HONDURAS 2014

Honduras du 26.09 au 02.10.2014


Superficie : 112 090 km2
Capitale : Tegucigalpa
Population : 8.098.000 habitants (2013)
Devise : Lempira
Distance parcourue : 812 km

Vendredi 26 septembre

Les formalités de sortie du Nicaragua coûtent 2$/personne et 2$ pour le véhicule, côté Honduras (entrée) 3$/pers. 33$ pour le camion plus photocopies.


Ce pays a aussi la réputation d’être dangereux, il serait même passé n°1 devant le Mexique. Beaucoup de voyageurs rentrent et sortent dans la même journée par la route la plus courte vers le Salvador.

Nous avons hésité puis décidé d’y faire un tour.

La première ville traversée Danli ne nous donne pas envie de nous attarder. Beaucoup d’usines à cigares emploient quelques milliers de personnes mais il est un peu tard pour faire la visite. Nous continuons dans la montagne aux versants recouverts de pins, çà sent bon.


Nous envisageons de nous poser à El Zamorano où quelques 700 étudiants de 18 pays d’Amérique Latine fréquentent l’Escuela Agricola Panamericana. Cette école ouverte en 1942 apprend toutes les techniques de cultures et produit 200 espèces végétales et animales. Les bâtiments habillés de pierre dans des jardins paysagés furent légués par le fondateur d’United Fruit Company. Nous pouvons visiter demain matin mais pas y passer la nuit.
Nous continuons à nous élever, il est plus de 17 h et le brouillard envahit les cimes lorsque nous apercevons un petit terrain vague à côté d’un atelier mécanique. Nous pouvons nous y garer contre 200 lempiras (10$) négociés à 50 !

Samedi 27


Nous avons la chance de trouver un parking surveillé tout près du centre historique de Tegucigalpa (Tegus pour les locaux), la capitale de 1.500.000 h., à 980 m d’altitude.

La place Morazan occupe le cœur du quartier face à la Catedral de San Miguel de Tegucigalpa. Par la rue piétonne, nous atteignons la Iglesia Los Dolores et passons devant le MIN, Musée de l’Identité Nationale, sous une tonnelle d’ombrelles.  


 
Une enfilade de rues étroites et escarpées nous amène au Parque de la Leona. Perché à flanc de colline, il offre une vue panoramique de la ville et sa topographie.
 
La Galeria Nacional del Arte est actuellement fermée au public, nous finissons par le Museo Historica de la Republica installé dans l’ancien palais présidentiel, fermé le samedi.
Au moment où nous nous rapprochons de notre véhicule, les rues sont grouillantes de petits vendeurs pleins de boniments, çà crie, çà klaxonne….
 
Direction la campagne, toujours au milieu des pins, la route sinueuse bordée de marchands de maïs grillé et autres baleadas, tortillas et pupusas nous conduit à Sta Lucia.
A 1365m, ce village colonial ancien centre minier a beaucoup de charme avec ses rues pavées et sa situation dominante.
Nous avons la visite de Philippe, un français installé là depuis 25 ans avec une Hondurienne. C’est la 1
ère fois qu’il voit un camping-car à Sta Lucia. Il nous accompagne jusqu’au mirador et à l’église et nous invite à dîner ce soir. Nous ne souhaitons pas rester en raison de la fête qui se prépare sur la place, seul endroit plat que nous devons libérer.
Quelques kilomètres plus loin, Valle de Angeles, également ancien village minier (argent), invite à la balade dans ses rues séduisantes envahies par les marchés et boutiques d’artisanat et les restaurants.

Nous bivouaquons sur un parking en bout du village, normalement surveillé 24h, nous sommes seuls pendant la nuit.

Dimanche 28


Nous devons refaire le même trajet et traverser Tegus, beaucoup d’avenues sont fermées en raison de défilés mais nous nous en sortons bien.  
Les paysages continuent à nous enchanter, montagnes de pins et de cèdres entre 700 et 1500m, puis descente jusqu’à Comayagua.
L’ancienne capitale du pays possède un quartier colonial remis en valeur bien agréable, la place centrale face à la Cathédrale est entourée par des rues aux façades réhabilitées.
  
