06.Equateur du 01 au 11.01.2014

Du mercredi 1er au samedi 4 janvier 2014

Nous sommes toujours sur le parking de Roberto’s. Après un bon repas, foie gras, st Jacques gratinées au parmesan et mozzarella , gambas poêlées et persillées, glace, nous passons une bonne partie de l’après-midi avec nos enfants et nos proches sur Skype. Louis et Patrice se sont fait des nouveaux copains, des commerçants venus fêter le 1er janvier, l’un d’entre eux, musicien, connaît par coeur le répertoire de Francis Cabrel.


Le lendemain, nous déjeunons chez Véronique et Patrice en compagnie de Marcelle et Véro, bordelaises qui voyagent sacs au dos.

        

Une sympathique rencontre autour de bons plats dont nous nous souviendrons.

Pour finir la journée Louis nettoie le filtre à gas-oil de la plaque de cuisson et va en acheter un autre pour la prochaine révision.

Pendant ce temps je récupère mon linge à la laverie, encore tout chaud.

Vendredi, ménage et quelques courses en ville, achats de petits souvenirs, nous envisageons de partir demain.

Nous faisons aussi une balade du côté du Pont San Francisco pour assister à des plongeons assez spectaculaires au-dessus du fleuve. Il ne s’agit pas de saut à l’élastique, la personne se jette dans le vide maintenue par une corde dont la longueur augmente après plusieurs balancements et lui permet d’atteindre la rive.


Il pleut durant la nuit et pratiquement toute la journée, nous reportons notre départ. Nous en profitons pour mettre le récit à jour et en ligne.

Dimanche 5

La pluie ne cesse pas mais nous quittons Baños en milieu d’après-midi. Nous prenons la route des cascades qui sont nombreuses dans ce secteur dans un beau paysage de verdure et de relief accidenté. 

Nous assistons aussi à des survols aller-retour du fleuve Pastaza en tarabita (nacelle) ou en tyrolienne. 



Ce moyen de transport inventé par les incas leur permettait de transporter des marchandises et des animaux d’une montagne à l’autre.

Nous faisons étape à Rio Verde petit village où nous goûtons des beignets au fromage et à la banane, bons mais un peu gras.


Lundi 6

Nous empruntons un sentier puis plusieurs passerelles qui surplombent l’impressionnante chute El Pailon Del Diablo (chaudron du diable). 



Nous revenons vers le village et prenons un autre itinéraire qui plonge dans la forêt luxuriante puis par un escalier nous atteignons des balcons qui permettent d’apprécier la beauté du site avec douche assurée aux abords de la cascade.




Nous reprenons la route en direction de Puyo première ville aux portes de l’Amazonie qui ne nous retient pas, nous continuons jusqu’à Tena.


Petite ville d’environ 30.000 h située à la jonction de deux rivières au pied du massif andin, au climat tropical, elle connait une activité commerciale et administrative de chef lieu de canton.


Mardi 7

Louis a l’impression que l'alternateur ne charge pas normalement les batteries service. Il entreprend de vérifier toutes les connexions et de tester tout ce qui permettrait de déceler une défaillance. Ne trouvant pas, nous allons chez un électricien auto qui effectue les mêmes gestes et ne comprend pas ce qu’il se passe mais serait prêt à nous vendre des batteries neuves. Nous interrogeons le technicien de Clémenson qui préconise l’installation d’ un câble plus gros. Finalement nous laissons en l’état pour le moment, il semble que le peu d’ensoleillement des derniers jours n'a pas suffit pour les panneaux et les distances parcourues trop courtes n’ont pas permis d’atteindre la charge habituelle. Nous avons recours au groupe électrogène, ponctuellement, pour maintenir le niveau.

Du mercredi 8 au samedi 11

Nous partons à Puerto Misahualli et nous garons sur la place pour admirer les singes capucins qui y ont élu domicile. Attention aux lunettes et autres objets, ils sont assez chapardeurs. 



Ils sont intelligents et c’est incroyable de voir avec quelle dextérité ils cassent des noix avec une pierre.

Nous faisons le tour du village où de nombreux commerces liés au tourisme sont installés et passons par le petit port d’où partent les pirogues à moteur.

Nous allons à l’agence Teorumi où nous sommes accueillis par Amélie, française mariée à Teo un guide naturaliste équatorien, ils œuvrent ardemment pour la communauté de Shiripuno. Nous nous renseignons sur les offres d’excursions et faisons la connaissance de Marie-Claire, d’origine Orléanaise qui vit et travaille à Buenos Aires.

Au village de Shiripuno, nous nous installons sur le terrain de foot tout près du fleuve.


Nous visitons les installations à 300 m de là, hébergements, restaurant, artisanat et autres activités gérés par une association constituée de 30 femmes de la communauté indigène.



