07.Equateur 12 & 13.01.2014

Dimanche 12

La pirogue vient nous récupérer et nous nous rendons à Amazoonico, un centre de récupération et de réhabilitation d’animaux maltraités ou captifs.



Ilona, une jeune anglaise bénévole nous guide tout au long de la visite. Elle connaît l’histoire de chaque oiseau, chaque animal, elle nous la raconte et c’est un réel plaisir d’écouter. Des perroquets, toucans, singes, tapirs, pécaris, capibaras, caïmans, tortues, ocelots, un anaconda sont soignés ou réconfortés avant de retrouver la liberté.

Une visite intéressante avec une guide qui a su nous communiquer l’intérêt qu’elle porte aux animaux.

            

Nous naviguons à nouveau après avoir bifurqué sur un autre bras du fleuve puis nous accostons sur une petite plage pour le déjeuner et la baignade.


Toujours par le fleuve, nous nous rendons au Musée 


où nous découvrons les moyens qu’utilisaient les Kichwa pour capturer le gibier. Ils concevaient des pièges en fonction de la taille de l’animal, du tatou au jaguar ; des systèmes assez ingénieux qui ne laissaient aucune chance aux pauvres bêtes.


Une épreuve à la sarbacane nous est ensuite proposée. Toutes les flèches n’atteignent pas la cible mais pour un début, nous ne sommes pas maladroits.

    

Nous rejoignons la pirogue et le rio Napo pour une ultime étape fluviale. Nous arrivons à la communauté où hier l’électricité a remplacé la bougie.


Nous retournons au bivouac, bien contents de quitter nos bottes et de mettre à sécher nos vêtements trempés de sueur en attendant d’aller à la laverie.

Lundi 13 janvier

Après une nuit réparatrice, nous reprenons les activités accompagnés par Marina.


Une visite de la plantation nous permet de découvrir d’autres plantes médicinales comme l’ajo de la selva. Marina déchire une feuille et nous fait sentir. L’odeur de l’ail dégagée est incroyable, cette plante guérit les sinusites, la toux et autres affections. Egalement, elle nous fait mordre légèrement une fine racine utilisée contre la douleur et une sensation d’anesthésie apparaît. D’autres sont préparées en infusion ou boisson énergétique.


Nous plantons un bananier mais ne pourrons pas voir ses fruits. 

Après la récolte des tubercules, nous remettons en terre la tige du yucca, bourgeons bien ensevelis et arrachons l’herbe autour pour faciliter sa croissance.


Pour nous faire goûter un fruit dont j’ai oublié le nom, Marina grimpe sur un cacaoyer et avec un gancho qu’elle vient de fabriquer fait tomber les longues gousses. A l’intérieur, il y a des fèves, on mange uniquement la membrane qui les enveloppe semblable à de la ouate, c’est bon.

       

La cueillette continue, cabosses de cacao, avocats, papayes, oranges, citrons verts et de délicieuses petites bananes. Pour les transporter on confectionne un panier en feuilles de palmiers.
Marina débite à la machette une branche morte de bois d’oranger qui servira au feu de la cuisine. 


Une feuille de paja toquilla, la fibre utilisée pour la fabrication des Panamas servira à ficeler la brassée de bûchettes.


Nous rentrons bien chargés, il est l’heure de faire le repas.


Nous commençons par la préparation du chocolat. Les fèves séchées au soleil sont torréfiées puis pelées et moulues. Avec du sucre et un peu de lait la poudre est diluée jusqu’à obtention d’une pâte onctueuse prête à utiliser pour le dessert.



Nous mettons notre poisson à cuire et en attendant nous allons jusqu’au fleuve pour jouer les orpailleurs.


Nous grattons le sol de la berge et lorsque nous atteignons la terre, sous le sable, nous remplissons la batte puis avec un mouvement circulaire nous éliminons les cailloux. Lorsqu’il ne reste qu’un peu de dépôt on voit si la chance nous a souri. Bingo, quelques poussières jaunes brillent ! Elles iront rejoindre celles de la communauté.

    

Nous savourons le tilapia en papillote accompagné de riz, yucca et crudités et de la papaye recouverte de coulis de chocolat.


Nous apprenons ensuite à préparer la chicha amazonienne à base de yucca (manioc) à la place du maïs. Il y a peu de temps le yucca écrasé était mâché et recraché par les femmes indigènes. En raison de cas de contamination, l’ajout de camote (patate douce) remplace cette pratique.
Après 7 jours de fermentation on obtient une boisson alcoolisée que l’on boit pour les fêtes.


Place à la danse traditionnelle également pratiquée pendant les fêtes. Nous nous mêlons aux jeunes femmes pour une petite initiation sympathique.


C’est l’heure de passer à l’atelier d’artisanat. Nous choisissons nos fils et nos perles et procédons au tissage de bijoux. Louis réalise un beau bracelet beaucoup plus élaboré que le mien très basique. On voit tout de suite qui manie l’aiguille et le fil à la maison.


Nous quittons Marina et ses compagnes qui vont préparer une soirée pour fêter l’arrivée de l’électricité qui va aussi améliorer le confort des touristes.

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