01. Mexique du 10 au 16.11.2014

Lundi 10 novembre


Dès notre arrivée en territoire mexicain, le véhicule subit une légère fumigation (85 pesos), les formalités, faciles, nous prennent à peine une demi-heure, le coût est de 815 pesos, fouille succincte, nous avons caché les produits alimentaires interdits. Nous obtenons 180 jours d’autorisation de séjour pour nous et 10 ans pour le camping-car.

Nous entrons dans l’état du Chiapas, un des plus pauvres du pays, dont un tiers de la population est d’origine indienne. 80% des communautés indigènes n’ont ni eau potable, ni électricité, sans parler de centres médicaux. Les communautés dirigées par un conseil d’anciens ont un système parallèle à celui de l’état et une organisation sociale complexe.

Le Chiapas possède pourtant des ressources, 1er producteur de café, 3ème de maïs et 2ème rang pour l’élevage, des gisements de pétrole et des réserves de gaz.

L’environnement ne varie pas au début jusqu’au premier village où nous nous arrêtons pour acheter du pain.
  La Trinitaria nous donne le ton de nos premiers pas au Mexique.

A Comitan, nous restons juste le temps de déjeuner et de tenter de nous connecter, en vain, pour rechercher des adresses d’assureurs. Nous verrons plus loin, nous aimerions arriver à San Cristobal avant la nuit et la route sinueuse très fréquentée ne permet pas des grandes performances surtout avec les innombrables topes (ralentisseurs) pire qu’ailleurs, qui rendent pénible la traversée des villages et hameaux. Une succession d’étals de poteries, vanneries et petit mobilier en bois animent les abords des localités.

Il commence à faire sombre lorsque nous franchissons le portail du camping Rancho San Nicolas après un slalom dans les rues étroites du quartier historique de San Cristobal.

Mardi 11

Nous partons découvrir cette jolie ville coloniale, une des premières fondées par les Espagnols, elle compte près de 250.000h. 

Début 1994, San Cristobal de las Casas a connu la révolte inattendue des paysans indiens. Les Zapatistes revendiquent le droit à la terre, au logement, à la santé, à l’éducation et réclament aussi la reconnaissance de leur identité et de leur culture.

Des négociations aboutissent à un accord qui ne se concrétise pas. Il en résulte des morts et des expulsions et aucune avancée pendant des années.On adore flâner dans les rues pavés aux façades colorées, admirer les édifices et les églises,

arpenter les marchés qui valent aussi le détour pour les tenues traditionnelles, les étalages de fruits et légumes ou les kilomètres de tissus et vêtements typiques.

Nous prospectons aussi pour assurer notre véhicule, ce qui ne semble pas facile avec une plaque étrangère. Comme de véritables délinquants de la route, nous n’avons pas d’assurance depuis le Nicaragua ! Un devis doit nous parvenir prochainement.

Une pause déjeuner diététique avec tostadas, tortilla garnie de salade, avocat et poulet sur une couche de purée de haricots puis tamales, semoule de maïs à la viande cuite à la vapeur dans des feuilles de maïs ou de bananier et l’estomac bien calé c’est reparti pour quelques nouvelles rues puis retour au Rancho (20minutes à pied).

Mercredi 12

Nous allons à Zinacantan, village touristique, où il faut payer pour voir l’église. Elle n’est pas exceptionnelle et les photos sont interdites.

En cours de balade nous apercevons quelques femmes en train de tisser devant leur maison et quelques boutiques d’artisanat.
Nous repartons vers San Juan Chamula.
Ce village et son agglomération compte une population Chamulas totalement indépendante des Tzotziles. San Juan semble plus animé et tourné vers le tourisme. Nous faisons un tour et rencontrons la police qui nous conseille de rester sur la place pour la nuit.

Jeudi 13 au samedi 15

Très tôt, l’activité de la place s’intensifie, les puestos, petits bouis-bouis ambulants s’installent, les taxis et mini-bus débarquent les acheteurs et les touristes.

Plusieurs groupes se préparent pour l’église, les femmes portent des jupes noires, chemisiers blancs et châles, les hommes une grande tunique noire (blanche aux beaux jours) en laine à longs poils sont coiffés d’un chapeau blanc.
 


En tête du cortège, des caciques locaux en blanc avec canne et chapeau, la tenue d’apparat est réservée aux dimanches et jours de fêtes.

Nous passons acheter du bon pain chez un breton installé à San Cristobal depuis quelques années.

L’après-midi, nous revenons au rancho, un peu de lessive, du courrier, la mise à jour du blog, l’échange de mails avec les assureurs, nous sommes occupés jusqu’au vendredi. Dans la soirée, nous nous accordons une sortie en ville afin de goûter la bière mexicaine avant tacos et quesadillas.

Samedi 15 et dimanche 16

Vers midi nous partons en direction de Palenque. 


Il fait très beau, nous faisons une pause déjeuner au soleil dans un environnement de pinèdes, entourés de montagnes.


Les topes toujours nombreux alternent avec des parties de chaussées effondrées. Nous traversons Ocosingo sans trouver un endroit pour nous poser.Un peu plus près du village de Patria Nueva, Alberto nous accueille entre sa mini-épicerie et sa maison pour une nuit tranquille.
Le beau temps continue, nous aussi.
La région est connue pour ses superbes cascades, nous choisissons Agua Azul.
Plusieurs chutes blanches comme neige se déversent dans des bassins successifs d’un bleu turquoise au milieu d’une végétation luxuriante.
Un sentier avec des miradors permet de longer et admirer ce magnifique et spectaculaire site.


En fin de journée, nous nous installons au camping Mayabell et rencontrons Pascale et Angelo, sur les routes depuis 2 ans.

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