GUATEMALA 2014‎ > ‎

02.Guatemala du 22 au 29.10.2014

Mercredi 22 octobre 2014

Nous quittons les bords du magnifique lac Izabal et la famille d’Octavo et roulons jusqu’à Poptun. Nous faisons lessiver Gabi pour 2€ et déjeunons face à la caserne des pompiers.

Nous traversons toujours des cultures de maïs dans cette zone où l’élevage de bétail est la principale activité. Nous entrons dans le département de Peten et subissons un contrôle sanitaire, mais notre petite provision de fruits et légumes est épargnée.

Nous arrivons dans l’après-midi sur l’île de Florès reliée à Sta Elena par un pont et nous installons au bord du lac Peten Itza.


Cette petite ville pittoresque et touristique possède un grand nombre d’hôtels et restaurants.
Une promenade aménagée permet de faire le tour de l’île en temps normal, actuellement la partie nord-est est inondée.

Des bateaux proposent des balades vers 2 ou 3 sites dont l’île Santa Barbara et son musée.

Jeudi 23

L’après-midi, nous allons jusqu’à El Remate, de l’autre côté du lac. Nous trouvons une place sur une aire récréative dont la majeure partie est aussi inondée.

 

Nous sommes rejoints par Alexandre et André, 2 frères Roumains qui voyagent avec un break acheté au Canada.
Cet endroit est plaisant dans un beau cadre de verdure, par contre nous trouvons le village très quelconque, bourgade enchanteresse selon le guide.

Vendredi 24

Les averses sont fréquentes et ne nous incitent pas à continuer. En fin de matinée, nous roulons un peu vers le nord et arrivons à l’entrée du parc national de Tikal, à 17 km des ruines. Il nous faut attendre 15h30 pour acheter les billets pour demain, des visiteurs viennent nous voir et le temps passe rapidement. Munis de nos sésames, nous roulons tranquillement lorsqu’à la sortie d’un virage, à moins de 50 mètres, un arbre tombe sur la chaussée. Vieux et bouffé par les termites sa partie supérieure s’effrite au contact du sol et permet de passer. Ouf, on a eu chaud !A l’arrivée, camping obligatoire, le bivouac n’est pas autorisé sur le parking.

Samedi 25

Nous démarrons à 7 heures la visite des ruines sous un ciel prometteur. Situé dans le nord du pays, près du Mexique et du Bélize, Tikal, un des plus importants complexes archéologiques laissés par la civilisation Maya est classé au patrimoine mondial de l’Unesco depuis 1979.

Les principaux monuments incluent des palais, des temples, des plateformes cérémonielles et des petites et moyennes résidences au cœur d’une végétation luxuriante.

Une allée longeant le temple 1 rejoint la Gran Plaza et le temple 2 que l’on peut escalader. Du haut de ses 44 mètres la vue est époustouflante, les immenses pyramides se dressent au dessus de la jungle.
Les vestiges reflètent l’évolution culturelle et le niveau d’organisation économique et sociale de la société maya.
En nous rendant d’un édifice à l’autre (les plus importants) l’Acropolis central, du sud, place ouest, place des 7 temples, le monde perdu, divers temples, stèles, complexes, etc, nous y passons plus de 5 heures.
Avec les sentiers escarpés et très glissants dans les zones humides, nous avons assisté à plusieurs gamelles, plus les escaliers plutôt raides, nous commençons à sentir la fatigue et rentrons au camping.

Vers 16 h nous redescendons jusqu’à Florès et y restons la journée de dimanche.

Lundi 27

Encore une belle journée qui s’annonce, la fin de la saison des pluies approche.

Très rapidement, l’asphalte disparaît et jusqu’à San Antonio la piste de terre nous oblige à zigzaguer pour éviter les énormes trous presque des mares. Nous retrouvons enfin le goudron et à Sayaxche, un bac rustique permet la traversée du rio de la Pasion.

Cette région vit aussi de l’élevage de bétail et de quelques cultures. Nous traversons beaucoup de villages mais les endroits pour s’arrêter déjeuner sont rares. Nous optons pour un espace devant un temple Bautista.

Un peu avant la Candelaria, la circulation est interrompue par une importante file de camions et minibus dans les 2 sens. Un gros engin manœuvre plus loin, nous pensons donc qu’il s’agit de travaux.

Nous apprenons finalement qu’un camion citerne est coincé au milieu d’un gué improvisé, la route étant emportée par les eaux. Après un peu plus de 2 heures, le tractopelle réussit à remorquer le camion et la voie est libérée pour les véhicules légers.
Durant cette attente, personne n’a râlé ni klaxonné.

Une trentaine de kilomètres plus loin, nous retrouvons à nouveau une piste défoncée, bien ravinée, des montées très raides et notre progression entre 6 et 8 km/heure nous contraint à passer la nuit dans un hameau près d’une maison.

Mardi 28

Nous reprenons la piste infernale, à chaque bifurcation sans panneau nous y allons à l’instinct, traversons des villages anonymes obligés de demander le nom. Les femmes que nous apercevons disparaissent pour se cacher ou tournent le dos et baissent la tête lorsque nous les croisons. La récolte du maïs a commencé, beaucoup d’ouvriers agricoles sont dans les champs.

Les paysages montagneux sont magnifiques, nous avons le temps de les admirer.
Un peu après 10 h nous sommes bloqués, la route est fermée jusqu’à midi pour travaux.
L’espace assez plat nous permet de déjeuner avant de redémarrer.

Au passage devant l’entrée des Grottes de Lanquin, un petit bonhomme nous propose la visite.
Abel âgé de 12 ans fait le guide pendant les vacances, mais nous ne sommes pas intéressés, on ne lui dit pas pourquoi mais des grottes dans un pays où le sous-sol bouge, non merci. Abel souhaite qu’on le dépose près de chez lui, pendant tout le trajet il nous offre ses services avec le bagou d’un pro.

Les 9 derniers kilomètres sont les pires et nous apprécions l’arrivée à Semuc Champey où nous retrouvons les frangins Roumains.

Mercredi 29

Notre excursion démarre par la montée au mirador,assez dure tantôt des escaliers en bois, tantôt des pierres mais l’effort est récompensé par la vue sur le pont naturel de calcaire, long de 300m, creusé de bassins alimentés par plusieurs sources de montagne.

Le rio Cahabon s’engoufre dans un souterrain et ressort après ce pont.




Nous atteignons ensuite les abords des piscines où l’eau limpide invite à la baignade et même au plongeon pour l’athlétique papilou.

Devant la beauté exceptionnelle du site nous oublions les galères du trajet.

Nous retournons au camping à l’heure du déjeuner. Le ciel devenu menaçant nous incite à quitter les lieux dans l’après-midi. A mi-chemin la pluie arrive, la piste va devenir glissante par endroits pour les non 4x4. Nous trouvons un bivouac sur un parking privé à Lanquin.


D'autres photos dans la sous-page ci-dessous :

Sous-pages (1) : Diaporama
Comments