CUBA du 4 au 27.12.2014

République de Cuba

Population : 11.167.325 habitants

Capitale : La Havane

Monnaie nationale le peso cubain (CUP) et le peso cubain convertible (CUC)

Superficie : 110.860 Km2


Départ de Cancun le 04 décembre, pour la 1ère fois nous voyageons dans un avion noir, durée de vol 55 minutes.

Voici, plus en images qu’en écrits, un aperçu de notre périple sur cette île.

La Havane possède un patrimoine architectural hérité de son passé colonial.

Des palais, des grandes demeures, des places, des rues pavées et des forteresses lui conservent son air majestueux et restent ses principaux attraits.
Nous découvrons cette fascinante ville, le quotidien de ses rues où se mêlent la splendeur, le délabrement et la moisissure, les hôtels de luxe et la précarité.
Des édifices sont en cours de rénovation grâce à l’aide de l’Unesco et d’investisseurs étrangers.

Valle de Viñales

Un endroit paisible dans un paysage de mogotes (falaises de calcaires), de plantations de tabac, de canne à sucre, de café, au pied de la Sierra de los Organos. 

Une balade à cheval nous fait découvrir la vie agricole, fermes, séchoirs à tabac et fabrique artisanale de cigares, dégustation de fruits, café et rhum, une des nombreuses grottes de la zone. 
Faut attaquer le régime !!!
A vélo, nous profitons des panoramas depuis le mirador de Los Jazmines et celui d’une propriété privée



puis du Mural de la Préhistoire, gigantesque fresque de 120m de long peinte en 1961 (4 ans – 18 personnes) évoquant l’évolution géologique et biologique de la région.
Cienfuegos


Ville maritime fondée dans une très belle baie, son centre architectural lui a valu d’être inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco en 2005 parmi 9 autres sites.

La Punta Gorda, fine langue de terre, abrite un éventail de palais parmi les plus beaux bâtiments de l’île.


Trinidad


La partie historique est une des mieux restaurées et conservées du pays. La luminosité de ses rues pavées, des belles demeures, des places et églises met en valeur son architecture remarquable.

Hélas, le photographe de service s'est mélangé les crayons et a perdu la plupart des photos de la ville.

Au sud, la très belle plage de sable blanc et la mer d’azur, Playa Ancon, invite au farniente avec en décor le massif de la Sierra del Escambray côté nord.

Valle de los Ingenios

Au début du 19è siècle, des français fuyant une rébellion d'esclaves à Haïti s'y installèrent et y implantèrent des sucreries. Cette production rendit prospère la région de Trinidad qui possédait plus de 50 moulins. Les plantations furent dévastées par les combats durant les guerres d’indépendance, l’industrie ne s’en releva pas.
Le train touristique sillonne les paysages verdoyants de la vallée avec ses magnifiques palmiers et quelques vestiges d’anciennes sucreries.
A Manaca, la tour Iznaga haute de 44 m servait à surveiller les esclaves. Les frères Iznaga, riches propriétaires de terres et moulins à sucre étaient amoureux de la même jeune fille. Ils entreprirent la construction d’un ouvrage chacun pour déterminer le gagnant. Alejo éleva la tour, Pedro perfora un puits de 28m de profondeur qui alimente encore le village en eau.

L’ancienne demeure aménagée en restaurant-bar-boutique expose une vieille machine.


Camaguëy

Baptisée Santa Maria del Puerto del Principe lors de sa fondation, la ville sera déplacée 2 fois pour éviter les attaques de pirates et corsaires. Définitivement implantée au confluent des fleuves Tinima et Hatibonico, elle devient prospère grâce à l’élevage.



Très representative de l’époque coloniale, elle ne ressemble pas du tout aux autres villes généralement bien quadrillées et se révèle être un véritable labyrinthe de rues et ruelles.

Santiago de Cuba

Son emplacement géographique lui vaut la réputation d’être la ville la plus caribéenne, au bord des eaux tièdes de la mer des Caraïbes mais aussi pour le mélange des cultures, Antillaise, Haïtienne, Africaine, Espagnole et Française.


