15. Mexique du 27 au 31.03.2015

Vendredi 27

 mars

Un quart d’heure de marche pour atteindre l’arrêt de bus où nous poireautons presque une heure sans jamais apercevoir le 258 alors que toutes les personnes interrogées nous confirment cette ligne. Nous marchons un peu et recommençons à l’arrêt suivant au-delà d’un carrefour et enfin nous voilà partis. Notre bon chauffeur se fait verbaliser par la police un peu plus loin, un bon quart d’heure de plus ajouté à la durée du trajet nous débarquons près du centre historique il est presque midi. Guadalajara 2ème ville du pays compte près de 5 millions d’habitants. Comme toujours, le circuit commence par le cœur du quartier historique, l’église de la Merced, 


            

le Palacio Municipal,


la Cathédrale.

            

Nous visitons un peu plus longuement le Palacio de Gobernio où siège le gouvernement de l’état de Jalisco dont 
Guadalajara est la capitale.
 

A l’intérieur, un immense portrait de Miguel Hidalgo brandissant une torche pour éclairer symboliquement le chemin à la foule écrasée par les préoccupations de l’époque, communisme, fascisme et religion. José Clemente Orozco a peint cette fresque d’environ 400m2 en 1937.

Derrière la belle façade de ce palais, on découvre aussi des patios, l’ex-salle du Congrès et un petit musée.


En continuant, nous passons devant le théâtre Degollado,



le temple San Agustin, l’église San Juan de Dios et le marché Libertad où sur 3 étages on trouve toutes sortes de marchandises et des comedores y cantinas.


Entre ces monuments quatre agréables places aménagées se succèdent.

 
Il y a également la Plazuela des Mariachis, dont Guadalajara est le berceau.

 Le soir ils attendent des engagements à 100 pesos la chanson, moulés dans leur costume, pantalon noir et veste courte brodés, bottes à talons et sombrero.



Nous traversons une zone de grands centres commerciaux de bijoux, le plus grand abrite 2148 négoces.

Nous terminons par la visite de l’Instituto Cultural Cabañas, inscrit au Patrimoine mondial de l’Unesco, l’édifice fondé par Don Juan Ruiz de Cabañas a servi d’orphelinat jusqu’en 1980. Guidé par Ruben, nous découvrons les 23 patios et la chapelle aux 53 peintures (2 ans de labeur) de J.C. Clemente. Les explications de Ruben nous permettent de déceler des effets d’optique inimaginables, bel exemple de technicité.


Tout au long de la visite qui s’achève par une expo contemporaine, nous écoutons avec plaisir ses anecdotes et légendes.


Louis en profite pour s'offrir une nouvelle voiture

En fin d’après-midi nous nous rapprochons du départ du bus pour un retour avec changement, il faut mieux avoir de la marge surtout en fin de semaine.

dimanche 29 mars 2015

Nous nous apprêtons à quitter les lieux mais la réception est fermée. Apparemment le gérant ne vient pas le dimanche, il ne nous a rien dit hier soir alors qu’on lui signalait notre départ et nous n’avons pas payé.

Nous pensions nous rendre à Tlaquepaque à 20 km, banlieue huppée dont le centre d’époque coloniale est joliment mis en valeur, l’artisanat propose de très belles pièces originales de créateurs, de nombreuses galeries d’art sont aussi présentes.

Nous passons donc ce dimanche à écrire ces dernières journées !

Lundi 30 mars et mardi 31

Nous quittons San José del Tejo dès l’ouverture de la réception c’est-à-dire à 10 h.

Par le périphérique nord nous rejoignons la route de Zacatecas et retrouvons des paysages montagneux.



Le trajet fait yoyo entre 1200 et 1800 m, avec quelques plateaux de temps en temps. L’élevage est une importante ressource ainsi que des cultures de maïs, d’agaves pour la fabrication du mezcal et de toutes variétés de cactus.





Nous passons au palier supérieur et atteignons 2416m à destination. Nous cherchons un parc à l’entrée de la ville mais ne pouvons y stationner en raison d’un concert. Après une tentative vers le centre, la circulation et les rues étroites nous poussent à revenir sur nos pas, sur le parking d’un supermarché repéré avant.


Nous y passons une nuit tranquille et y laissons le véhicule pour aller en bus faire la visite de cette ville de 120.000 habitants, capitale de l’Etat du même nom. Inscrite au Patrimoine Mondial par l’Unesco, riche cité de l’argent, les Zacatecos exploitaient les mines locales avant l’arrivée des Espagnols. Lorsque ces derniers commencent l’extraction des milliers d’esclaves travaillent dans des conditions inhumaines. Au 19ème siècle, l’instabilité politique entraîne une baisse de production, puis interrompue par la Révolution.

Après la Révolution, la ville continue à prospérer et la mine El Bote est toujours productive.

Nous nous dirigeons vers l’office de tourisme lorsque nous sommes abordés par Rosario.



Nous bavardons un peu, jeune retraitée, elle voyage beaucoup, est même allée à Paris et nous invite à passer la voir à Culiacan.

Du Cerro del Grillo un téléphérique permet de rallier le Cerro de la Bufa, la vue est magnifique lorsque nous survolons la ville.



Au sommet de cette colline, un petit musée commémore la bataille remportée par la Division del Norte menée par Francisco "Pancho" Villa en 1914 face à 12000 soldats du président Huerta.


Sur la place, trois statues représentent les vainqueurs de la bataille Villa, Angeles et Natera sur leurs destriers.

La Capilla de la Virgen des Patrocinio, dédiée à la sainte patronne des mineurs, à l’intérieur la vierge est réputée miraculeuse.
Nous revenons dans le centre très animé en cette période (semana santa), un festival culturel a lieu du 27 mars au 10 avril. Le programme est grandiose, des concerts gratuits tous les soirs dans plusieurs places de la ville, du théâtre, de la danse, du folklore, des expositions, en tout plus de 500 manifestations avec la participation de 2300 artistes du Mexique et du reste du monde. Le 1er avril, une table ronde Charlie Hebdo sera animée par plusieurs caricaturistes,

suivie le 3 par une conférence : la caricatura contestataria en Francia.





La cathédrale de grès rose dont la façade est entièrement sculptée, un ange portant un tabernacle, le Christ, puis Dieu au dessus, les 12 apôtres et la Vierge, date de 1752.


Le Palacio de Gobierno sur le côté de la Plaza des Armas disparaît presque derrière la scène.

Le Templo de Santo Domingo construit par les jésuites possède deux beaux autels dorés.



Plus au sud, bâti par des moines augustins au 17è, l’ex-Templo San Agustin héberge maintenant des expositions, en ce moment celle du sculpteur Sebastian.



Encore des églises, des musées, des beaux bâtiments, des marchés, des rues, des ruelles et callejons, encore une belle ville coloniale que nous quittons en fin d’après-midi.

Nous passons le Tropique du Cancer, le monument en forme de globe est assez défraîchi.


            

Nous roulons jusqu’à El Sauz, petite localité sur la route de Durango. Comme d’habitude, nous demandons si nous pouvons passer la nuit sans déranger ou déplaire. Il faut demander au chef de la communauté que nous ne trouvons pas, nous restons quand même.


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