14. Mexique du 19 au 26.03.2015

Jeudi 19 mars

Nous arrivons à Jalpan en cours d’après-midi. Nous faisons faire le graissage du camion avant de nous rendre dans le quartier historique de cette petite ville. 

Nous y découvrons la première mission bâtie aussi par le frère Junipero Serra et d’autres missionnaires franciscains, également magnifique, témoignage d’un travail architectural remarquable.
Des pélerins arrivent peu après nous, accueillis par un prêtre, ils assistent ensuite à un office.
Comme de nombreux oiseaux nous squattons la place pour la nuit et sommes agressés par leurs piaillements continus.

Vendredi 20

Avant notre départ, nous assistons à une parade de jeunes enfants à l’occasion de l’arrivée du printemps.
Toujours par une route très sinueuse nous continuons jusqu’à Pinal de Amoles (2641m)





puis prenons une piste très abrupte dans la forêt pour arriver à une petite communauté, des enfants viennent aussitôt proposer leurs services, guide ou gardiennage du véhicule. Si l’on ne prend pas cette offre, des rayures pourraient apparaître sur la carrosserie (sales gosses).

Une ascension d’une demi-heure nous amène au mirador Cuatro Palos. 

De là, la vue panoramique sur la Sierra Gorda est époustouflante, on aperçoit même la mission de Bucareli et le tortueux chemin de terre qui y conduit.



Nous n’avons pas de carte détaillée pour toute cette zone et devons demander plusieurs fois (absence de panneaux) le site suivant. 

Une piste poussiéreuse mais en assez bon état descend fort vers un hameau.
Une dame nous donne les explications qui permettent d’atteindre le canyon El Paraiso, à la sortie du village, remontez la rivière sur quelques mètres puis prenez la petite route à droite. Le chemin est de plus en plus étroit avec quelques passages serrés entre la falaise et les arbres. Nous arrivons à un autre gué, un jeune garçon montre à Louis où il faut traverser la rivière. La hauteur d’eau ne pose aucun problème par contre la sortie en montée est très ensablée, nous renonçons. 

Nous passons la nuit sur place.

Samedi 21

Par une passerelle piétonne nous atteignons l’autre rive et partons découvrir le canyon, petite balade agréable.

Un paysan occupé à vérifier ses cultures, nous montre qu’il sème du maïs, des haricots et des cacahuètes dans le même sillon.
Nous reprenons la côte infernale et retrouvons l’asphalte avec plaisir.

Un arrêt est prévu à Bernal, village pittoresque dont l’attrait principal est une aiguille rocheuse de 350m de hauteur, 3ème plus grand monolithe du monde.
A chaque équinoxe de printemps, donc aujourd’hui, des milliers de Mexicains affluent vers ce rocher dont les vertus permettent de s’imprégner de vitalité. Il nous est impossible de nous approcher à cause des bus garés un peu partout mais de loin nous nous chargeons d’énergie positive, en prenons pour vous, il vous suffit de passer le doigt sur la photo…

Dans ce coin, il n’y a pas que le rocher qui attire les foules, à quelques kilomètres, les Caves Freixenet font aussi le plein à en croire la présence de bus et voitures sur le parking. Des visites gratuites sont proposées pour assister à la fabrication d’une boisson « estilo metodo champenoise ». Nous avons d’ailleurs aperçu quelques vignobles sur la ruta del queso y vino.

Nous préférons aller découvrir Tequisquiapan, agréable et jolie petite ville, appréciée pour ses sources thermales, mais aussi pour ses rues bordées d’édifices colorés.




Nous ne résistons pas et entrons dans une fromagerie, « la vaca feliz ». Le patron parle un peu français, il nous fait goûter plusieurs produits aux noms évocateurs de fromages français. Nous optons pour un chèvre et un brebis, plus cher que le fromage fermier de Mme Montauban à Argelès-Gazost, il nous offre gentiment 2 sachets de biscuits maison.

Dimanche 22

Nous avions déjà visité Quérétaro, nous ferons juste une halte au supermarché Mega puis cap à l’ouest, une grande étape nous attend. Entre 1800 et 1600 m, notre route passe par un plateau aux paysages variés.Des cultures céréalières et maraichères, des élevages porcins (et là çà ne sent pas la fleur d’oranger) et avicoles laissent la place aux champs d’agaves, nous entrons dans l’état de Jalisco et dans la région de production de la téquila.


En fin de journée, après avoir avalé 430 km, nous arrivons à Ajijic, où nous trouvons un bivouac bucolique à l’extrémité du lago Chapala.
Il s’agit du plus grand lac naturel du pays, entouré de montagnes, le site est magnifique.
Un agréable malecon nous permet de nous rendre dans ce joli village fleuri aux rues pavées bordées de maisons colorées.


Cet endroit attire beaucoup de retraités américains et canadiens ce qui fait que l’on entend plus parler anglais qu’espagnol autour de la place centrale.
clin d'oeil
Le nombre d’agences immobilières est effarant.

L’endroit très plaisant et calme nous retient jusqu’au mercredi.

Mercredi 25



Nous roulons jusqu’à Tequila, village connu dans le monde entier par le célèbre breuvage du même nom. Dans le milieu des années 1550, les espagnols cultivent l’agave bleu dans le Jalisco mais la tequila devient populaire après la révolution mexicaine lorsque Jose Cuervo met la première bouteille en vente au public.


Tequila peut se visiter à bord de véhicules en forme de tonneaux qui terminent leur périple dans une des distilleries les plus réputées Cuervo et Sauza parmi les 18 de cette localité, Pueblo Magico.
Plusieurs excursions sont également proposées dans des productions alentours.


Jeudi 26


Suivant les conseils de Catherine, nous nous arrêtons à Amatitan pour visiter la plus ancienne distillerie, l’Hacienda San José del Refugio, Casa Herradura.
Plusieurs groupes ont déjà réservé et nous devons attendre midi pour un tour guidé par Mercedes.
L’agave est cultivé avant que les jimadores le débarrassent de ses feuilles épineuses pour en récolter le cœur appelé piña pouvant peser plus de 100 kg, il faut 6 kg pour 1 litre de tequila.
Les piñas sont ensuite passées dans des fours et cuites pendant 26 heures. La pulpe déchiquetée et pressée donne un liquide versé dans des cuves à fermentation, l’aguamiel qui est distillé en 3 phases.



La législation permet jusqu’à 49 pour cent d’ajout de sucres d’autres végétaux, ici la fabrication est 100 pour cent agave de leurs propres cultures. Environ 1000 salariés oeuvrent pour l’entreprise dont un peu plus de la moitié dans les champs.
Il existe la téquila blanche utilisée essentiellement pour les cocktails, la reposado vieillie entre 2 et 11 mois en fût de chêne, l’añejo au moins un an en fût et l’extra añejo au moins 3 ans.

La fabrication se fait dans la partie moderne mais la visite passe aussi par la partie ancienne, bien conservée et pleine de charme avec sa cour ombragée, sa belle bibliothèque, ses vieux alambics, pressoirs et cuves.


Précisons qu'en espagnol téquila est du genre masculin donc el tequila.

La production actuelle permet le remplissage de 15000 bouteilles par jour. Un passage à la boutique après dégustation clôture cette visite à 150 pesos par personne.

Nous déjeunons sur le parking et partons à Guadalajara.
Un trailer-park en banlieue, au sud de la ville nous accueille en fin d’après-midi. Dans un cadre de verdure agréable, le complexe San José de Tejo Resort semble n’avoir pas connu d’entretien depuis bien longtemps, voire jamais, comme beaucoup d’établissements dont les tarifs élevés sont injustifiés.


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