03 - MAROC 2013

Du 6 janvier au 11 février 2013

6 janvier 2013, ciel bleu, mer belle, le ferry nous débarque à Tanger Med en fin de journée. Vue l'heure tardive, nous décidons de passer la nuit sur le parking de la première station service trouvée sur l'autoroute.

Après avoir fait laver le camion, nous continuons jusqu'à Tanger ville puis, par une route en mauvais état, nous arrivons à Asilah.


Après la visite de la Medina, nous roulons jusqu'à Kenitra. La traversée de la ville nous fait découvrir la conduite marocaine et la nuit est déjà là lorsque nous arrivons au bord de l'océan, pour bivouaquer près de la plage des Nations.


A Rabat, nous visitons la Casbah des Oudaïas, qui vaut vraiment le détour,

 puis faisons un tour au souk voisin et allons déjeuner à la plage Val d'Or à Shivat où nous retrouvons le calme avant d'affronter la traversée de Casablanca et sa circulation anarchique sans l'aide de notre gps soudainement devenu muet.

Une nuit réparatrice, porteuse de conseil, au camping de Dar Bouazza nous convainc de zapper les grandes villes : ce sera pour un autre séjour.

Nous continuons par la côte jusqu'à Safi où une visite à la colline des potiers s'impose.


A Essaouira, nous flânons dans les ruelles de la médina, dégustons quelques pâtisseries locales avant d'assister à l'arrivée des pécheurs et le déchargement de leur cargaison de sardines.

A Imi Ouaddar, nous nous accordons un week end détente au camping Atlantica Parc, (en compagnie de 600 autres camping-cars, tout de même !), 26° au thermomètre.

Courses à Marjane (le supermarché local) à Agadir, gasoil, puis direction Tioulit, via Biougra et Ait Baha par une route étroite et sinueuse mais en bon état. Beaux paysages, amandiers en fleur et toujours ce ciel bleu qui nous accompagne depuis notre départ de France.

Arrêt à la Casbah de Tizourgane. Nous succombons à son charme et dînons sur place. Omelette berbère, tajine de poulet, gâteau ; très bon accueil de Malika qui vient nous tenir compagnie en fin de repas.

Ciel étoilé, magnifique, nous passons la nuit au pied de la casbah.

Après la visite du site, nous saluons les propriétaires et filons par une route pittoresque, sinueuse et étroite, beaux paysages en direction de Tafraout : 85 km en 4 heures. Nous y arrivons en milieu d'après-midi.

Babouches flambant neuves aux pieds, nous arrivons au camping Granit Rose, à la sortie de la ville d'où nous allons visiter une maison berbère traditionnelle. Dégustation de thé et pâtisseries offertes par notre hôte.


Les journées sont belles mais les nuits sont fraiches.

Un oasis par ci par là, une route toujours aussi sinueuse et étroite et nous arrivons à Tata. Nous passons la nuit au camping municipal.

Nous sommes le 17 janvier, premiers nuages vite dissipés et le thermomètre affiche 26°.

Halte déjeuner à mi chemin entre Tata et Foum Zguid. Superbe panorama, montagnes, dunes, palmiers.


Peu d'intérêt à Foum Zguid mais 28°3 quand même !

Nous empruntons la piste en direction de Zagora. Si les premiers 10 km sont goudronnés, ils ne suffisent pas à faire oublier les 100 suivants : tôle ondulée (un phare succombe à la torture), caillasse cassante, sable, paysage monotone… mais temps superbe.


Nous nous installons au camping les jardins de Zagora.

Le hasard faisant, parfois, bien les choses, nous rencontrons Sylvie et Werner.

Nous découvrons, au fil de la conversation, que nous nous“connaissons”. Il y a plus d'un an, lorsque nous cherchions un aménageur pour notre future cellule, nous avions contacté un constructeur allemand, la Sté Ormocar. Werner, qui y faisait construire la leur, m'avait aimablement servi d'interprète.

