GUATEMALA 2014‎ > ‎

01.Guatemala du 13 au 21.10.2014

Lundi 13 octobre 2014

Nous entrons au Guatemala par la frontière de Valle Nuevo (coût 160 Q).


La route n’est pas trop mauvaise mais la traversée des villages ponctuée de tumulos (dos d’ânes) plus ou moins signalés. Les paysages ne varient pas pour l’instant, montagnes, forêts, caféiers etc. Le ciel reste nuageux et quelques averses nous dépoussièrent les panneaux solaires.

Nous entrons dans Guatemala Ciudad, plus grande agglomération d’Amérique centrale, très étendue sur une succession de collines entrecoupées de ravines. Devenue capitale en 1773, on la surnomme Guate. D’après le lonely planet, on peut la trouver sale, dangereuse, sans intérêt avec ses bus délabrés, ses gratte-ciel qui font de l’ombre aux bidonvilles, mais tout de même fascinante, culturelle et accueillante.

Nous la traversons mais notre itinéraire ne permet pas de se faire une idée ni de juger.

Dès les derniers faubourgs atteints, nous passons les 2000m d’altitude avant une grande descente pour atteindre Antigua à 1530m en fin d’après-midi.

Nous nous rendons directement sur le terrain de la police touristique, Asistur, où l’on peut camper sur l’herbe, dans une enceinte murée. L’emplacement est gratuit, il y a l’eau, des wc et douches.

Nous y rencontrons un couple argentin déjà vu au Panama, un couple de Floride croisé au parc Manuel Antonio au Costa Rica et deux familles françaises, Jérôme, Laurence et le petit Hugo du Lot et Jérôme, Sophie, Eva et Lise de Lille.

Un peu avant 10 h (soir), nous sentons un balancement pendant plusieurs secondes et pensons à un rigolo qui nous secoue un peu. Louis sort et voit notre voisin qui a ressenti la même chose. Nous saurons plus tard, qu’un séisme de force 7.4 a secoué le golfe de Fonseca entre le Honduras et le Salvador, ressenti jusqu’au Mexique.

Mardi 14 au samedi 18

L’exploration de cette jolie ville coloniale commence par la visite à l’office de tourisme.

Antigua, ancienne capitale du pays, fut construite sans compter malgré les menaces qui montaient du sous-sol, pas moins de 38 églises, une université, des imprimeries, un journal et une vie politique et culturelle en faisait un centre majeur.
Elle est ravagée par un séisme en juillet 1773 évacuée, dépouillée mais jamais complètement désertée. Malgré le désintérêt des autorités, la restauration des édifices lui redonne toute sa splendeur jusqu’en février 1976. Un nouveau tremblement de terre anéantit tous les efforts et fait des milliers de morts.
En 1979, l’inscription au patrimoine mondial par l’Unesco donne un nouvel élan aux chantiers de remise en état.

Trois volcans surplombent Antigua, le Fuego, l'Agua et l’Acatenango.

Les premiers contacts guatémaltèques sont chaleureux et l’ambiance d’Antigua nous plaît bien avec ses odeurs de tortillas, ses costumes traditionnels représentant la culture maya. Les femmes portent le « traje », jupe « fajas » et tunique « huipiles » diffèrent selon les régions.

Un circuit établi par l’office de tourisme permet de découvrir l’essentiel des édifices en ruines ou restaurés. Nous étalons nos visites lorsque la pluie sûrement liée au passage d’un cyclone sur St Barth et St Martin nous laisse un peu de répit et déambulons aussi à la découverte de nouvelles rues.

Nous assurons aussi la partie domestique, courses, laveries, coiffeur etc…
Des voyageurs s’en vont, d’autres arrivent, les échanges d’infos vont bon train. Nous rencontrons également Chris et Tibo de Toulouse, partis pour le tour des Amériques à moto.

Dimanche 19

Nous reprenons la route sous un ciel plutôt clément mais qui ne tiendra sûrement pas au-delà du début d’après-midi. Nous traversons à nouveau la capitale, Guaté, la circulation assez fluide nous laisse le temps d’apercevoir quelques quartiers humbles.

Toujours vallonnés, les paysages changent, la végétation moins abondante convient à l’élevage de bétail.
A plusieurs reprises, nous roulons sur une seule voie de circulation en raison d’éboulements de terrains dus aux pluies abondantes.


Dans cette région nommée El Oriente, nous faisons étape à Rio Hondo, petite ville à 210m d’altitude, bordée par la Sierra de la Minas, où nous retrouvons la chaleur moite.
Les emplacements plats sont rares, un policier nous accompagne jusqu’à la place centrale. Ici, vous serez tranquilles, de l’autre côté de la ville il y a une fête donc à éviter et plus loin pas de station-service ou d’endroits sûrs.

