02.Equateur du 30.11 au 06.12.2013

Samedi 30 novembre

Nous partons en direction de Loja. A l’entrée de la ville nous nous arrêtons dans un supermarché où nous déjeunons après les courses.

Nous prenons un bus pour nous rendre dans le centre que nous n’avons pas visité lors de notre premier passage. Autour du Parque Central, il y a le siège de la Gobernacion, la cathédrale construite au XXè siècle et le modeste Museo del Banco Central. 




Nous parcourons ensuite la Calle Bolivar puis Calle Lourdes avec son portique ouvragé et ses maisonnettes colorées aux balcons et fenêtres en bois sculpté. 



Il n’y a pas grand-chose à voir à Loja connue comme la ville d’origine de grands chanteurs et guitaristes. Il y a quelques années, elle est arrivée 3ème au classement mondial des villes les plus écologiques.


Nous traversons une place où se tient une foire internationale gastronomique. Nous sommes abordés par un commerçant qui nous propose des fromages français, du brie, du bleu, etc.. En manque de ces bonnes choses, nous stoppons, très intéressés mais ne voyons aucun produit de chez nous.



Ils sont fabriqués à Quito selon la tradition d’origine française nous précise le vendeur, le bleu est un roquefort andin etc, etc. Et là, on lui avoue que nous sommes Français, un ange passe, il n’a plus d’argument mais appelle aussitôt sa femme qui parle un peu notre langue. Nous bavardons un grand moment avec eux.


Nous cherchons un bus qui nous ramène à notre véhicule, nous avons mal compris la station qui nous intéresse et nous retrouvons en dehors de la ville, obligés d’en prendre un autre pour enfin arriver à destination.

Nous roulons jusqu’à la tombée de la nuit et bivouaquons devant l’église de Santiago, un petit village charmant.


Dimanche 1er décembre


Nous continuons à travers des paysages verdoyants et des superbes panoramas. 




Nous allons jusqu’à Saraguro, à 2400m au creux d’un cirque de collines, sympathique village où se tient un joli marché, chaque dimanche. 



Mais c’est surtout pour voir les Indiens Saraguro et leur tenue noire très caractéristique. Les femmes portent une jupe portefeuille sur un jupon dont le bas est brodé, un beau corsage et un superbe collier et un chapeau de feutre. Les hommes ont les cheveux très longs, quelquefois en natte et sont vêtus d’un pantalon court, un chasuble et un chapeau. Cette coutume serait une façon de porter le deuil depuis près de 5 siècles de leur Inca Atahualpa.

Découverte de fruits inconnus :

      
          

Une spécialité de la région, le chancho (porc) dont la couenne, grillée au chalumeau, est vendue en lamelles avant que le reste de la bête soit débité.



Nous déjeunons au resto Inti Wasi, sous la verrière de la grande cour d’une maison coloniale rénovée, pavée de céramiques et encadrée de coursives en bois.


Après une promenade digestive aux alentours et la dégustation de notre glace dominicale, nous reprenons la route sinueuse et montons jusqu’à 3500m avant de redescendre jusqu’à Cumbe où nous passons la nuit. 



Nous sommes rejoints par Werner et Heidi.

Nous visitons le village et son église ouverte spécialement pour nous.


En revenant au camion, nous sommes interrogés par un monsieur qui voudrait savoir ce qu’il y a à vendre dans cette camionnette. Il voudrait des lunettes, nous en avons justement une paire à donner. 


Il s’agit de verres progressifs et on ne sait pas si la correction est bonne mais tout content, Alphonso nous propose d’aller chez lui et de nous installer devant sa maison.

Nous restons sur la place qui sert aussi de terrain de volley. Un autre monsieur voudrait également des lunettes, Louis propose de les partager, un jour chacun.

Depuis notre arrivée, nous trouvons les gens sympathiques et accueillants et le pays propre.

lundi 2

Il nous reste une quinzaine de kilomètres pour arriver à Cuenca, 3ème ville du pays avec 500.000 h. Contrairement aux autres pays, la circulation n’est pas stressante, le klaxon n’est pas utilisé en permanence et les conducteurs respectent les priorités et les piétons.



