COSTA RICA 2014‎ > ‎

03.Costa Rica du 9 au 15.08.2014

Samedi 9 août
Toujours au milieu des palmiers, nous arrivons à Parrita qui possède aussi une usine d’huile de palme. Les écologistes luttent contre la déforestation qu’exige l’expansion de cette culture et les nutritionnistes alarment les consommateurs de produits alimentaires à base de cette matière grasse comme le Nutella, des risques pour leur santé.
Nous faisons le tour du bourg, propret mais sans charme particulier et continuons jusqu’à Playa Esterillos, longue plage de sable gris peu fréquentée. Nous en profitons pour faire une balade puis y déjeuner.
A quelques kilomètres, Playa Hermosa (une autre) sera notre point de chute pour la nuit. Aujourd’hui, il y avait foule en raison d’une compétition de surf qui vient de se terminer.


Nous sommes approchés par un sympathique couple originaire de Floride, installé ici depuis 15 ans, curieux d'informations car leur rêve est de voyager en camping-car.

Puis soirée pizzas pour changer de leur viande, riz, haricots noirs ou rouges.

Dimanche 10

Journée à Jaco, station balnéaire animée, très côtée des surfeurs, des expatriés et investisseurs, elle est aussi la plage la plus facile d’accès des Josefinos (habitants de San José).

Son avenue principale parallèle à l’océan et ses petites rues perpendiculaires menant à la plage débordent d’hôtels, restos, commerces de fringues et souvenirs ainsi que d’agences de tourisme et locations de surfs. 
Nous apercevons un rectangle grillagé sur le sable lorsqu’un policier nous explique que les œufs des tortues sont récupérés dès la ponte et mis à l’abri de leur prédateur jusqu’à la naissance des petits.
Les appréciations et commentaires sur Jaco sont très variés, nous, on aime bien. En haute saison, on pourrait avoir un autre avis.
Nous roulons vers le Parque Carara, avec l’intention de passer la nuit sur le parking et de faire la visite dès l’ouverture. Sur place, il en est autrement, le parc est fermé par une clôture au ras de la route. Juste à côté du portail, un serpent savoure une proie et n’est pas dérangé par le photographe de service.
Tout près, il y a un pont sur le fleuve Tarcoles d’où on peut caresser du regard des crocodiles. Ils sont bien là, gros parce que nourris, ils nous montrent leurs quenottes qui donnent la chair de poule.
     
Après concertation de l’équipage, nous revenons sur nos pas, au petit village de Tarcoles, pour un bivouac sur la plage une fois de plus.

Lundi 11 Août

Au moment où nous quittons la plage, nous apercevons des aras rouges appelés ici Aras Macao, emblème du Costa Rica. Autrefois présents dans tout le pays, ces oiseaux d’une rare beauté ont été décimés par braconnage ou destruction de leur habitat et usage intensif de pesticides. Nous en avions également vu dans le Pantanal au Brésil.

Nous entrons dans le parc et entamons un circuit dans l’épaisse forêt où se mêlent des acacias, des figuiers étrangleurs et autres variétés qui abritent une faune importante. Le ara rouge a paraît-il la vedette parmi 400 espèces d’oiseaux présentes ainsi que plusieurs mammifères.

Notre chemin croise une petite grenouille noire à rayures vertes qui fait partie d’une famille d’amphibiens menacés.

Un trogon, cousin du Quetzal, attire notre attention mais n’est pas disposé à poser pour la photo, plusieurs coatis, un agouti, des iguanes en pagaille ne craignant plus la foule de touristes mais pas la moindre plume d’un ara rouge. Heureusement nous les avons admirés près de la plage.

Nous déjeunons sur place puis roulons en direction de la montagne au milieu des hortensias. Après Alajuela la route devient sinueuse et nous atteignons le parc du volcan Poas en fin d’après-midi où nous retrouvons notre bivouac dans le rond-point.


Mardi 12

Dès l’ouverture du parc à 8 h, nous nous présentons au guichet d’entrée, l’agent nous prévient que la visibilité n’est pas bonne, tant pis, nous avons fait le déplacement une 2ème fois et sommes prêts à attendre sur place.

