10.Mexique du 25.02 au 1er.03.2015

Mercredi 25 au vendredi 28

Toujours au milieu des forêts de conifères, une bonne route nous amène à Patzcuaro à 2175 m d’altitude.


Cette petite ville coloniale a un charme fou avec ses maisons en adobe crépies et peintes en blanc et brique, au cœur des terres des indiens Purepechas, appelés Tarasques par les Espagnols.
Il ne manque que le piment d’Espelette pour se croire dans un village basque. La partie centrale s’étend autour de deux places dont la principale est la Plaza Vasco de Quiroga (plaza grande),

la plaza Gertrudis Bocanegra ou plaza San Agustin (plaza chica).

Le tourisme et l’artisanat sont les principales ressources de la région. Les boutiques proposent des spécialités les «lacas » petits meubles et objets laqués rehaussés de peinture à l’or, le « maque » selon une technique préhispanique, sur fond noir les motifs floraux ou oiseaux sont gravés au cutter puis remplis de poudre de cochenille mélangée à de la poussière de quartz, un plateau de 50cm de diamètre demande 4 à 5 mois de travail. Le cuivre, le bois sculpté et la céramique sont également présents.

Nous passons la 1ère nuit sur la place V. de Quiroga, plantée d’arbres centenaires, entourée d’arcades et de belles demeures, la plupart aménagées en hôtels.


Une animation musicale diffuse du classique et de la variété pendant la journée, créant une ambiance plaisante car le son est de très bonne qualité.


Le lendemain, nous faisons une petite rando au Cerro del Estribo, un ancien volcan. 3,5 km de route pavée à l’ombre des cyprès puis 416 marches pour profiter de la vue sur la ville, le lac et le cratère.


Nous terminons la visite de la ville l’après-midi en passant un bon moment à la Casa de Los 11 patios.

Un véritable labyrinthe dans un ensemble de cours et jardins d’un ancien couvent consacré maintenant à l’artisanat, des petites boutiques exposent le savoir-faire de la région.

Le lac de Patzcuaro fut longtemps considéré comme un des plus beaux du pays.  Les eaux bleues ont viré au marron depuis un tremblement de terre et son niveau n’a cessé de baisser sans que les autorités prennent des mesures pour le préserver.
Une trentaine de villages installés sur les bords vivaient autrefois de la pêche.

A Patzcuaro et dans les villages autour du lac on célèbre el Dia de los Muertos avec ferveur. Le 2 novembre les gens honorent leurs disparus, des offrandes (pains, victuailles) et de magnifiques autels de fleurs sont déposés sur les tombes, des musiciens viennent jouer les morceaux préférés des défunts, de nombreuses festivités ont lieu, défilés, concerts, etc… des touristes mexicains viennent de tout le pays.

Pour notre 2ème nuit dans cette ville, nous optons pour la place de la Basilica de la Salud, ancienne cathédrale de Patzcuaro jusqu’au transfert de l’évêché à Morelia en 1580. 

Le 8 de chaque mois les Tarasques viennent la vénérer.

Nous avons fait un détour pour venir jusqu’ici mais ne le regrettons pas, tellement cette ville nous plaît, il y règne en plus une très agréable douceur de vivre.






Vendredi 27

En début d’après-midi, nous continuons jusqu’à un petit bourg, sans doute attirés par son nom : 



Tzintzantzun. Le week-end, un marché artisanal attire les foules mais on vient aussi pour visiter l’ex-Convento de San Francisco (en restauration) et le Templo de Nuestra Señora de la Salud où a lieu un office en ce moment.
Dans le grand parc environnant, on trouve les plus vieux oliviers du pays apportés d’Espagne et plantés par V. Quiroga arrivé en 1536.
                                         

Sur une colline, le site archéologique occupe un plateau où se dressent les ruines de structures cérémonielles sorte de temples ronds.

Samedi 28

A 7 kilomètres, nous découvrons la petite ville de Quiroga. Le marché a lieu tous les jours en plus des centaines de boutiques où l’on trouve des objets en bois très colorés, des céramiques, des articles en cuir et en laine mais également beaucoup de marchandises made in China.