Nous profitons de cette étape pour faire installer le treuil qui dormait dans son carton depuis un an, par Ali, un garagiste bien connu des amateurs de rallye dans les dunes voisines.

Samedi 19, un début d'une tempête de sable ralenti les travaux mais à la mi-journée le vent faiblit et l'horizon s'éclaircit. Dimanche midi, nous récupérons le camion et retournons au camping où nous sommes invités à déjeuner par Sylvie et Werner. Leur camion est superbement aménagé. Nous avons passé en leur compagnie de très agréables moments.

En quittant Zagora le lendemain, nous croisons un pickup+cellule Clémenson.

Quelle surprise : Françoise et Jean-Paul que nous avions déjà rencontré une première fois à Salta puis à Tigre lorsque nous attendions le cargo pour le retour, bla, bla, bla. Nous apprenons ainsi qu'ils ont, récemment, rencontré Odette et Dominique que nous allons cotoyer sur le Grande Costa d'Avorio, jusqu'à Montevideo.

Décidément, le monde (des voyageurs ?) est petit !


Par la remarquable vallée du Draa, nous atteignons Ouarzazate et passons la nuit au camping municipal.

Accompagnés d'un guide, nous visitons la kasbah de Taourit et le Ksar voisin, puis déjeunons au restaurant “l'étoile”, près du musée du cinéma, face à la kasbah.


En direction de Skoura, nous passons la nuit au camping d'Amridil, prôche d'une des plus belles et célèbres kasbahs du pays qui figura longtemps sur un billet de banque.


Direction les gorges du Dades par une superbe vallée verdoyante, à travers de nombreux arbres fruitiers : pruniers, pêchers, abricotiers, figuiers, lauriers roses, cultures, etc.

La vallée des roses n'offre pas d'intérêt particulier à cette saison, il faudrait attendre la floraison (avril-mai).

Tous ces beaux paysages nous accompagnent jusqu'à Msemsir. Impossible de prendre la piste jusqu'à Tamtat à cause de la neige accumulée ces derniers jours.

Retour par les canyons et les gorges jusqu'au camping soleil bleu à Boumalne.

Paysages spectaculaires le long des gorges du Todra puis du Gheris. Beaucoup de monde dans les rues des villages traversés car c'est jour férié.


Nous nous installons au camping les Tamaris "chez Michèle" à Goulmina et y passons 2 nuits.

En route pour Merzouga, nous abandonnons l'asphalte pour quelques kilomètres de piste étroite, tortueuse et sablonneuse, traversant un village où des enfants, déçus de ne pas nous voir nous arrêter, viennent tambouriner sur notre cellule.

Le camping-auberge le Petit Prince nous accueille durant 2 nuits.


Nous sommes admiratifs devant le paysage qui nous entoure. A chaque moment de la journée, les couleurs des dunes environnantes diffèrent. Nous gravissons les 167 m de l'Erg Chebbi pour y attendre le coucher de soleil mais le lever de la pleine lune, à la même heure, y sera plus spectaculaire ce soir là.

Dommage que quelques quads, virevoltant sur les dunes voisines, viennent troubler le silence de cet instant magique.


Nous quittons Merzouga en fin de matinée le lundi 28 janvier. Rissani, Erfoud, Er Rachidia, les gorges du Ziz et toujours d'aussi beaux paysages.

A Karrandou, au sud de Rich, un taxi qui n'a pas vu que nous nous arrêtions à l'auberge-camping, oublie de freiner et nous percute à l'arrière. La barre anti-encastrement cède sous le choc. En revanche, l'avant de la Mercédès est plutôt mal en point. Le conducteur ne veut pas faire de constat mais demande à ce que nous participions à ces frais de remise en état. Il en est hors de question, bien sûr. Nous résistons au milieu du groupe de locaux qui nous entoure, solidaire du chauffeur de taxi. Dès que nous invoquons l'idée de faire appel à la police tout le monde se calme. Chacun paiera ses réparations.

