko en forme de fer à cheval où les canards américains hibernent.

Nous pique-niquons dans ce cadre paisible aux bords des eaux tranquilles.

Mardi 14

Samuel, chauffeur-guide nous amène à Batopilas.




Une route goudronnée depuis 2 ans mais déjà endommagée par endroits par les chutes de pierres, s’accroche au flanc de la montagne laissant découvrir un splendide parcours de ravins et canyons, de paysages semi-désertiques et d’immenses forêts.

Une impressionnante descente d’un climat montagnard à un climat tropical, nous mène dans cette bourgade (440m) de terre rouge où la végétation se résume à quelques palmiers, bananiers et cactus candélabres.

Enclavé dans la sierra, son centre colonial lui a valu l’appellation Pueblo Magico et son petit musée « Entraña de Plata » entraille d’argent, relate en photos réalisées par Mussy, un photographe français, la belle époque de l’exploitation de mines.


A 8 kilomètres de là, on découvre la cathédrale perdue, Mision de Satevo, ancienne église jésuite du 17è, dont l’intérieur est très sobre.


Nous logeons à l’hôtel Casa Real de Minas, une ancienne maison coloniale pleine de charme, les chambres entourent un patio et 2 salons décorés d’antiquités et de photos anciennes racontent l’histoire de Batopilas.

              

Mercredi 15

De Creel nous revenons en bus à El Divisadero. Roy sera notre 3ème chauffeur-guide et notre hébergeur.


Avec lui, nous parcourons les divers miradors dominant cette étendue de merveilles naturelles. Las Barrancas del Cobre couvrent une superficie de 59 545 kilomètres carrés, plus long et plus profond que le Grand Canyon d’Arizona.


Au départ d’Areponapuchi, une petite randonnée, par un sentier jalonné de points de vue jusqu’à la Ventana, nous offre des images à couper le souffle avec un aperçu sur le canyon d’Urique, le plus profond au bord du fleuve du même nom.

Jeudi 16

Comme on ne se lasse jamais, encore quelques miradors, el Puente Colgante,



puis nous retournons à la gare d’El Divisadero, également petit marché d’artisanat et espace de restauration.
C'est un crève-coeur de voir de nombreux enfants travailler, dont certains très, très jeunes.

 Nous déjeunons de gorditas, galettes de maïs fourrées au fromage, à la viande ou aux nopales (cactus) cuitent sur des fourneaux à bois puis montons dans le train, classe économique pour le retour à El Fuerte.






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