Le centre se visite à pied, dans une circulation très dense et très bruyante, vrombissement des motos, incessants coups de klaxons sans parler de la pollution.

Rafaël, taxi-guide parlant français, nous fera découvrir le Château San Pedro de la Roca del Morro,

la Basilique d’El Cobre, le cimetière Santa Ifigenia où reposent des personnages célèbres dont le héros national José Marti, le 1er président de Cuba et le fils du fondateur de la distillerie E. Bacardi, entre autres.
Nous terminons ce grand circuit par le Cuartel Moncada ancienne caserne où des révolutionnaires menés par Fidel Castro lancèrent la 1ère attaque contre les troupes de Batista en 1953, aujourd’hui transformée en école et un petit musée.
La Plaza de la Révolucion avec la statue d’Antonio Maceo héros national avec 27 sculptures en forme de lames.
Nous n’irons pas jusqu’à Baracoa via Guantanamo en raison de fortes pluies dans ce secteur. Baie des Cochons

Douze heures de bus (de nuit) et 68 km en taxi (une vieille américaine Pontiac) pour arriver à Playa Giron, dans cette baie rendue tristement célèbre, dans le monde entier, en avril 1961.

Les principales activités sont la plage et la plongée (bouteilles ou masques/tubas).

Caleta Buena, une adorable crique, bien aménagée, transats, paillottes, repas buffet à volonté et open bar, baignade et snorkeling…


Cueva de los Peces, faille profonde de 70m, à l’intérieur des terres, héberge des poissons tropicaux. Tout près, un spot de plongée accessible sans bateau, un immense tombant s’étire sur plus de 30 kms avec un mur de corail haut de 300m avec des trous, des grottes, des gorgones, une multitude de poissons et quelques épaves.
Varadero


THE station balnéaire : complexes hôteliers formule tout inclus - belle plage - marina moderne (à peine ouverte) - langue anglais - clientèle essentiellement russe et asiatique lors de notre passage à la pointe de la presqu’île en bus à impériale, le Varadero Beach Tour.





Retour à la Havane le 24


Nous prospectons pour le dîner de Noël un restaurant avec show musical, mais tout est complet. Nous réservons finalement à l’Hôtel Sevilla, de style mauresque, il a hébergé des célébrités comme Graham Greene qui en a fait le cadre de son roman «Notre agent à la Havane », mais aussi Lucky Luciano ou Al Capone qui louait tout le 6ème étage, etc.. 

Nous terminons ce séjour, par une balade dans des quartiers populaires, la visite du musée des Beaux Arts et du Morro et de sa forteresse avec le spectacle du Cañonazo. A 21h, pour annoncer la fermeture des portes de la ville, un coup de canon était tiré depuis la forteresse, coutume maintenue de nos jours avec des acteurs vêtus d’uniformes, à la manière d’antan.

Ce séjour dans un pays déconcertant, pauvre, où tant de paradoxes nous étonnent ne peut pas nous               laisser indifférents. Les Cubains sont autorisés à sortir du pays uniquement sur invitation de parents                   exilés, mais pas systématiquement. Un professeur (25 ans d’ancienneté) gagne 32 CUC mensuels                            (32 U$), le salaire moyen plafonne à 18. Le téléphone portable n’est arrivé que depuis quelques années                 et seules quelques professions peuvent avoir internet.

Beaucoup espèrent un changement et moins d’inégalités sociales. Tous les petits boulots existent,                           la débrouille et l’improvisation assurent la survie de certains, réparateurs de briquets, vendeurs                ambulants, récupérateurs de matériaux divers, musiciens, rabatteurs, arnaqueurs ….

A Santiago, nous apprenons que les E.U. ont libéré les agents prisonniers. Ils sont accueillis en héros. 

A quand la fin de l’embargo ?

Dans cette vie difficile, les Cubains restent accueillants, chaleureux et optimistes. Ils rêvent sur des                     airs de mambo, rumba…

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