08.Equateur du 14 au 21.01.2014

Mardi 14 janvier 2014

Nous quittons Shiripuno et faisons une halte à Tena pour quelques courses. Nous déjeunons au bord du fleuve et reprenons la route sous un ciel maussade. La brume et une pluie fine nous accompagnent. De la forêt amazonienne, nous passons par les contreforts de la chaîne andine mais ne profitons pas pleinement des magnifiques paysages. Nous nous arrêtons au village de Papallacta, devant l’église pour une nuit au calme.

Mercredi 15

Nous montons aux Thermes juste au-dessus du bourg à 3450m. Le ciel est dégagé, le soleil prometteur et le thermomètre affiche 9°. Un luxueux complexe accueille curistes et touristes pour des bains dans plusieurs bassins de différente température dans un cadre superbe. Dès 9h30, nous nous prélassons dans une eau aux propriétés très élargies. Quelques passages sur des bains à remous nous massent le dos et les cervicales. Qu’est ce qu’on est bien ! On oublie la fatigue des derniers jours et les sueurs tropicales.

Tellement bien, que nous y restons jusqu’à midi et trouvons l’air un peu frais en sortant de l’eau (12°).


Nous continuons jusqu’à la Lagune de Papallacta, dont l’eau après traitement alimente la ville de Quito, mais ne pouvons y accéder, via cerrada.


Nous franchissons le col de Papallacta à 4075m et commençons à descendre vers Quito.


A environ une dizaine de km de notre destination, nous croisons Véronique et Patrice Sanson rencontrés à Baños et Daniel Fortin connu en France avant son départ en 2012.

Très contents de se revoir, nous bavardons un bon moment au bord de la route.

Nous entrons dans Quito que nous traversons sans souci, la circulation n’est pas stressante. A 2850m, elle est la 2ème capitale la plus haute du monde après La Paz. Elle s’étire dans une vallée entourée de collines verdoyantes sur une longueur de 30 km avec une largeur de 4 à 7 km et compte environ 1.800.000 habitants.

Nous nous installons sur le parking d’un Mc Do, déjà utilisé par d’autres voyageurs, bien situé mais bruyant.

Durant la matinée, nous ne nous sommes pas méfiés et commençons à ressentir les effets du soleil pendant notre bain prolongé.

Jeudi 16 janvier

Nous sommes couleur écrevisse et nous nous tartinons de biafine mais supportons mal le contact des vêtements.

Une belle journée s’annonce, nous passons à l’office du tourisme dans le quartier colonial, puis commençons par la visite du Palais Carondelet, nom de l’architecte français qui l’a dessiné, il s’agit du Palais du Gouvernement. 


Après les contrôles liés à la sécurité, nous sommes photographiés dans un des patios, la photo nous est remise à la sortie en souvenir. Le guide nous accompagne à l’étage, nous avons accès à la salle du Conseil des Ministres, à la salle à manger et au salon réservés aux réceptions officielles, tous les cadeaux offerts par des chefs d’état étrangers sont exposés dans des vitrines. Du balcon, la vue sur l’agréable place est imprenable, avec le monument aux Héros du 10 Août 1809 au milieu et Palais de l’Archevêché côté droit. Absent aujourd’hui le Président Rafaël Correa réelu au premier tour en 2010, assiste tous les lundis à 11h30 à la relève de la garde sous les arcades.

  
 

En taxi, nous allons au téléphérique du Pichincha au pied des volcans Guagua et Rucu Pichincha. Les télécabines installées en 2005 par une entreprise française, nous amènent à 4100m. Une promenade le long des crêtes offre un panorama exceptionnel sur la ville et les volcans environnants.




Nous retournons dans le vieux Quito.

La cathédrale blanche, de faible hauteur en raison des risques de tremblements de terre, occupe un autre pan de la place. De chaque côté de l’entrée figurent la liste des 204 fondateurs de la ville répartie sur six plaques. Une autre plaque indique que c’est d’ici qu’est parti l’explorateur Francisco de Orellana (également fondateur de Guayaquil) pour découvrir l’Amazonie et le fleuve Amazone en 1541.

Sur une autre immense place pavée, bordée de charmantes maisons coloniales à balcons, se situe le couvent de San Francisco qui abrite un musée. L’église juste à côté est la plus ancienne de Quito et la chapelle de Cantuña dont l’intérieur est d’une richesse époustouflante.


L’imposante Eglise de La Merced, planchers en bois, contient une série de toiles aux cadres dorés du célèbre peintre Medeiros.

La Compañia, église de la Compagnie des Jésuites dont la construction dura un siècle et demi serait l’église la plus couverte d’or.


L’Eglise San Agustin du XVIè siècle où sont enterrés de nombreux héros de l’indépendance.

Il y aurait plus de 25 églises dans Quito.

Nous apercevons la Virgen du Panecillo perchée au sommet de la colline érigée sur un ancien site inca.


