COSTA RICA 2014‎ > ‎

04.Costa Rica du 16 au 31.08.2014

Samedi 16 août

Une belle journée s’annonce, nous partons en direction de la côte.

Meeuuh, quoi ?

Une bonne route nous amène sur la Péninsule de Nicoya et franchit le fleuve Tempisque grâce au plus grand pont du pays. Long de 780m, il porte le nom de Puente La Amistad Costa-Rica-Taïwan car financé par l’Etat taïwanais en 2003 et réduit considérablement le temps de trajet pour rejoindre les plages.

Les paysages de la plaine sont différents mais toujours verts, l’activité de cette zone est principalement l’élevage bovin.
Après Cobano la route n’est pas goudronnée et le trajet devient très vallonné, puis escarpé et pentu en approchant de Montezuma.
Malgré l’arrivée de touristes depuis quelques années, Montezuma reste un village paisible, ambiance baba-cool.

Sa rue principale très commerçante, se peuple en fin de journée d’étals de petits marchands de bijoux fantaisie aux allures hippies.

Le camping sauvage est autorisé sur un terrain jouxtant la plage, quelques tentes sont là pour le week-end.
Dimanche 17 & lundi 18

Un sentier permet de longer les jolies plages séparées par des promontoires rocheux où les coquillages abondent lorsque la marée se retire.

                     
Il borde également la Reserva Absoluta Nicolas Wessburg, zone protégée où il vécut avec sa femme Karen, dans les années 50. Ce couple écologiste scandinave horrifié de voir les parcelles déboisées a mené un dur combat auprès du gouvernement pour la création de parcs nationaux et de réserves.

Olof fut assassiné lors d’une campagne dans la péninsule d’Osa. Karen poursuivit les actions de son mari jusqu’à sa mort en 1994. Ils sont enterrés dans la réserve, lieu de leur résidence.

Nous avons la chance de croiser un lézard vert fluo superbe, d’admirer un osso-hormiguero (tamanoir), des écureuils et une famille de singes capucins. Mais nous n’avions pas pris l’appareil photos… plutôt nuls les apprentis explorateurs.

Au retour, un gardien nous confirme que tout ce petit monde vit là en permanence.

Nous recommençons la balade le lendemain avec le matos, mais le lundi n’est pas leur jour de sortie et nous revenons bredouilles.

Une association de bénévoles veille à la protection des nids et à la sauvegarde des tortues.

Dans l’après-midi, nous assistons au lâcher des 27 bébés nés il y a 3 jours et laissés au chaud dans le sable, sur 134 œufs déposés dans le nid. Il s’agit de tortues Laura ; combien deviendront adultes ?

Mardi 19 et mercredi 20

Notre voisin Leonardo, sympathique et beau garçon Mexicain voyageant en combi, nous donne des infos sur son pays et nous propose de nous guider par mail lorsque nous serons sur place.

Nous quittons Montezuma par la même route qu’à l’aller, les pistes allant vers l’autre côté de la péninsule sont impraticables en raison du haut niveau des rivières.

Nous arrivons à Samara, en fin d’après-midi, découvrons ce village tranquille à cette période et trouvons une place près de la plage dont l’accès est interdit aux véhicules.

Balades et baignades occupent nos journées.

Jeudi 21 au dimanche 24

Nous changeons d’horizon et nous installons à Playa Tamarindo. Une chouette place à la lisière de la forêt, au ras de la plage de sable blanc, au cœur de la magnifique baie nous donne envie de rester là quelques jours.

C’est le mois d’août donc le mois des vacances, bien méritées car nous avons fait près de 300 km cette semaine !

En plus, nous avons une connexion internet plutôt moyenne, sécurisée mais Louis a trouvé le code, trop fort ! Courrier, mise à jour du blog, blabla… finalement on n’est pas en vacances !


Lundi 25

Pendant ce séjour, nous avons pris nos petites habitudes chez les commerçants du bourg, notamment la boulangerie tenue par des Français. Il nous faut justement une bonne baguette pour apprécier un délicieux pâté au foie gras. Huummm, un régal pour la St Louis, merci à qui nous l’a offert et qui se reconnaîtra.

Mardi 26

Quelques courses chez le "Fauchon" local pour du fromage (pas donné) mais aussi de la bonne viande à prix plus doux et encore un passage à la boulangerie et nous voilà à nouveau sur la route.

Nous arrivons à Playa Brasilito pour le déjeuner près de la plage et de la place centrale entourée de quelques commerces.