Sur la place et à tous les coins de rue, une spécialité culinaire « las carnitas » mérite une pause, il s’agit de morceaux de porc cuits dans la graisse servis sur des tacos, c’est bon ! 

  

                      

Les locaux y rajoutent du chile ou une sauce piquante.

Nous reprenons la route jusqu’à l’entrée de Morelia.

Ville coloniale de 680.000 h, capitale de l’état du Michoacan, fondée en 1541 elle fut une des premières cités de la Nueva España, appelée Valladolid et peuplée par des familles de la noblesse espagnole. Rebaptisée en hommage à José Maria Morelos héros local de l’indépendance en 1828, elle est classée au Patrimoine mondial par l’Unesco depuis 1991. 

A demain pour la visite.

Dimanche 1er mars

Nous laissons Gabi sur le parking du centre commercial où nous avons dormi et nous rendons dans le centre en mini-bus.

Encore une très belle ville avec ses bâtiments en pierre rosée des 16ème et 17ème siècles.

              
L’imposante cathédrale et ses tours jumelles commencée en 1640 et terminée une centaine d’années plus tard occupe le cœur de la ville, les coupoles sont recouvertes d’azulejos. A l’intérieur, on trouve des fonts baptismaux en argent, un orgue construit en Allemagne (4600 tuyaux) et un Christ en pâte de maïs portant une couronne en or offerte par Philippe II d’Espagne. Un circuit balisé permet une boucle intéressante à travers le centre historique commençant par le Palacio de Gobierno, un ancien séminaire, dont le patio entouré d’arcades est décoré de magnifiques peintures murales sur l’histoire du pays.



Pèle-mêle : 

Un ancien couvent de dominicaines Santa Rosa occupe tout un pâté de maisons derrière une belle façade,
le Templo del Carmen héberge aujourd’hui la Casa de la Cultura,
le Palacio Municipal ouvert sur un splendide patio avec de belles arcades,San Francisco la plus vieille église de la ville,   San Agustin dans la rue piétonne et derrière la maison natale de Morelos,                                                                                      le Templo de las Monjas dédiée à Ste Catherine, le Palacia Clavijero abrite la bibliothèque universitaire de l’état,              des patios, des fontaines, chaque rue offre des merveilles aux visiteurs.





Par une agréable rue piétonne pavée, la chaussée Fray Antonio de San Miguel, bordée de belles demeures, nous atteignons une vaste esplanade plantée de palmiers et nous découvrons une église dont l’intérieur est splendide.
               
      
El Santuario de Nuestra Señora de Guadalupe nous en met plein les yeux, les murs et les plafonds peints en rouge, jaune, fuchsia, des frises dorées, d’immenses tableaux évoquant l’évangélisation des indiens et l’histoire de l’effigie de la Vierge de Guadalupe trouvée sur une colline de Mexico. Nous ne pouvons détailler plus notre visite, un office a lieu, normal pour un dimanche midi.

Nous allons donc explorer la carte d’un sympathique resto avec terrasse et vue sur les tours de la Cathédrale, au pied de l’aqueduc que nous avons longé au retour.


Nous choisissons un plat mexicain typique de la région, une pièce de bœuf appelée « arrachera », très tendre, mais sommes un peu déçus de la cuisson en sauce, nous aurions préféré asada (grillée). Lorsque nous commandons de manière générale, nous précisons no picante, car no picante pour eux c’est quand même bien épicé pour nous.
     

Nous retrouvons Gabi, quittons la séduisante Morelia et roulons jusqu’à Cuitzéo à 35 km, un village au bord du lac du même nom.

Nous sommes gentiment accueillis par la police qui nous fait garer sur leur parking, en plein centre.

Nous faisons une visite de ce pueblo magico, sa jolie place, ses rues pavées et son monastère augustinien.

Nous y retournons même de nuit pour les monuments éclairés mais aussi pour nous gaver de douceurs, flan au maïs et beignets croustillants.
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