02.Mexique du 17 au 24.11.2014

Lundi 17 novembre

Dès l’ouverture, nous pénétrons sur le site archéologique, inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco depuis 1987. Des centaines d’édifices en ruines s’étendent sur plus de 15 km2, tous ne sont pas mis au jour, dans un paysage vallonné véritable océan de verdure.

Cette cité construite pendant le long règne du roi Pacal a connu de grandes avancées de la civilisation maya, comme le calendrier ou l’écriture hiéroglyphique. Il meurt presque centenaire et son fils Chan-Bahlum (Jaguar-Serpent) lui succède. Après la mort de ce dernier, la cité entre dans une période de déclin et disparaît pendant plusieurs siècles.

En entrant, le Temple des Inscriptions se dresse au sommet d’une pyramide de 22m. A l’intérieur un escalier secret découvert en 1949 descend dans la pyramide. Il faudra 3 ans pour le dégager et découvrir la crypte funéraire qui contient le tombeau du grand roi Pacal, un sarcophage de 13 tonnes. L’intérieur du caveau révélera une mine d’informations et un somptueux trésor.
Le Palais, d’où s’élève un ensemble d’édifices dont la tour construite pour l’observation du soleil et des astres. Le superbe Temple du Soleil commémore la naissance Chan-Bahlum et son accession au pouvoir en 684.
Le Temple de la Croix la plus haute structure de la place domine l’ensemble du Palais et la végétation tropicale environnante.
Après le jeu de pelotas, nous traversons l’Arroyo Otolum et apercevons plusieurs monuments recouverts de mousse.
Le sentier longe le ruisseau jusqu’à une agréable petite cascade « Baño de la Reina » et continue jusqu’au Temple des Chauves-souris perdu dans la jungle.
Le billet d’entrée inclut la visite du Musée, fermé le lundi, dommage.

Le déballage de marchandises dans les allées leur donne des allures de vide-grenier.

De retour au camping, un plouf dans la piscine permet de se rafraîchir.

Nous restons une 2ème nuit sur place.

Mardi 18

En fin de matinée nous partons en direction de Campeche par l’autoroute, réduit de moitié pour travaux, mais dont le péage reste total. La pluie fait son apparition dans cette plaine monotone et nous donne envie de nous arrêter à Escarcega.

A 2 ou 3 kilomètres de cette ville poussièreuse et sans charme, nous découvrons le camping Crocodilius.
Le portail n’est pas verrouillé nous entrons, un chemin en pleine nature débouche sur une petite prairie plantée d’orangers et entourée de forêts. Personne ! Demi-tour, nous approchons des maisons pour nous renseigner, un monsieur va prévenir la responsable. Elle nous rejoint à l’entrée du terrain, nous fait voir où brancher le câble électrique, comment fonctionne la pompe à eau, encaisse le prix négocié, précisant que l’on peut cueillir des fruits et nous laisse seuls enfin presque, quelques agoutis passent par là.

Mercredi 19 au vendredi 21

Malgré plusieurs tentatives, nous n’arrivons pas à amorcer la pompe pour faire le plein d’eau et il n’y a toujours personne. Nous partons de ce bivouac bucolique après la cueillette d’oranges.


A mi-chemin, nous abordons la côte (golfe du Mexique) et faisons un tour à Champoton.
Dès notre arrivée à Campeche nous nous garons sur le parking de l’office de tourisme face au malecon.

Avec près de 200.000 habitants, cette ville coloniale est classée au patrimoine mondial de l’Unesco. Ancien port du Yucatan d’où partaient le chicle (qui sert à faire le chewing-gum), les bois précieux et bois de teinture (palo de tinte) ainsi que l’or et l’argent d’autres régions, elle fut fortifiée pour lutter contre les pillages de pirates. Il ne reste que quelques bastions (baluartes) et un pan de la muraille qui l’entourait. Il y a une cinquantaine d'années, un gouverneur a fait démolir les fortifications prétextant y découvrir de l'or et un trésor.

Les anciennes maisons coloniales ont été rénovées et les façades peintes dans des tons pastels.

Le zocalo (parc central) occupe le cœur de la ville avec la cathédrale Santa Isabel en cours de rénovation.
Dans les rues pavées, la promenade est agréable et calme, il y a peu de monde. Personnellement, je lui trouve une atmosphère peu chaleureuse, limite guindée sans les petits marchands (qui feraient tâche sans doute) pour l’animer.

Samedi 22 et dimanche 23

Quelques courses à Wallmart et en route pour Mérida, presque deux cents kilomètres tout de même, grosse étape, mais Gabi prend l’autoroute pour lâcher ses chevaux et oublier les horribles topes.

Notre première étape sera le parc zoologique Animaya pour son parking où l’on peut passer la nuit au calme.

La visite des lieux se révèle plaisante, un circuit bien aménagé que l’on peut faire aussi en véhicule safari permet de voir quelques sympathiques animaux en semi-liberté. Les familles y sont nombreuses et tout est gratuit.
             
Le lendemain, nous arrivons assez tôt dans le centre. Nous entrons dans un parking affichant le stationnement camion 25 pesos/heure, le gardien nous annonce 40/h à cause de la hauteur du véhicule, plutôt à cause de la plaque étrangère (pigeon), nous ressortons et en trouvons un gratuit un peu plus loin.
Mérida, capitale du Yucatan avec environ 1 million d’habitants est une ville active sur le plan commercial et culturel. Son héritage colonial autour du zocalo en fait une cité très vivante, surtout le dimanche sans véhicules, de nombreux spectacles y sont organisés, les restos sortent les terrasses, les gens se baladent, mangent les tacos, les panuchos et autres spécialités jusqu’au soir dans une ambiance festive très colorée.
En milieu d’après-midi, nous roulons jusqu’à Izamal. Nous apercevons quelques champs d’agaves autrefois cultivés pour ses fibres. L’exploitation de cet or vert a permis au Yucatan de devenir l'un des états les plus riches du pays jusqu’à l'arrivée des matières synthétiques, au XXè siècle.
Nous faisons un petit tour en soirée et passons un moment au centre culturel où se déroule un spectacle de danse moderne, puis campons sur la place.

Lundi 24

Nous découvrons ce charmant village peint en jaune et blanc.

Le Convento San Juan de Padua, construit par les franciscains sur l’emplacement d’un temple maya, possède un atrium de 7800 m2 bordé par 75 arcades. Cet imposant édifice abrite dans son église, la vierge d’Izamal, patronne du Yucatan par décret pontifical depuis 1949 pour tous les miracles qui lui sont attribués.
Nous escaladons les ruines de la pyramide Kinich-Kakmo pour la vue sur la ville bâtie sur une ancienne cité maya.
L’après-midi, nous roulons jusqu’à Pisté, à 4 km du site de Chichen Itza.


D'autres photos en cliquant sur la sous-pages ci-dessous :


Sous-pages (1) : Diaporama
Comments