Comme la nuit approche, nous dînons à l'auberge (bel établissement) et passons la nuit sur le parking, au calme en retrait de la route.


L'environnement change peu à peu. superbes paysages vallonnés et enneigés, quelques fermes où l'élevage semble dominer, moutons, chèvres, chevaux, ânes, dindons…


L'envie de quitter le goudron titille Louis depuis un moment et nous repérons sur la carte un itinéraire qui nous conduira à Oum Er Rbia.

Dès l'abandon de l'asphalte, le franchissement d'un gué, peu profond, marque le début de la piste : boueuse, très boueuse. Pentue et étroite. Nous croisons un paysan qui nous conseille de renoncer car la suite est en pire état. Nous continuons jusqu'au plateau proche et après quelques hésitations dans les ornières peu accueillantes, un autre local nous dit qu'il vaudrait mieux abandonner. Nous jugeons plus raisonnable de faire demi-tour.

A travers une belle forêt de cèdres nous arrivons à Azrou et nous installons au surprenant Euro camping Center Emirates.


Par l'itinéraire classique, nous nous rendons au site Oum Er Rbia, une quarantaine de sources d'eau douce et 7 d'eau salée ; le nombre de paillotes jalonnant les rives du torrent et proposant thé et souvenirs est impressionnant.


De retour à Azrou, nous passons la nuit au camping Amazigh, au milieu des cerisiers, sous le regard bienveillant des cigognes !

Ifrane se distingue des villes voisines par ses maisons aux toits de tuiles rouges. L'empreinte du lointain protectorat français, peut-être ?

A Imouzzer, nous demandons à un policier d'où part la piste qui conduit à Sefrou. Celui-ci nous accompagne, en marchant près du camion, jusqu'au croisement concerné à environ 1 km.

La piste est en bon état. A proximité du Djebel Abad, halte déjeuner au milieu de nulle part. Enfin presque, car 2 paysans viennent nous parler et un groupe d'enfants approche timidement.


Nous passons la nuit au Camping International de Fès.

Paysages verdoyants, cultures, forêts, fleurs, on monte, on descend, on enchaîne les virages, la route est pittoresque mais demande beaucoup d'attention.


Arrêt déjeuner à Taounate. A partir de là, les vendeurs de shit sont légion, sur le bord de la route, dans les voitures qui nous croisent où nous doublent. Ahurissant ! (j'ai pas osé écrire stupéfiant). Après Ketama les vendeurs se raréfient, heureusement.

Nous bivouaquons à l'entrée d'Al Hoceima, près d'une plage où quelques bungalows sont installés.


Après une visite dans la ville, nous roulons jusqu'à Torres Alcala, minuscule village au bord de la mer. Nous déjeunons à Cala Iris, quelques kilomètres plus loin, au ras de l'eau puis, par une route en montagnes russes, très sinueuse, poussons jusqu'à El Jebah où nous bivouaquons près du petit port de pêche.


Par la route côtière qui nous gratifie de magnifiques paysages, nous atteignons Oued Laou.

Devant l'état calamiteux du camping, nous préférons passer la nuit sur un parking près de la plage.

Beaux panoramas jusqu'à Chefchaouen où nous nous installons au camping perché tout en haut de la ville.


Un sentier en escalier traversant un ancien cimetière, nous conduit directement dans la Medina dans laquelle nous déambulons tranquillement.

Nous remplaçons notre barre anti-encastrement par un solide tube confectionné par un ferronnier du bas de la ville.

Nous nous rendons ensuite à Tetouan et une fois de plus nous régalons en arpentant les labyrinthes de la Medina.

L'étape suivante est Martil, charmante station balnéaire.

Nous rejoignons le port de Tanger Med par la route côtière avec des arrêts à Cabo Negro et M'Dicq.


Le ferry scelle la fin du séjour marocain.


Plus de photos dans les sous-pages ci-dessous :

Sous-pages (29) : Tout afficher
Comments