COLOMBIE 2014‎ > ‎

07. Colombie du 27 mai au 4 juin 2014

Mardi 27 mai

Nous arrivons à Medellin dans une circulation normale pour la taille de la ville de 2.368.000 h.

Capitale du département d’Antioquia, elle a prospéré grâce aux industries textiles, aux fibres synthétiques, la sidérurgie, le ciment, la bière et aussi grand centre universitaire. Elle possède un réseau métropolitain moderne et le meilleur réseau de distribution d’eau et de téléphone du pays.

Nous laissons Gabi sur les collines sur un parking indiqué par notre ami Philippe.

Nous nous rendons au centre en bus. Le Parque Berrio et ses environs occuperont cette première journée.

La Basilica de Nuestra Señora de la Candelaria

La Cathedral Metropolitana

La Iglesia de San Jose

"kooolossale" Casa de la Cultura

Plaza Botero – Musée à ciel ouvert où trônent 23 sculptures du maître

Paseo peatonal Carabobo

Parque San Antonio où nous profitons de la terrasse du resto de l’Alliance Française pour savourer une délicieuse tarte au chocolat (celle de Bil est quand même meilleure).

Nous retournons au logis après une séance coiffeur.

Mercredi 28 mai

Nous faisons le tour des fabricants de bâches pour camions dans l'espoir de faire remplacer le soufflet qui assure la liaison entre la cabine et la cellule de Gabi mais c'est peine perdue, personne n'a voulu s'y attaquer. D'atelier en atelier, nous finissons par échouer dans le Barrio Triste pour un contrôle des arbres de transmission. Le garage de la famille Hernandez, Los Cardanes, est spécialisé dans les cardans, comme son nom l'indique. Pendant le remplacement des croisillons, nous sommes bichonnés par les propriétaires.

Nous partons en cours d’après-midi à Santa Fé de Antioquia. Il fait nuit lorsque nous y arrivons et le parqueadero où nous pensions passer la nuit est complet. Nous nous installons sur la plazuela de Chiquinquirà.


Ancienne capitale du département fondée par Jorge Robledo, Santa Fé est classée patrimoine national pour son architecture de style colonial.

Nous faisons un tour dans les rues et ruelles pavées pour chercher un peu de fraicheur qui arrivera plus tard avec un orage et des trombes d’eau.



Jeudi 29

Nous parcourons le centre ville à la découverte des superbes portes et fenêtres en bois sculpté, pour la plupart.




Sur la place centrale, des petits commerces proposent de l’artisanat, des fruits et des douceurs comme le tamarin produit spécifique de la zone, ce fruit a sa fête au mois d’août.

Des artisans locaux spécialisés en orfèvrerie manipulent l’or et l’argent en filigrane. Nous entrons dans 2 ateliers et assistons à la création de bijoux.


Les demeures coloniales restent souvent ouvertes ce qui permet d’admirer les patios arborés et fleuris.

La propriétaire de celui-ci, nous voyant, nous a invité à entrer.


Vendredi 30

A cinq kilomètres de Sta Fé, une autre curiosité attire les touristes, El Puente de Occidente.

Ce pont suspendu long de 291m enjambe le rio Cauca, classé monument national, il est vieux de plus d’un siècle. Il a nécessité 8 années de dur labeur, pèse 225 tonnes, véritable prouesse d’ingénierie de José Maria Villa qui participa ensuite à la construction du pont de Brooklyn à New York.

La traversée vaut paraît-il le détour, mais limitée à 2m40 de haut et aux véhicules de moins 3 tonnes.


Nous longeons ensuite le rio Cauca pour effectuer une boucle intéressante vers des villages typiques de la colonisation. Il fait toujours entre 32 et 35° et apprécions la route ombragée jusqu’à Bolombolo.

Nous trouvons le seul stationnement plat devant un petit centre commercial où Guy un français vivant en Colombie depuis 20 ans vient nous saluer.

Nous faisons un tour dans le bourg qui n’a de joli que son nom.
Plus tard l’orage éclate, nous obligeant à avancer un peu car la terrasse au-dessus s’est transformée en une infernale chute d’eau sur notre toit.

Samedi 31

Suivant les conseils du guide nous faisons une halte à Hispania, nous n’y trouvons rien d’exceptionnel. Dès notre arrivée à Andes, ville caféière, nous sommes invités à boire le tinto chez un réparateur de bicyclettes. Il surveillera Gabi pendant que nous visitons le quartier. Nous passons ensuite dans l’autre partie de la ville pour voir la basilique mais la circulation compliquée et le stationnement impossible (juste 5 minutes pour faire la photo) nous oblige à abréger.

Il est presque midi lorsque nous trouvons un bivouac à Jardin près d’un gymnase actuellement occupé par des militaires venus en renfort pour le Festival de la Rose.

L’après-midi, nous découvrons les charmes de cette petite ville, ses maisons blanches et leurs balcons rouges, bleus et jaunes. 


La place très fleurie est classée monument historique ainsi que la Basilica Menor de la Immaculada Concepcion avec son autel en marbre italien.


Le festival attire la foule des environs et les nombreux bars animent le centre.


Dimanche 1er juin

Nous faisons quelques courses au marché, notamment du café produit dans le secteur puis nous prenons place dans les tribunes du stade. Nous assistons à l’atterrissage de parapentes qui décollent du sommet de la colline et volent en faveur de la paix en Colombie. Un concert suivra, assuré par des jeunes talents de Jardin.