Nous marchons ensuite dans la rue parallèle à l’océan et sommes stupéfaits en découvrant des habitations très modestes à quelques kilomètres des résidences luxueuses de Tamarindo. Essentiellement peuplé de familles de pêcheurs, ce village a gardé son authenticité qui ne semble pas attirer les touristes.
Par une petite piste tantôt sur le sable, tantôt dans le bois, nous allons ensuite en véhicule jusqu’à playa Conchal, une très belle plage de coquillages qui lui a valu son nom, dans une superbe baie et l’eau d’une magnifique couleur turquoise.
Tous les midis, on peut déguster des poissons et langoustes grillés par les pêcheurs locaux dans leurs gargottes ambulantes. La pluie abrège notre visite dans ce petit paradis sûrement courtisé par les promoteurs.

L’étape suivante Flamingo avec ses grandes maisons sur les collines, ses beaux hôtels, restos et commerces le long de la plage en croissant de lune annonce une fréquentation de clients huppés.

Il nous reste 64 km à parcourir pour la prochaine escale et nous n’avons pas assez temps pour arriver avant la nuit à 18h, mais en regardant la carte plus en détail, Louis voit une piste qui raccourcit ce trajet. Allons pour la piste, pas trop mauvaise malgré 3 passages très pentus et déformés par des roches et des ravines, elle nous permet d’arriver avant le coucher du soleil.
Nous nous garons le long de la plage, comme conseillé par la police touristique (face à leurs bureaux). Malgré cette proximité, un gars nous propose sa surveillance contre une petite collaboration.

 Mercredi 27

Nous sommes réveillés par notre ange gardien, qui réclame quelques pièces pour avoir gardé le véhicule cette nuit. 

Nous découvrons le centre de Playa del Coco, surpeuplé de magasins de souvenirs, de restaurants et agences de tourisme. La plage de sable couleur cacao, essentiellement fréquentée par les Ticos, a gardé une âme de petite station balnéaire.

Un petit détour à la pescaderia et pour un peu moins de 20€ je ramène 1 kilo de filets de daurade et 2 langoustes.

L’après-midi, nous posons nos fauteuils à l’ombre sur l’herbe pour lire un peu lorsque Vanille et Colin nous abordent, ils sont Lyonnais et terminent un périple de 6 mois.

La pluie nous oblige à continuer notre conversation à l’intérieur devant un rafraîchissement, lorsque Colin s’aperçoit que ses tongs laissés devant la porte ont disparus. 

Jeudi 28 au dimanche 31

On frappe à la porte, il n’est même pas 6 heures ! Encore notre gardien, on ne bouge pas.

Il revient un peu plus tard, tout content d'avoir retrouvé les tongs, nous lui donnons la monnaie qui nous reste et il va restituer son bien à son propriétaire qui le récompense.

Nous quittons Playa del Coco en direction de Libéria. Autrefois capitale du Guanacaste cette ville de 45.000 h constitue un carrefour pour les plages, les volcans et les parcs nationaux, sa principale activité est l’élevage. Ses environs sont encore occupés par des ranchs mais nous n’avons pas vu un seul sabanero (cow-boy). Peut-être que maintenant ils se déplacent en quad ?
Nous n’entrons pas dans le centre-ville, la poste où nous récupérons un colis se trouve près de l’interamericana.

L’environnement a changé dans cette plaine mais dès que nous nous éloignons nous retrouvons les collines et la végétation.

A Sonzapote, nous prenons une piste bien boueuse en raison du passage de camions chargés de terre et atteignons la Finca Cañas Castilla. Cette propriété de 70 hectares appartient à un couple suisse Agi et Guido depuis 17 ans.
Une activité hôtelière de location de chambres et bungalows s’ajoute à l’élevage, la culture fruitière et l'exploitation de bois de diverses essences. Installés au bord du rio Sapoa, nous y passons 4 jours dans un cadre enchanteur.

Une petite randonnée par un sentier balisé avec le nom des arbres indiqué, nous permet de découvrir une partie vallonnée de pâturages, plantations de tecks et autres bois exotiques, un point de vue sur le lac Nicaragua ainsi qu’une quantité de singes hurleurs, singes-araignées, paresseux. Il paraît qu’il y a aussi des boas… mais nous n’en avons pas croisé.


On profite aussi de cet arrêt pour faire un grand nettoyage jusqu’aux moustiquaires qui ne sont pas démontées tous les jours.

C’est ainsi que s’achève notre périple au Costa Rica. Ce pays composé de paysages variés, de montagnes, de volcans, de forêts tropicales, de plages, dans un espace réduit entre la Mer des Caraïbes et le Pacifique, a tout pour séduire les touristes.

Costa Rica, pura vida !

Sous-pages (1) : Diaporama
Comments