Nous trouvons à nous loger dans une cour pour 3 dollars par jour à un ¼ d’heure du centre. 



Louis va consulter le dentiste que l’on nous a recommandé (Dr Guevara) mais il ne peut rien pour lui car ce n'est pas sa spécialité et le dirige vers un odontologue, le Docteur Vintimilla.

Nous revenons au bivouac pour déjeuner et y restons en raison d’un orage.

Mardi 3 au vendredi 7

Cuenca, ville coloniale située à 2500m au fond d’une riche vallée arrosée par les rios Tomebamba, Tarqui, Yanoucay et Machargara a beaucoup de charme grâce à son architecture qui date de sa fondation. Son centre historique est classé depuis 1999 au Patrimoine mondial de l’Humanité par l’Unesco.


La ville est également connue pour ses ateliers de tissage de sombreros de paja toquilla «Panamas», achetés pour l’armée américaine embarquant pour Cuba lors de la guerre hispano-américaine puis comme protection contre le soleil pour les ouvriers qui creusaient le canal de Panama (d’où le nom). Présenté lors de l’Exposition Universelle de Paris en 1855, ce chapeau a encore beaucoup de succès.

Nous commençons sa visite par le Parque San Blas et son église puis par l’avenue Simon Bolivar nous rejoignons le cœur de la cité

en admirant les jolies façades ouvragées et leurs balcons. Nous atteignons la Parque Calderon avec ses huit arbres gigantesques, des Araucaria rapportés du Chili en 1865 sur les genoux du Président Cordero

Autour de la place, il n’y a que des beaux édifices notamment le Palais de Justice en pierre de lave et sa cour intérieure. De l’autre côté la Catédral de la Immaculada, avec en entrant une grande statue de J.Paul II, sa construction en marbre rose a duré plus d’un siècle, on l’appelle aussi cathédrale neuve. Avec sa nef à coupoles, son intérieur est richement orné de marbre, rosaces et vitraux. On ne peut pas manquer ses dômes blanc et bleu et ses tours en brique rose visibles depuis les environs.

La Catédral Viéja contient encore la structure en bois de l’église originale (1568) devenu Muséo Religioso.

La Casa de la Cultura avec ses salles voutées blanchies à la chaux accueillent des expositions de peinture contemporaine.

La plaza Carmen de la Asuncion avec son église du même nom et son marché aux fleurs nous rapproche du marché où nous déjeunons d’une spécialité El Hornado. Un cochon rôti dont la viande prélevée sur le dos de la bête encore entière est vendue au poids et se mange avec les doigts. C’est très bon ! (la cuisinière coupe les morceaux puis les sert aussi avec les doigts et encaisse ou rend la monnaie avec les mêmes doigts).


Nous passons un après-midi au Museo Pumapungo ou Museo del Banco Central (pas de photos). Au sous-sol, une salle numismatique permet de découvrir l’histoire économique et sociale du pays et ses monnaies. Avant les pièces et les billets on utilisait des bijoux ou des fragments de coquillages pour régler les échanges. Les pièces et billets en Sucre (avant la dollarisation) sont exposés dans des vitrines.



Un étage est consacré à la section ethnographique où chaque espace reconstitue les habitations traditionnelles, la musique, les costumes, les masques, les fêtes, les scènes domestiques, les métiers à tisser, les céramiques etc… de toutes les ethnies. Pour l’Oriente (Amazonie), il y a les réducteurs de têtes qui donnent encore le frisson.

La partie archéologique débutant dans l’obscurité va des premiers hommes à l’arrivée des Espagnols. Chaque période est expliquée sur des panneaux et illustrée par des diaporamas et des collections d’objets.


Ce musée est implanté sur le site archéologique du site Inca de Tomebamba (2ème plus important d’Equateur) où furent trouvés la plupart des objets exposés. La base des édifices a été reconstituée là où ils s’élevaient du temps des Incas. Au-dessous, un jardin rassemble les arbres et les cultures ainsi que les plantes médicinales endémiques. Un petit parc ornithologique renferme quelques volatiles, grands perroquets, aigles, etc.

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