Avant l’orage nous découvrons quelques rues puis nous posons sur un banc du parc et observons. Comme au bord d’un circuit, nous verrons passer et repasser les mêmes motos, voitures ou vélos. Un couple et leur petite fille arrivent à côté de nous, la maman fait des photos de sa princesse en robe de gala. Le papa s’assoit et laisse apparaître un révolver sur le côté droit légèrement dissimulé sous son tee-shirt. Bizarre, bizarre… Louis s’informe plus tard et apprend que la vente et le port d’armes sont libres dans le pays.

La pluie nous fait réintégrer le logis et la fête commence dans une salle communale, nous sommes aux premières loges, merci monsieur le policier !

Lundi 20

La carretera al Atlantico est jalonnée de petits villages, les stations services abondent, nous aurions sans doute pu passer une nuit meilleure dans ce secteur.

Nous longeons maintenant le rio Motagua et passons à Quirigua, pas très loin du Honduras, dont le site archéologique possède des stèles sculptées dans un parc tropical, son histoire est liée au site de Copan.

Cette zone connaît une activité fruitière importante, bananes et ananas essentiellement.

Nous arrivons à Rio Dulce en fin de matinée.

La route devient la rue principale, les camions chargés de conteneurs en provenance ou en direction de Puerto Barrios se fraient un passage au milieu de la foule de commerces ambulants et comedors, nous aussi.
Cette petite ville à l’extremité du Lago de Izabal connaît une activité nautique importante.

Considéré comme abri à cyclones le plus sûr des Caraïbes, les nombreux mouillages et marinas accueillent les plaisanciers dans un cadre paradisiaque.

Des voyageurs nous avaient chaudement recommandé le lieu, nous sommes déçus par le bourg qui n’a pas de charme et les bivouacs payants n’ont rien d’attractif à notre goût.
Nous prenons la direction d’El Castillo de San Félipe à 3 km près de la pointe du lac.
Dans la descente qui mène au château, une famille loue son terrain. Nous sommes accueillis par Octavo, Mariabel et Carlito et nous nous installons pour deux jours.
Nous allons faire la visite du château construit en 1652 pour lutter contre les pirates. Ces derniers prirent la forteresse et la brûlèrent en 1686. A la fin du siècle dernier, les murs épais servaient de prison puis abandonnée, elle tombe en ruine. Le fort est reconstruit en 1956, entouré d’un parc de verdure avec aires de pique-nique, barbecues et zones de baignades.
Le billet d’entrée raconte l’histoire du château sous forme de BD, une façon plaisante d’en prendre connaissance.

Mardi 21

A 7 heures, nous rejoignons Guillermo et son petit garçon pour une excursion sur le Rio Dulce, à bord d’une barque rapide (lancha) que nous avons réservée rien que pour nous.

Nous passons sous le plus grand pont d’Amérique Centrale qui a mis fin aux services d’un ferry seul moyen de traverser le fleuve avant sa construction.
Nous découvrons un nombre incroyable de villas, d’hôtels, de marinas, hangars à bateaux et mouillages forains. Islas de Pajaros sera notre première halte, quelques oiseaux marins communs sans plus, puis le fleuve s’élargit pour former El Golfete. Nous bifurquons sur un affluent, le rio Tatin, pour suivre ses méandres à travers la mangrove et ressortir près du jardin exotique où abondent les nénuphars.

Nous sommes approchés par des gamines en pirogue qui vendent de l’artisanat. 
A partir de là, le fleuve plus étroit descend dans un environnement tropical magnifique, dans une gorge bordée de falaises.
Un escarpement rocheux la Pintada, selon une légende les habitants y dessineraient depuis le 18è siècle, fait apparaître des graffitis datant des années 1950 pour les plus anciens. La Cueva de la Vaca aux parois habitées par les oiseaux annonce la fin du canyon. Le trajet continue à travers la jungle et nous atteignons Livingston, dans la Bahia de Amatique, aucune route ne relie cette ville de plus de 25.000 h au reste du pays.
Peuplée par les Garifuna, descendants d’esclaves africains et d’esclaves des Caraïbes de l’ïle de St Vincent éparpillés le long des côtes du Honduras et au Guatemala principalement à Livingston, ils parlent la langue garifuna avec un peu de français. Dans cette ambiance très caribéenne, on a réellement l’impression d’avoir changé de pays. Deux heures nous suffisent pour explorer la ville, nous retournons au quai à 11 h et embarquons aussitôt. 
 


Nous faisons étape à Agua Caliente pour le déjeuner et nous régalons d’un filet de robalo, poisson du fleuve. Une source sulfureuse jaillit de la falaise à cet endroit et la baignade est possible mais un bain chaud par 30° à l’ombre ne nous tente pas.
Nous avons adoré cette petite croisière, un beau trajet dans un paysage luxuriant aux petits soins de Guillermo.

Le fils d’Octavo notre hébergeur, possède aussi une lancha et propose également des sorties, nous avions déjà réservé lorsque nous l’avons appris.


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