Un défilé de chars et de déguisements clôture cette avant dernière journée de festivités.


                          

Vers 16h30, nous nous rapprochons de notre destination suivante. Nous faisons étape à Peñalisa lorsque la nuit approche. Un pépiniériste nous refuse l’accès à son parking et nous indique une place après l’église. Le clocher en point de mire, nous nous retrouvons dans une rue étroite et sans issue. Une marche arrière s’impose avant d’arracher les fils électriques avec nos lanterneaux. Plus loin, un sympathique restaurateur nous accueille sur son parking surveillé toute la nuit.

Lundi 2 juin

Nous attaquons la montée vers Jericho, au milieu des orangers puis des caféiers. La variété cultivée dans ce secteur exige l’ombre de bananiers.

Les cyclistes sont nombreux à affronter l’éprouvante ascension en lacets de 25 km, ce lundi étant férié. Les 2 Colombiens en tête du tour d’Italie ont motivé bon nombre de leurs compatriotes.

Dans une courbe, nous profitons d’un mirador pour admirer l’impressionnante vue sur le fleuve et les versants opposés. En quittant ce stationnement, nous avons effleuré une voiture avec l’angle de la cellule, le feu rouge n’a pas résisté. Nous prenons rendez-vous avec le propriétaire chez son concessionnaire pour demain.

Nous entrons dans Jericho et ne sommes pas déçus, cette petite ville vaut vraiment le détour. Encore des façades aux menuiseries très colorées, des places fleuries, des rues et escaliers empierrés qui donnent envie de s’y attarder malgré la chaleur. 




La cathédrale Nuestra Señora de las Mercedes a été reconstruite après un tremblement de terre, son intérieur de ciment brut et briques est discutable. Plus bas, El Santuario al Immaculado Corazon de Maria s’élève sur le côté del Parque de los Fundadores, construit par un architecte espagnol de la communauté de los Padres Misioneros Claretianos. D’autres églises ou chapelles, édifices et musées sont à visiter dans cette petite ville qui possède également un téléphérique au-dessus de l’Ecoparque Las Nubes et plusieurs sites naturels, cascades, sentiers etc.

Par la route de la colonisation Paisa, nous rejoignons La Pintada, à travers les paysages très verts et les crêtes de la cordillère. Il fait sombre lorsque nous abordons Medellin et avons quelques difficultés à retrouver la résidence d’une amie de Philippe qui nous attend. Dans ce quartier, véritable labyrinthe, toutes les rues sont en sens unique et le GPS ne le sait pas. Après plusieurs tours et détours, nous y voilà et faisons la connaissance de Clemencia.

Mardi 3 juin

Accompagnés par Clemencia, nous retrouvons Edwin au garage Chevrolet à 9 heures et buvons un café dans le salon d’attente.

La 4ème personne qui s’intéresse à nous sera la bonne et nous pouvons passer à la caisse régler la fourniture et la pose du feu endommagé.

Nous roulons ensuite dans les quartiers chics d’El Poblado, autour des beaux immeubles, des grands centres commerciaux, des restaurants prestigieux et la Zona Rosa, rendez-vous des noctambules où la fête bat son plein toute l’année.

Nous passons ensuite par le centre administratif la Alpujarra, devant la bibliothèque EPM au design futuriste puis le parque de la Luz où 300 tours en spirale de 24 m de haut et lumières artificielles, symbolisent le progrès technique de Medellin en avant-garde du pays.


L’ancienne gare ferroviaire, le theâtre, le palais des Expositions, le Parque de los Pies Descalzos, le Museo de Agua et la plaza Mayor clôturent cette matinée. Nous déjeunons à la terrasse de l’Alliance Française et terminons par l’impressionnant centre commercial El Tesoro et ses 5 ou 6 étages de boutiques, restaurants………..

Mercedi 4 juin

Dès 9 heures, nous enchainons taxi, métro et téléphérique en compagnie de Santiago, notre guide pour la journée.

L’itinéraire aérien parcouru nous fait découvrir un métro, moderne, propre et silencieux, fierté de la ville. Le MetroCable (constructeur français) sert à transporter les habitants pauvres et exclus depuis les collines. 

Nous continuons en téléphérique vers le parque Arvi, une réserve naturelle de 16000 h de forêts, pinèdes et lagunes où l’on peut randonner, profiter des attractions ou prendre l’air qui s’avère plutôt frais à 2.500m.

Au retour, nous visitons le parque Biblioteca España dans le barrio Santo Domingo, constituée de trois blocs noirs (à cause de la toile de protection pendant les travaux).                                                Cette bibliothèque/médiathèque à vocation sociale est une initiative qui rencontre un grand succès parmi les gens de ce quartier devenu paisible après avoir été excessivement dangereux et violent.

Une promenade dans le jardin botanique Joaquin Antonio Uribe nous rafraîchit et nous isole du bruit de la ville, au milieu d’espèces végétales différentes et de quelques orchidées, fleur nationale de Colombie (ce n’est plus la saison).

Nous retrouvons Clemencia qui nous a préparé un délicieux repas. 

Elle nous amène ensuite sur le Cerro Nutibara visiter le « pueblito paisa », reconstitué à partir d'un village traditionnel inondé lors de la construction d'un barrage.


Très belle vue sur la ville.

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