Pour terminer la journée, l’église et couvent Santo Domingo sur la place du même nom d’où nous prenons le tramway pour retourner au bivouac.



Vendredi 17 janvier

La visite du Quito moderne : des immeubles de verres, des hôtels de chaînes internationales, de belles avenues, 2 grands parcs Carolina et Métropolitano, des boutiques et la rue Reina Victoria animée avec ses bars, restos, discothèques, agences de tourisme, occupe notre matinée.

                   

L’après-midi, nous retournons dans le quartier historique et admirons l’extérieur de la Basilique del Voto Nacional.


 

Nous continuons à déambuler dans les rues très fréquentées jusqu’à la Ronda. La plus ancienne rue coloniale de la ville, bordée de belles bâtisses a retrouvé sa splendeur en 2005.

                 

Repaire de voyous et dealers pendant quelques années, la municipalité l’a réhabilitée. Elle est devenue le cœur de l’animation nocturne du Quito Colonial.

Le futur métro de Quito sera fonctionnel en 2017. Une exposition de maquettes, plans, explications des travaux d’excavation et de construction nous apprend que ce métro sera réalisé par 4 nations l’Espagne, le Brésil, l’Italie et la Corée. Alsthom est absent de ce projet dont les chantiers ont démarré.

Pour compenser l’usage d’une place de parking, nous dînons pour la 2ème fois au Mc Do, et c’est beaucoup.

Samedi 18 janvier

Nous faisons quelques courses au supermarché du quartier puis un tour dans le parc El Ejido où se tient un marché d’artisanat indigène. Plusieurs animations gratuites ont lieu devant des salles de spectacles ou sur des places publiques.


Nous avons un mail de la famille Syselema, déjà rencontrée 3 fois, ils sont aussi à Quito et nous convenons de nous retrouver le soir.

Nous déjeunons dans un patio de comidas d’un plat typique « llapingacho » avec un jus de tomate de arbol pour 5,60 U$ 


puis allons dans la rue Reina Victoria boire le café en terrasse, deux expressos 5,25U$. Nous profitons du confort de l’endroit pour lire la presse équatorienne dont les unes attirent notre attention depuis quelques jours dans les kiosques.

Les amours secrètes de M. François Hollande y sont relatées dans le détail suite aux révélations de la revue Closer.


Nous retrouvons Gabi et allons rejoindre nos copains sur le parking de l’ancien aéroport, nous y passons la nuit après un apéritif dinatoire de retrouvailles.


Dimanche 19 janvier

Toujours en compagnie de Sylvie, Sébastien, Léa et Mathéo nous visitons la Mitad del Mundo.


La Moitié du Monde, latitude 00°00.000' est un village construit dans le style typique colonial avec cafés, restos et commerces d’artisanats et souvenirs. Une grande tour en pierre de 43m surmontée d’une boule symbolisant la terre fut érigée à l’endroit déterminé par les scientifiques. Actuellement, ce monument est le site le plus visité du pays.

Une allée rend hommage aux 10 savants français et 3 espagnols qui ont formé la mission géodésique conduite par Charles-Marie de la Condamine vers Quito.

Un insectarium expose de magnifiques papillons mais aussi des tarentules, des scarabées et autres bestioles dans des cages de verres.

Un pavillon Francia expose les documents, plans et cartes de l’expédition.

Le Musée Inti Ñan vaut le détour, il se trouve sur la véritable ligne de l’équateur à 240 m du monument, indications GPS. Déjà connu par les Quitu-Caras, une tribu qui peuplait la région avant les Incas au XVème, déduction de la position de la ligne par celle des astres. Pour eux, ce site était le plus proche du dieu Soleil.  

Paola notre guide, nous propose diverses expériences assez déconcertantes, voir un lavabo se vider dans un sens puis dans l’autre 2m plus loin, faire tenir un œuf sur un clou ou marcher sur une ligne les yeux fermés.

Nous passons la nuit sur le parking du site.


Lundi 20 janvier

C’est le moment de nous séparer, nos compatriotes vont visiter la ville, nous, nous allons voir le cratère de Pululahua. A quelques kilomètres, au dessus du village de Calacali, un belvédère domine un superbe cratère de 300m de profondeur et 4km de circonférence avec quelques habitations et des cultures. Nous n’avons pas été assez matinaux pour apprécier pleinement le site, la présence de nuages assez bas limite la vue.


Nous repartons sur Quito pour renouveler notre assurance au mois et nous garons au parc la Carolina. Nous y retrouvons les Syselema qui font la même démarche. Après plusieurs tentatives dans diverses agences, nous finissons par obtenir notre renouvellement. Il est plus de seize heures, nous décidons de passer la nuit dans le parc Métropolitano. A 3000m, cet immense domaine boisé attire les quiteños pour la balade ou le sport, vtt, footing etc.

L’endroit est tellement calme et agréable que nous y restons un jour de plus. Nous avons beaucoup de visiteurs même la police vient bavarder et Louis en profite pour faire un tour dans leur buggy.

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