09.Mexique du 18 au 24.02.2015

Mercredi 18 au dimanche 22

Nous allons jusqu’à Tepotzotlan à une quarantaine de kilomètres et prenons nos quartiers au trailer-park Pepe’s.

Nous sommes ravis de retrouver Catherine, rencontrée à Puerto Lopez en Equateur.
Cette pause va nous permettre de récupérer après une succession de visites de grandes villes et de sites qui sollicitent notre condition physique plutôt précaire.

Cette petite ville possède le label Pueblo Magico pour son caractère colonial mais surtout pour l’Iglesia de San Francisco Javier

et son monastère ainsi que le superbe Museo Nacional del Virreinato (vice-royauté), aujourd’hui gratuit pour les mexicains et gavé de visiteurs.

Nous partons dans l’après-midi et prenons l’autoroute pour contourner la capitale et passons la nuit sur le parking d’un grand centre commercial à Lerma.

Lundi 23 

Nous continuons par l’autoroute jusqu’à Valle de Bravo.

Rouler confortablement, sans topes, est toutefois un luxe à 24 € pour moins de 150 km dont deux tiers sur une 2x2 voies, vitesse limitée à 90 et un tiers sur 2 voies limitation à 110 km/h avec tracteurs, piétons, etc.

Valle de Bravo également Pueblo Magico, au bord du lac Avandaro, est une jolie petite ville coloniale entourée de collines recouvertes de forêts.

 Nous y restons seulement la journée, des résidences privées empêchent l'accès au lac, ailleurs le stationnement est très limité par manque de surface plane.



Une route en lacets, toujours à travers les forêts de pins, nous amène à El Rosario à presque 3000 m d'altitude.




Mardi 24

Nous sommes les premiers à pénétrer dans la réserve des papillons monarques par un escalier interminable puis un sentier tout propre, bien nettoyé par une armada de balayeurs en pleine forêt.

En arrivant au sanctuaire à 3200m, Juana notre guide nous montre les papillons encore endormis et entassés en forme d’essaims en nombre si important qu'on ne peut parfois même plus distinguer la moindre parcelle d'écorce où ils se posent.


Dès que le soleil réchauffe la forêt nous sommes conduits vers une clairière pour les voir quitter les arbres, se poser sur la terre humide où ils se prélassent aux heures les plus chaudes de la journée. Les arbres où ils se posent, se parent de couleurs d’automne et le sol est un parterre de tons vifs.

Nous sommes admiratifs de ce spectacle féerique et surpris par le bruit d’ailes qui nous entoure. Les papillons monarques sont tous identiques, les mâles ont deux petites tâches noires. Leur envergure est de 8,6 à 12,4 cm et leur poids de 0,5 gramme.

Les Monarques nés en automne viennent hiverner sur ces hauts plateaux boisés de sapins sacrés (ou oyamel), depuis la région des Grands Lacs aux Etats-Unis et au Canada, environ 4500 km. Ils ont une diapause de la fin de l'automne au printemps. Courant février/mars, ils atteignent leur maturité sexuelle et la saison de reproduction commence.
Au moment de l’équinoxe, les femelles fécondées repartent dans le sud-est des Etats-Unis et meurent après avoir pondu. Leurs œufs deviennent larves puis chenilles se nourrissant de sucs des massifs d’asclépiade, la chrysalide devient papillon. Il
 vole d'avril à octobre en plusieurs générations. A la mi-août la nouvelle génération, appelée génération Mathusalem, se prépare pour le grand voyage dans le sud. L'un des aspects les plus curieux de leur migration est que leur voyage du Sud au Nord se fait en plusieurs générations, alors que le voyage du Nord au Sud se fait en une seule. 

Il existe cinq zones sur une superficie de 563km2 où se rassemblent les papillons monarques et se posent en grappes orange.

Les raisons de cette migration et comment les papillons retrouvent le même lieu que leurs prédécesseurs après plusieurs générations demeurent partiellement énigmatiques. On sait que le Monarque utilise un genre de compas solaire situé dans son cerveau moyen et des horloges circadiennes localisées dans leurs antennes.

El Rosario

D'autres photos ci-dessous :

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