12. Mexique du 03 au 10.03.2015

Mardi 3 mars

Nous nous installons au trailer-park San Miguel pour quatre jours. C’est le mieux équipé et entretenu de tous ceux que l’on a fréquentés au Mexique à ce jour, à quelques pas du centre historique.
San Miguel de Allende est une ville coloniale superbe. A 1850 m d’altitude, ses rues pavées bordées de maisons colorées, son architecture, sa luminosité en font une destination pleine de charme.
Son élégance se retrouve aussi dans les commerces, hôtels, restaurants, galeries d’art, artisanat, brocantes, antiquités et autres.

Il y fait beau le jour et les nuits sont fraîches. Les touristes envahissent les lieux pendant la saison estivale, San Miguel est également peuplée de "gringos" qui viennent profiter de la douceur d’y vivre toute l’année. Beaucoup possèdent une maison et le prix du m2 s’est envolé, le reste aussi.

Un marché quotidien permet de s’approvisionner en fruits et légumes et autres denrées, il y en a même un bio chaque samedi. Catherine nous a indiqué une boulangerie française, le pain et la viennoiserie sont un délice.

Nous avons également craqué pour un chocolat chaud avec des churros à la pastelleria San Agustin, propriété de Margarita Gralia, une actrice Mexicaine d'origine Argentine.

Sur la place, la maison natale d’Ignacio Allende né en 1779, partisan de l’Indépendance du Mexique, est devenue le museo historico de San Miguel. La ville a été rebaptisée en 1826 lorsqu’il fut proclamé martyr.

Commencée en 1578, la Parroquia de San Miguel Arcangel fut remanié plusieurs fois. A la fin du 19ème Zeferino Gutierrez, un architecte d’origine indienne lui donnera l’esprit de cathédrales européennes et son style gothique.
Un très bon éclairage la met encore plus en valeur le soir.

A sa gauche, San Rafaël fut la première église de la ville.

Juste en face, le zocalo, appelé aussi El Jardin, bien ombragé et équipé de nombreux bancs, connaît une fréquentation animée (mais pas sur la photo).

Le soir, les groupes de mariachis attendent là un engagement. Ce soir, ils interprètent une sérénade à la demande d’un couple de cavaliers.
Le Templo de la Concepcion, l’Oratorio de San Félipe Neri, le Templo de la Salud, le Templo San Francisco,



l’Instituto Allende et autres édifices ou places font l’admiration des visiteurs.
Vous l’avez compris, nous aimons beaucoup ces villes coloniales et tout le Mexique d’ailleurs. On se demande si on ne va pas s’y installer comme beaucoup de retraités américains.

Samedi 7 mars

A la sortie de la ville nous faisons du ravitaillement au supermarché Mega, et là, encore plein de bonnes choses …

L’état de Guanajuato a produit d’immenses richesses pendant deux siècles, jusqu’à 40% de l’argent mondial.




Les barons de l’argent vivaient dans l’opulence au détriment des populations indiennes qui travaillaient dans les mines, comme esclaves puis comme employés sous payés. Face à la domination espagnole, les riches criollos finirent par se révolter suivis par les mineurs.

Guanajuato est inscrite au Patrimoine mondial de l’Unesco. Fondée en 1559 pour exploiter les gisements en or et argent, elle possède d’imposants édifices, des jolies places, des musées, trois théâtres. L’organisation d’événements culturels fait aussi sa renommée, notamment le Festival Internacional Cervantino en octobre (comparable à Avignon).

Tout son centre historique est piéton, un lacis de rues et de callejons entrelacés sur plusieurs collines révèle des places arborées, des fontaines, des monuments et des églises où règne une ambiance conviviale. Encore plus bluffant, on vit aussi sous terre ! C’est ancien centre minier est un véritable labyrinthe de rues souterraines. En arrivant, nous suivons une artère qui serpente les collines multicolores lorsqu’on se retrouve dans un tunnel, avec des bifurcations et là, on se sent un peu perdu, mais pas longtemps.

Nous avons quand même un peu cherché le bivouac, puis par une belle montée un peu « raidasse » nous sommes entrés au trailer-park en marche arrière.

Nous sommes à 15/20 minutes à pied du centre, nous dînons au Jardin de la Union pour profiter de l’animation.
La foule envahit le coeur de la ville et des groupes de musiciens se produisent vêtus de costumes espagnols du 19ème  siècle.Ils se déplacent ensuite dans les rues et les callejons, contant des légendes et anecdotes. Des défilés se forment dans une ambiance unique, les Callejoneadas.
Le passage au Callejon del Beso est incontournable. Une légende raconte qu’un mineur loua une chambre face à la maison d’une jeune fille de famille aisée dont il était épris. Les parents de la belle ne voulaient pas qu’elle le voit. Leurs balcons n’étant séparés que de 69 cm, les amoureux pouvaient y échanger des baisers. 

Les terrasses de restaurant (certaines chauffées) ont aussi leurs lots de musiciens autour de la place et dans les rues environnantes.

Son activité universitaire (plus de 20.000 étudiants), ses programmes culturels, théâtres, groupes musicaux, films, callejoneadas, ses maisons multicolores en font une cité pleine de vie.

   


Dimanche, nous découvrons les monuments, certains déjà vus hier soir, arpentons les ruelles, les escaliers et les jolies places gardant juste quelques forces pour rejoindre notre colline.

Un petit orage accompagné d’une averse nous surprend dans la soirée.

Lundi 9 mars

En route pour Dolores Hidalgo. 


Nous y arrivons en même temps que la pluie qui n’est pourtant pas de saison. Nous entrons dans le parking du stade le temps de visiter la ville et le gardien nous autorise à y passer la nuit.
Avec ses 60.000 h, elle possède quelques édifices remarquables mais n’a pas l’importance des villes précédentes.
                                              
              
Les mexicains y viennent quand même nombreux pour célébrer le jour de l’Indépendance. Le 16 septembre 1810, Miguel Hidalgo, prêtre de la paroisse, fait sonner les cloches à 5 h du matin pour rassembler la population dans un soulèvement pour l’indépendance. En son honneur Dolores fut rebaptisée Dolores Hidalgo en 1824.

Mardi 10

Nous partons à San Luis Potosi, près de 800.000 h. Des moines franciscains arrivés vers 1589, fondèrent plusieurs missions, dont San Luis, en hommage à St Louis roi de France. Les colons espagnols attirés par les mines d’or et d’argent découvertes, arrivent et y envoient les indiens. En novembre 1792, la ville est officiellement appelée San Luis Potosi, en références aux mines de Bolivie, Potosi signifie « grande richesse » en quetchua.

La Plaza de Armas est entourée de la cathédrale, du Palacio de Gobierno et de la municipalité.



La cathédrale construite en pierre rosée possède des tours de couleurs différentes. L’intérieur est superbe, la lumière met en valeur le plafond peint en bleu. On y trouve la statue de St Louis et de St Sébastien.

Une fois de plus nous faisons un circuit passant par presque tous les édifices, surtout des églises.

Nous rendons visite à l’office de tourisme et obtenons quelques informations sur une zone peu visitée par les étrangers. Nous avons vu des photos qui donnent envie d’y aller.

Nous retournons au bivouac en bus lorsqu’il se met à pleuvoir.

Sous-pages (2) : Diaporama Diaporama 2
Comments