L’horloge sertie dans la coupole du clocher a appartenu à l’Alhambra de Grenade, cadeau du roi Philippe II d’Espagne au Honduras. Une rumeur raconte que le siège du gouvernement y a été retiré en 1880 par le président du moment pour punir les habitants de la ville d’avoir boudé sa 
maîtresse.
 Nous continuons jusqu’au Lago Yojoa.
La route qui le borde est gavée de restos et le stationnement possible au milieu des camions, au ras de la voie de circulation.
Nous faisons un petit tour puis allons chercher un autre endroit pour la nuit. Nous quittons la grande route et demandons dans un hameau où une dame nous ouvre le portail et nous invite dans son jardin.

Lundi 29

Toujours dans un bel environnement, nous enchaînons les montées et descentes en zigzagant autour des nids de poules. Nous allons en direction de Copan, via la Entrada et Sta Barbara où nous achetons du gasoil à 0,89 €/L.

 
Nous y arrivons en début d’après-midi mais il est impossible pour nous d’entrer dans la ville.

Nous sommes contraints de rester sur le seul parking proche, à côté d’un poste de police.

Nous faisons notre balade habituelle pour découvrir le centre, rues pentues pavées, petite place coloniale,
 
lorsque l’orage éclate accompagnée d’une pluie torrentielle.
Nous trouvons un abri chez une marchande de fruits et rentrons en tuk-tuk à la première accalmie.

Mardi 30

Nous entrons sur le site archéologique maya de Copan. Des Aras Macaos,oiseaux emblèmatiques mayas, au plumage flamboyant gardent le départ du sentier.

 

Nous atteignons la Grande Place, une vaste aire qui servait de lieu de réunion du peuple pour écouter le roi et participer à différentes cérémonies publiques et même y organiser des jeux de balles. L’Acropolis uniquement accessible au roi et à sa cour servait à des réunions politiques et des sacrifices religieux y étaient pratiqués.

A chaque dynastie, on détruisait partiellement ou totalement l’ancien temple et on édifiait de nouvelles constructions sur les anciennes fondations.Découvert à la fin du XIXème siècle, un escalier aux hiéroglyphes, révèle plus de 1250 pièces aux inscriptions mystérieuses. Ce monument de 10m de large et 21m de haut, avec ses 63 marches raconte l’histoire des ancêtres du quinzième roi de la dynastie de Copan, Humo Caracol.

En 1980, le site fut déclaré patrimoine mondial par l’Unesco.

Nous quittons l’enceinte après déjeuner et ne regrettons pas du tout le détour. La visite de ce premier site maya nous a enchanté.

Nous sommes à 2 pas de la frontière avec le Guatemala, mais préférons aller vers le Salvador avant.

Nous reprenons la route et atteignons Sta Rosa de Copan.

Sur la place, un poste d’infos touristiques n’a pas grand-chose à nous vendre mais détail important le jeune homme connaît le résultat du match PSG/BARCELONE, victoire inespérée des parisiens.
Nous dormirons dans une rue qui mène à la place de cette petite ville où quelques édifices coloniaux méritent le déplacement.
 

Mercredi 1er Octobre

Nous avons rendez-vous à 10 h pour la visite d’une fabrique de cigares, la Flor de Copan. Cette usine occupe 750 salariés dont 63% de femmes. On assiste au traitement des feuilles, humidification, stockage pour fermentation avec plusieurs rotations puis suppression de la nervure centrale à la main ou à la machine pour une petite quantité. Les feuilles sont ensuite lissées, triées par taille, certaines macérées dans du vinaigre de pomme pour rehausser le goût. Toutes ces opérations ont lieu dans des grandes salles où les employés s’assoient à de longues tables sur plusieurs rangées. On procède ensuite à la confection du cigare puis passage à la presse, enveloppe finale et conditionnement, bague et mise sous cellophane en coffrets ou boîtes. Une personne peut fabriquer jusqu’à 500 cigares par jour. Un contrôle est effectué sur chaque pièce fabriquée.

Les photos sont interdites. Liliana, notre guide nous offre 4 cigares à la fin du circuit. Cette visite très intéressante nous a ravis même si l’activité a un air décalé dans le temps.
L’après-midi, nous partons en direction du sud et nous arrêtons à Lucerna un village endormi, oublié des itinéraires habituels.
Nous sommes aussitôt l’attraction de l’année et tous les enfants viennent nous voir. Ils vont attendre avec impatience de voir leur photo sur notre blog.

Hola niños !

Jeudi 2 octobre

Dernière étape à Nueva Ocotepeque pour se rapprocher de la frontière. Une balade dans la petite ville, blabla par-ci par-là puis quelques achats pour liquider les derniers lempiras.



Nous dormons sur la place tranquille mais sans éclairage.


La frontière
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