08.Mexique 16 et 17.02.2015

Lundi 16 février

Nous nous rendons sur le site archéologique des Pyramides de Teotihuacan. Entourés de montagnes, les vestiges dominés par les Pyramides du Soleil et de la Lune constituent la plus vaste cité du Mexique précolombien. Elle fut pillée, incendiée puis abandonnée mais un millénaire plus tard, les Aztèques y venaient toujours en pèlerinage pour vénérer ses dieux capables d’ériger de telles constructions. Le site reste important pour les Mexicains qui affluent nombreux au moment de l’équinoxe de printemps.

Sa construction témoigne d’un urbanisme parfait, divisée en quartiers par deux grandes avenues dont la fameuse Calzada de los Muertos (axe nord/sud). Elle s’étend sur près de 4 km en longeant des monuments et édifices ornés de sculptures.

Le Palacio de Quetzalpapaloti (oiseau-papillon) a été partiellement reconstruit selon les techniques d’origine.

Le Palacio de los Jaguares possèdent des fresques bien conservées.

La Ciudadela et le templo de Quetzalcoati formaient un ensemble de bâtiments administratifs et un forum.

La façade du temple représente des têtes de serpents à plumes et des masques.


Un musée expose une maquette de ce que fut Teotihuacan il y a 1500 ans ainsi que de belles pièces archéologiques.

Après l’épreuve des marches pour apprécier la vue de la cité depuis le haut des pyramides, nous rentrons au bivouac préparer le programme de demain.

Mardi 17

    
Nous repartons à la découverte du quartier historique de Mexico. En 1519, les Espagnols découvrent Tenochtitlan, capitale de l’Empire Aztèque, construite au milieu d’un lac entouré de volcans. Une magnifique ville flottante couverte de palais, de pyramides, des canaux et des aqueducs, des jardins, des marchés, le tout propre et ordonné régi par des règles et des rites stricts. L’arrivée de Cortes et de ses hommes bouleverse tout cela, la population est affamée, en deux ans l’empire est soumis. Cortes prend alors la décision de faire raser la ville, enterrée sous des millions de mètres cubes de terre, il a fallu 3 ans pour tout détruire. Une nouvelle ville espagnole est fondée avec pour sous-sol les anciens temples.
Commençons par le Zocalo, puisque nous sortons du métro sur cette immense place, la 3ème par la taille au monde. Les pierres des pyramides ont servi à paver l’esplanade et à construire les églises et quelques édifices coloniaux.




Nous pénétrons ensuite dans le Palacio Nacional, siège de la présidence. A l’intérieur, les fresques de Diego Rivera peintes de 1929 à 1935 relatent toute l’histoire du Mexique. Au 1er étage, d’autres peintures murales évoquent les différentes cultures préhispaniques, l’arrivée des Espagnols, l’esclavage…
On visite aussi l’ancien Parlement.
             
Au sud de la place, le Palacio de Gobernio, où siège l’administration de l’état.
Le bel édifice du Monte de Piedad couvert par une verrière est côté ouest
alors qu’au nord, la cathédrale domine la place, franchement penchée.
Son inclinaison a été stabilisée par l’injection de tonnes de béton dans le sous-sol, opération qui a permis de découvrir plusieurs petits temples aztèques.
Ses mouvements sont contrôlés par une batterie de fils à plomb.
        

Un circuit passant par le Templo de la Santissima Trinidad où le niveau de la rue a été abaissé pour compenser l’affaissement de 2m de l’église,

puis la Calle de la Moneda, le Museo nacional de las Culturas et son magnifique patio où l’on frappait la monnaie.
Nous arrivons sur la plaza Santo Domingo et le temple du même nom, bordée d’un côté par l’Antiguo Palacio de la Inquisicion devenu museo de la medecina mexicana et par des arcades de l’autre côté où des petits imprimeurs exécutent des petits travaux à la presse, il paraît qu’on peut même s'y procurer de faux documents.      
   
Nous terminons par la calle Madero piétonne,
qui aligne plusieurs édifices coloniaux, le Museo del Estanquillo, le Palacio Borda, le Palacio Iturbide, le Templo San Francisco de Asis, la casa de los Azulejos, etc… nous ne pouvons pas citer tous les bâtiments de ce cœur historique inscrit au Patrimoine mondial de l’Unesco.

Nous nous engouffrons dans le métro, bondé à cette heure de pointe et prenons le bus pour sortir de cette métropole.

La visite s’avère assez fatigante, l’altitude mais aussi la fourmilière de petits vendeurs à la sauvette et leurs boniments, la foule de travailleurs…
NB. Nous essayons de faire correspondre les photos avec le texte, mais ce n'est pas toujours le cas, vous l'aurez sans doute remarqué !

Plus de photos ci-dessous :

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