Un accès goudronné d’environ 600m mène du parking au mirador et le spectaculaire cratère apparaît. Il mesure 1320m de diamètre et 320m de profondeur.
Les fumerolles témoignent de son activité permanente au dessus de la lagune d’origine pluviale riche en soufre.

Un autre sentier dans un bois de diverses espèces conduit à la Laguna Botos, un ancien cratère de 14m de profondeur et 400m de diamètre aux eaux cristallines froides.
Le parcours continue et nous permet de faire une boucle mais nous ne pouvons pas résister à un détour pour un deuxième passage au dessus du cratère, toujours fascinant. Les touristes sont nombreux maintenant et on croise beaucoup de Français et d’Espagnols.

Volcan Poas

Nous revenons vers la vallée à travers les serres, les vendeurs de fraises et de fromages et les paysages toujours boisés.

Mercredi 13

La Fortuna, ancienne petite ville agricole maintenant très axée sur le tourisme, depuis l’éruption du volcan Arenal en 1968 après 4 siècles de sommeil, est devenue la base pour découvrir le volcan et les environs.



Après la laverie, les courses et une connexion rapide nous nous dirigeons vers le Parque Nacional Volcan Arenal.
Les cimes sont dans la brume, nous préférons continuer jusqu’à El Castillo puis la Laguna Arenal. Nous passons le reste de la journée et la nuit dans ce cadre bucolique, un œil rivé sur le cône que nous finirons par entrevoir.

Jeudi 14

Nous reprenons la piste vers l’ouest pour nous rendre à Monteverde lorsque nous sommes bloqués par un rio. La 2ème partie profonde et en dévers ne permet pas le franchissement à cette période. Une jeune femme souhaitant également passer, teste la hauteur d’eau lorsqu’un local nous confirme que la traversée est impossible.

Nous devons donc revenir presque jusqu’à la Fortuna et faire le tour du lac.
A cet endroit, nous décidons d’aller au Parque Nacional Volcan Tenorio plus au nord, par un itinéraire pas toujours asphalté. Nous apercevons des singes puis un toucan trop rapide pour la photo.
A Bijagua, nous quittons l’Interamericana pour 6 ou 7 km de piste très inconfortable. Notre route croise celle d’un serpent qui ne paraît pas du tout effrayé lorsque Louis s’approche pour le photographier. 
Nous mettons une heure pour atteindre le parking où nous passons la nuit sous de belles averses.

Vendredi 15

Jour férié pour les Ticas et Ticos (Costaricains), fête de l’Assomption et Dia de la Madre (fête des mères).

Nous entrons dans le parc de 184 km2 et démarrons un circuit à travers la forêt puis sur la droite un escalier mène à la Catarata de Rio Celeste. D’une hauteur de 30m une chute d’un bleu laiteux dévale la paroi et remplit un bassin d’une couleur incroyable.
Il se met à pleuvoir copieusement au moment où nous entamons la remontée. Nous pataugeons dans la boue durant le reste de l’itinéraire qui passe par un mirador d’où on aperçoit le volcan par temps clair, donc pas aujourd’hui !
Une montée jusqu’au Pozo Azul puis une boucle pour rejoindre le croisement de 2 rivières, l’une bleutée, l’autre brunâtre qui se mêlent et forment le rio Celeste. Ce confluent est baptisé Los Teñidores (les teinturiers).
Quelques centaines de mètres plus loin, les Aguas Thermales, sources chaudes, ne peuvent plus détendre les muscles des marcheurs, la baignade étant devenue interdite.
Vers la fin du parcours, un autre serpent guette une proie pour en faire son repas. Extrêmement dangereux malgré sa taille, sa morsure peut tuer une personne en 30 mn.
Comme dans les autres parcs, la faune n’est pas abondante. Mais ici, on a préféré les sentiers boueux et escarpés et les passerelles déglinguées aux boulevards bétonnés de certains.
Heureusement un gardien nous a conseillé de chausser des bottes, un tuyau est même prévu pour les laver en sortant. La pluie a cessé dès la fin de notre parcours et le temps s’est amélioré le reste de la journée que nous passons sur place ainsi que la nuit.
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