04.Equateur du 14 au 22.12.2013

Samedi 14

En fin de matinée nous quittons Cuenca pour nous rendre à Ingapirca. La route est belle, toujours entourée de collines verdoyantes et boisées, traversant de nombreux villages.


Le temps change après une cinquantaine de kilomètres et nous finissons sous la pluie et dans un épais brouillard. Nous ne faisons pas la visite du site dans ces conditions, on n’y voit pas à dix mètres. 


Le gardien nous autorise à passer la nuit là et nous assure le soleil pour le lendemain matin.


Dimanche 15

Grand ciel bleu ! Nous achetons les tickets d’entrée et attendons notre guide pour la visite. Ce complexe a été découvert par le français La Condamine lors d’une mission géodésique. Dans un cadre superbe, les Incas ont édifié ce centre cérémoniel avant 1500, le plus important du pays. Cette zone était peuplée par les indiens Cañari.


On commence par la Pilaloma, où furent découverts le plus de vestiges cañari. On trouve ensuite la Vaguada, une aire cérémonielle et une tombe, petit monolithe vertical et un cercle de gros galets ronds.


Le secteur de La Condamine, mis au jour en 1970 était la partie où se trouvaient les maisons des notables incas. Ce nom lui a été donné en l’honneur du savant français.


Puis s’étend la Plaza, grande esplanade dont les ruines se limitent aux fondations. Elle était utilisée pour les cérémonies et aujourd’hui encore certaines fêtes indigènes y sont célébrées comme leur nouvel an (solstice du 21 juin).


Nous arrivons au Templo del Sol bâti sur une roche en bord du ravin, de forme ovale, ses pierres parfaitement ajustées selon la technique inca et orienté d’est en ouest (course du soleil).


Par un sentier qui entoure les ruines, nous atteignons l’Ingachungana, lieu de cérémonie et l’Intihualco, un rocher qui fait penser au profil de l’Inca (fantaisie de la nature).


Le Musée est en travaux, donc fermé au public.

Nous bavardons un moment avec un français installé en Equateur. Sylvain loue des motos et propose des circuits accompagnés, si vous êtes intéressés nous avons ses coordonnées.

Nous quittons le site dans l’après-midi et retrouvons le brouillard. 


Nous abrégeons l’étape et nous arrêtons à Chunchi, place de l’Eglise.


Lundi 16

Nous roulons à nouveau dans un épais brouillard jusqu’à Guamote puis l’horizon s’éclaircit. 


Nous arrivons à Riobamba où nous devons récupérer un courrier. Nous avons la chance de trouver un stationnement juste à notre taille (après un superbe créneau) à environ 1 km de la poste d’où nous sortons bredouilles. A cette période, les délais sont beaucoup plus longs et peuvent aller de 2 à 6 semaines, dans notre cas, cela en fait déjà 4….


Pour meubler l’attente, nous décidons de faire le tour du massif du Chimborazo. Une piste en assez bon état sur une quarantaine de kilomètres au relief très varié, considérée comme la plus haute du pays (passe à un peu plus de 4000m) nous conduit à Guaranda. 


Quant au volcan, nous en avons entrevu un petit coin de temps en temps.


 Nous sortons de la ville et trouvons un peu plus loin un bivouac sur le parking d’un parc de loisirs fermé, au bord du lago de las Cochas.


Mardi 17

Louis a la crève mais nous partons tout de même jusqu’à l’entrée du parc du Chimborazo. Une fois de plus, nous ne tardons pas à entrer dans le brouillard, la visibilité est vraiment très limitée heureusement les gens roulent prudemment dans l’ensemble. On aurait pu rester dans la vallée de la Garonne pour ce genre de sensation.


Nous nous enregistrons auprès des Guardaparques et trouvons un endroit plat où passer la journée pour nous acclimater à l’altitude de 4350m. 



Après le repas nous partons faire une balade en guise de test, une montée d’une heure avec une température de 10° et des passages de brume. Tout se présente bien, pas de maux de tête ou autres troubles, nous restons donc là cette nuit. 


Plus tard, nous découvrons la cime blanche du volcan éclairée par la pleine lune. Le ciel dégagé nous laisse espérer une matinée plus clémente.

Mercredi 18

1°8 ce matin, le soleil est bien présent et nous pouvons admirer le volcan dans sa totalité. Le Chimborazo, mont le plus élevé d’Equateur culmine à 6310 m. Il est considéré comme endormi compte tenu de sa dernière éruption qui remonte à 10.000 ans, il est enneigé toute l’année.


Son ascension réservée aux spécialistes de haute montagne nécessite la présence d’un guide. Nous nous préparons pour effectuer une excursion sur ses flancs espérant atteindre le 2ème refuge.

Le sentier est fin et la montée régulière, nous progressons tranquillement bien concentrés sur la respiration. 


Nous sommes dépassés par cinq jeunes gens qui ne vont pas tarder à se calmer. Ils font de plus en plus de pauses et nous les rattrapons. La brume fait une nouvelle apparition et dissimule le géant. Il commence à faire froid et quelques flocons nous accueillent à l’arrivée au refuge de Whymper à 5000m. Nous aimerions aller jusqu’au niveau de la première glace, nous continuons aux environs de 5100 mais nous sommes enveloppés par la ouate et la neige devient abondante. 



Nous préférons redescendre au bivouac nous réchauffer, contents quand même de notre première grimpette à cette altitude.

Dans l’après-midi, nous roulons à nouveau vers Riobamba (limite pluie/neige jusqu’à 3800) et nous précipitons à la poste : Nada de Francia !!


Nous nous installons sur le parking fermé de l’Hôtel Whymper près du centre en attendant.


Dimanche 22

Nous sommes toujours bloqués à Riobamba, ville de 210.000 h, la première fondée par les Espagnols en Equateur. Détruite en 1797 par un tremblement de terre, elle fut reconstruite 14 km plus loin, seule la façade de la cathédrale a été récupérée, son intérieur sobre surprend. 

    

A 2750m, la ville est située sur le vieux chemin impérial des Incas qui menait de Cuzco à Quito. Dans son environnement extraordinaire de montagnes, Riobamba offre peu d’attrait à part son centre du style des villes d’époque coloniale.


Jeudi et vendredi les rues étaient réservées au Pase de Niños, défilés de jeunes danseurs et de chars pour fêter les vacances scolaires.

      

Le soir, la foule se presse dans les rues et sur la place Maldonado pour admirer le festival de Luces de Navidad en mangeant allégrement des brochettes, des beignets, du maïs ou des bananes plantains grillées ou frites.




Louis va mieux, à mon tour de m’offrir un gros rhume.

Nous avions projeté une petite expédition en Amazonie Equatorienne pour Noël qui semble compromise et nous n’avons pas de plan B.

Comme tous les jours, demain nous retournerons à la poste. Si notre courrier n’est toujours pas arrivé, nous improviserons un programme dans les environs.


Nous souhaitons un Joyeux Noël à tous nos fidèles lecteurs et leurs proches et de Bonnes Fêtes de fin d’année.

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