05.Equateur du 23 au 31.12.2013

Lundi 23 décembre 2013


Il fait beau, nous voyons le volcan Chimborazo. Louis fait un peu d’entretien mécanique, pendant que je me promène en centre ville. 


L’effervescence des veilles de fêtes est palpable, la foule se presse pour les achats de dernière minute mais les gens ne sont pas emmitouflés (près de 30°).

Le soir, nous sommes invités par les proprios (7 frères et sœurs) de l’hôtel et dînons avec eux d’un sandwich au fromage et d’une boisson chaude.


Le lendemain, nous passons chez un correspondant de notre assureur pour renouveler notre contrat d’un mois mais l’employé prétend ne pas pouvoir le faire. Nous avions complètement oublié cette démarche et notre garantie prend fin demain, il nous faut donc une solution rapidement. 

Notre courrier n’est pas arrivé, nous décidons de quitter Riobamba en début d’après-midi.

Le ciel s’est obscurci et un orage éclate avec des averses de grêlons qui nous freinent dans notre élan. Lorsqu’enfin la pluie fait suite il est plus de 16 heures, nous préférons remettre notre départ à demain.

Nous préparons un bon dîner de Noël avec foie gras (merci Lolo), champagne entre autres délices et trinquons à la santé de tous ceux qu’on aime.

Mercredi 25

Nous passons saluer Régina à l’Hôtel, elle nous offre une grosse part de gâteau (il est 11 h) avec un thé parfumé au fruit de la passion, ce sera notre repas, puis elle nous raccompagne avec un ami pour visiter le camping-car.


Nous sortons du parking et rendons la clé à Ignacio. Blabla sur le trottoir, il nous présente à tous les gens qui passent comme ses amis français, ils nous prennent en photos, son frère nous vend du miel… Etc… nous finissons enfin par partir.

Etonnamment, il y a du monde sur la route, beaucoup de commerces ouverts dans les villages et des ouvriers sur les chantiers. Nous pensions que les gens seraient à table en famille.

Nous trouvons, sur internet, l'adresse d'un agent d'assurances à Ambato, sur notre route. 

 

En arrivant à Ambato nous cherchons un bivouac et trouvons après avoir demandé trois fois (à des policiers). Nous atterrissons sur le parking d’un bâtiment de police neuf, un peu bruyant car près de la rue mais on ne peut plus sûr.


Jeudi 26 au dimanche 29 décembre

A la première heure, nous allons chez l’assureur et obtenons une couverture d’un mois supplémentaire. 

Nous faisons quelques provisions dans un supermarché et roulons en direction de Baños. Quelques kilomètres avant, nous nous arrêtons à Pelileo où les habitants fabriquent des jeans à domicile. Les nombreuses boutiques en proposent à partir de 8 € «griffés» Levi’s et autres grandes marques…



A Baños, nous nous installons près du parc infantile Montalvo, à deux pas du centre. Nous sommes rejoints par Véronique et Patrice que nous avions croisés à Pelileo.



Nous changeons de place et bivouaquons sur le parking du restaurant Roberto's.


Baños est une ville de 20.000 h à 1850 m d'altitude, station thermale réputée dans un très bel environnement de montagnes. Elle est aussi très fréquentée pour ses activités de plein air à pied, à cheval, à vélo. On pratique également le rafting, le canyoning, la tyrolienne etc, etc…

Le lendemain, nous faisons une balade au Mirador de Bellavista pour jouir d’une belle vue sur la ville. Nous n’apercevons pas le sommet du volcan Tungurahua, dans la brume comme souvent.


L’alternance de pluie et soleil en raison de la proximité de l’Amazonie ne nous incite pas à faire des sorties trop longues.


Nous visitons «el Cade», un atelier d’ivoire végétal. A partir de grosses noix qui se trouvent à l’intérieur du fruit d’un palmier de la côte ou d’Amazonie l’artisan sculpte des petits objets et fabrique des bijoux. Pendant longtemps, le tagua fut utilisé pour la confection de boutons puis devancé par le plastique. Les exportations reprennent car on l’utilise en haute couture à la place de l’ivoire animal.

La nuit fait son apparition et nous pouvons apprécier les éclairages de fêtes.


Nous profitons de ce temps libre pour mettre à jour notre courrier, passer de bons moments avec nos compatriotes et bavarder avec les locaux qui nous rendent gentiment visite.

Dimanche en fin de journée, arrive un camping-car français, Juliette, Christophe et leurs deux bouchons.

Lundi 30

Nous avons réservé une descente en rafting et nous présentons à 9 heures à l’agence. Nous partons en minibus jusqu’au point de mise à l’eau, jusqu’à présent tout va bien mais je sais que le fleuve est de niveau 3 à 4 sur une échelle de 5.


Nous nous équipons d’une combinaison en néoprène, gilet et casque et écoutons sérieusement le moniteur nous donner les instructions pour la navigation et les consignes de sécurité. Il y a tellement de choses à retenir, de recommandations à mettre en pratique qu’à la fin de ses explications je me demande ce que je fais là et je finis par angoisser pour la suite.


Nous mettons le canot à l’eau et commençons à ramer tranquillement pendant quelques minutes puis nous passons une première zone de turbulences pour nous mettre dans l’ambiance. 

Louis à l'avant, moi à l'arrière (gilets jaunes)

Le parcours continue et les passages féroces sont de plus en plus nombreux. 


Heureusement nous faisons des pauses près de la rive pour soulager nos muscles sérieusement mis à l’épreuve. Nous débarquons et marchons sur la berge pour éviter un endroit particulièrement difficile. Pour le bouquet final nous traversons une série de rapides où nous sommes brassés dans d’énormes paquets d’eaux, épreuve assez impressionnante pour des débutants, puis retrouvons une accalmie et terminons cette descente.


 
si, si on est dans la vague ! 

L’expérience fut musclée et copieusement mouillée pour un baptême mais nous a beaucoup plu.

Mardi 31

Il fait grand beau ! Nous décidons de faire une balade à cheval pour nous rapprocher des flancs du volcan toujours en compagnie de Véronique et Patrice.


Cela fait plusieurs années que nous n’avons pas utilisé ce genre de locomotion mais très vite nous sommes à l’aise, les chevaux dociles sont habitués au trajet, néanmoins, nous rajoutons quelques courbatures à celles de la veille.


Les sommets dans la brume durant la montée sont complètement dégagés au retour et nous pouvons voir le Tungurahua (5023 m). Ce volcan bien actif projette régulièrement des cendres voire des roches, mais aujourd’hui même pas un soupçon de fumée.

Le soir, après l’apéritif au champagne, nous apprécions la cuisine du Petit Restaurant, tenu par un franco-argentin. 


Nous déambulons ensuite dans le centre ville gavé de monde. A minuit, les gens mettent le feu à des pantins ou des objets fabriqués en papier journal pouvant atteindre des dimensions importantes et toutes les rues deviennent jonchées de feux. 

 
 

Beaucoup de participants sont déguisés ou portent des perruques criardes, certains boivent et dansent.


A l’année prochaine !


Sous-pages (1) : Diaporama
Comments