01.Equateur du 22 au 29.11.2013


Dans certains pays d’Am Sud, il est obligatoire de rouler, de jour, avec les feux de croisement allumés. Louis demande si c’est le cas en Equateur. Réponse du préposé au contrôle du véhicule : le jour non mais la nuit oui.

Nous allons directement au centre de Macara, ville frontière, pour contracter une assurance pour ce nouveau pays. Toutes les agences ont fermé à 16 h, nous verrons plus loin lundi. Nous reprenons la Panaméricaine jusqu’à Portachuelo, petit village à 1500m d'altitude environ où le seul habitant que nous voyons nous conseille de passer la nuit devant le dispensaire car il est fermé le samedi.


Samedi 23

Pas besoin de réveil, il y a les coqs et les chiens. Nous parcourons 153 km en 3 heures, nous franchissons plusieurs cols jusqu’à 2560m d’où notre petite moyenne. La belle route est bordée d’un caniveau profond en béton pour les eaux pluviales et nous ne pouvons pas stationner pour faire des photos. 


Les véhicules qui ont un problème mécanique s’arrêtent sur la voie de circulation en se signalant avec le triangle mais aussi des branchages ou des cailloux.


Les paysages de forêt native sèche avec quelques grands arbres aux troncs très verts, appelés Ceibo, producteur de kapok (coton) sont remplacés par des sapins et des pâturages dès que nous changeons de vallée. 

Nous arrivons à Loja (2100m), ville de 150.000 habitants qui ne les paraît pas. Nous stationnons sur le parking du Parc Jipiro.

Louis fait le tour des marchands de pièces et accessoires autos, il cherche sans doute un cadeau pour Gabi qui va fêter ses 60.000 km. Non c’est pas ça mais il revient tout content d’avoir trouvé des croisillons pour remplacer ceux, usés, de l'arbre de transmission avant et du WD40, il n’en avait plus.

Dimanche 24

Nous faisons provisions de fruits et légumes au marché très coloré Gran Colombia. Nous allons déjeuner dans une parrillada et le brasero est bien garni : saucisse, boudin, côtes de porc, poulet, steack, gésiers, avec du moté (gros maïs blanc) yucca frit, petits légumes et frites. Nous avions précisé sans chichulinas (tripes).


Pour digérer nous nous offrons une glace et allons déambuler dans les allées du parc Jipiro très fréquenté par les familles et les sportifs. Sur 10 hectares, on peut pratiquer le volley, le basket, le foot, faire du pédalo ou ramer sur le lac, nager dans la piscine couverte etc… manger et boire ou buller comme nous.


Lundi 25

Comme je vous le disais Gabi a 59.999 km au compteur et nous le gâtons de toutes les vidanges, moteur, boîtes, ponts et même moyeux puis purge des freins.

Nous passons également chez un assureur. Pour 5,65 dollars nous avons une garantie responsabilité civile pour un mois.

Nous lui offrons aussi une balade dans un bel environnement de moyenne montagne (un peu comme chez nous) jusqu’à Vilcabamba.


En route nous faisons le premier plein de gas-oil équatorien à 1,037 $us le gallon (0,21 € le litre).

Nous rendons visite à l’office du tourisme de la place et partons aussitôt faire une petite rando dans la réserve naturelle Rumi Wilco. Il y a un sentier principal et plusieurs variantes avec des montées et descentes raides par des marches taillées dans la terre.


Il paraît que l’on peut observer des oiseaux à cette heure-ci mais nous ne voyons pas la plume d’un. Les arbres et les plantes du circuit sont étiquetés et de temps en temps une balise nous guide dans ce labyrinthe au milieu d’une nature généreuse.



Mardi 26

Nous marchons environ un kilomètre vers la sortie du village et demandons à une dame où se trouve le sentier de départ pour l’ascension du Mandango. Il ne faut pas y aller, c’est dangereux, il y a des agressions en haut ! nous répond-elle. 


Demi-tour, nous allons revoir le gars de l’office du tourisme qui nous a donné l’idée de cette grimpette. Il prétend que non, il n’y a pas danger maintenant mais il vaudrait mieux prendre un guide. Nous interrogeons la police un peu plus loin qui nous confirme qu’il y a des risques, que l’accès est difficile et qu’il est préférable d’y aller en groupe sans appareil photos ni argent ou objets de valeur.

Nous nous contentons d’un circuit sans grand intérêt mais qui nous fait marcher presque 3 heures sous le soleil.

Au retour, nous nous arrêtons chez un boulanger français et achetons une baguette (c’est la fête) à 1,50 $ pour ici c’est pas donné ! et moyennement bonne !

L’après-midi, nous explorons le centre de Vilcabamba. Je parie que ce nom vous dit quelque chose ! mais bien sûr, France 3 a diffusé en 2012 et rediffusé en 08/2013 « Faut pas rêver en Equateur ». Un reportage sur ce village parlait de la longévité des gens du coin.


Dommage qu’il perde de son authenticité avec ses commerces aux enseignes en anglais ou en allemand. Une forte population de Nord-Américains et d’Allemands vit ici dans des grandes et belles maisons.

Nous passons dans un cyber pour voir nos mails et il y en a beaucoup. Sans mise à jour depuis un mois, de nombreux lecteurs se sont manifestés pour avoir de nos nouvelles. Nous les remercions tous chaleureusement et sommes désolés si certains d’entre eux se sont inquiétés.


Mercredi 27 à vendredi 29

Nous quittons le bivouac près du gymnase et partons nous installer sur les hauteurs sur le parking du superbe Hôtel Izhcayluma exploité par un couple allemand. Nous avons accès aux toilettes, douches, à la piscine, au magnifique jardin et au WiFi pour 8$ par jour.



Journée tranquille pour profiter de ce lieu paradisiaque où nous avons retrouvé un couple allemand déjà vu à Potosi.


Nous dînons sur la terrasse de l’hôtel avec vue sur la vallée. Le Routard n’exagère pas en vantant la bonne cuisine de l’établissement.

Le lendemain, Louis passe un moment sous le camion, faisant la chasse aux bruits en vaporisant son WD40. Puis Il enlève les sièges et le tapis de sol pour tenter d'atténuer les vibrations du levier de la boîte de transfert. Werner, notre voisin allemand vient l’aider quelques minutes. 


A midi, un sympathique couple de voyageurs de Mont de Marsan venant au resto passe nous saluer.

L’après-midi, la mise en ligne du récit et des photos progresse. Quel mérite avec une connexion poussive, il va devoir faire des heures sup.

Pendant ce temps, je prépare la suite du texte et du périple qui s’annonce axée sur la détente.


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