Pour les sorties dans la jungle, il est conseillé de se vêtir d’un pantalon long, d’une chemise ou tee-shirt à manches longues, un poncho de pluie et de bottes en caoutchouc, chapeau, répulsif à moustiques etc… Les bottes peuvent être prêtées par l’agence mais nous préférons utiliser les nôtres, achetées la veille.

Le lendemain, nous réservons pour découvrir un coin de cette zone également appelée Oriente. Cette région qui couvre donc tout l’Est du pays est riche puisqu’elle produit du pétrole, à quel prix pour l’environnement, et pauvre puisqu’elle ne compte plus que 3% de la population équatorienne, population indigène et quelques colons. Ces derniers ne s’encombrent pas de scrupules écologiques et ont tendance à défricher la forêt.

Avec nous, 3 autres participants : Marie-Claire, Bacha jeune touriste tchèque et Jean-Pierre, voyageur à vélo, qui pendant 3 semaines a aidé bénévolement à installer l’électricité à la communauté avec le père d’Amélie.

Nous retournons au bivouac pour préparer nos sacs à dos et dînons avec toutes les denrées périssables que l’on ne peut pas congeler.

A 8h30, nous sommes au rendez-vous. Vers 9h nous embarquons sur la pirogue à moteur avec Polo pour guide et Javier comme cuisinier. 


Nous naviguons sur le Rio Napo, affluent de l’Amazone qu’il rejoint à 1200 km d’ici. Il faut une bonne connaissance du fleuve en raison des différences de niveau d’eau et du passage de rapides. Nous accostons au pied d’un long escalier qui nous amène à la Posada Susi, notre hébergement. Idéalement implantée au dessus du fleuve, elle jouit d’un balcon face à une mer de  végétation luxuriante et permet d’apercevoir par temps clair les volcans El Altar et El Sangay, ce qui se produit rarement.

Nous démarrons pour une marche d’environ 6h aller-retour. Tout d’abord Polo nous peint le visage à l’aide d’un colorant naturel issu du fruit d’un arbuste, dans le but de nous protéger des mauvais esprits de la selva.


    

Polo ouvre la marche pour vérifier qu’il n’y a pas de serpents et avec sa machette dégage les grandes herbes de l’étroit sentier. Au fur et à mesure que nous progressons, il nous explique comment les indigènes utilisaient les diverses essences et plantes, également leur importance dans le domaine médical. Par exemple, un arbuste fournit une espèce de gélatine qui sert à la cicatrisation et pour suturer, à la place de points, ils faisaient mordre la cicatrice par une fourmi spéciale qui maintenait ainsi la plaie fermée, ils coupaient alors le corps de l'insecte, ne gardant que la tête, mandibules plantées.


 Autre pratique, en incisant son tronc, un arbre sécrète un liquide rouge appelé Sangre de Dragon qui soulage divers maux. Nous observons encore beaucoup de plantes découvertes par les indigènes et toujours utilisées. Ils fabriquaient également des pièges de façon judicieuse pour chasser les oiseaux ou les animaux, mais remplacés maintenant par l’escopette.

Une démonstration de tressage de feuilles de palmier nous permet de voir comment se vêtir à peu de frais, sac à main inclus.



Les montées, descentes, passages de ruisseaux se suivent dans une profonde boue collante due aux fortes pluies des derniers jours.


La chaleur et l’humidité en rajoute à l’épreuve, heureusement nous n’avons pas besoin des capes de pluie pour transpirer davantage.

Nous traversons une communauté moyennant une "contribution" puis arrivons enfin près des cascades d’où nous entamerons le retour.


Javier, aidé de Polo, nous prépare le pique-nique servi sur de grandes feuilles, assortiment de crudités, jambon et fromage pour accompagner des tacos secs ; un peu léger pour des marcheurs affamés.


Nous sommes invités à la baignade mais seuls Jean-Pierre et Javier profiteront d’un plouf rafraîchissant.

Nous reprenons nos bâtons de pèlerins et au bout d’environ ¾ d'heure, nous empruntons un sentier différent où les montées sont encore plus raides, de plus, nous devons maintenir une bonne allure pour arriver avant la nuit.


Nous traversons des plantations de café et de cacao. Cette période est consacrée à la taille des arbres.


Nous apercevons enfin le toit de la Posada. Après avoir décrotté nos bottes, nous profitons d’une douche chaude bienvenue.


Un peu de repos dans les hamacs 


puis le dîner est servi sur la terrasse couverte : potage, poulet riz et un peu de légumes ; pas très original.


Nous attendions plus exotique compte tenu du lieu.

Une sortie nocturne est organisée, il faut remettre les bottes, les vêtements adaptés et le répulsif.  Je n’y participe pas, le lit m’attire davantage.


Sous-pages (1) : Diaporama
Comments