COLOMBIE 2014‎ > ‎

06.Colombie du 13 au 26.05.2014

Mardi 13 mai

Le bagage manquant hier soir lors de notre arrivée à Bogota nous est livré vers 12 h30 à l’hôtel. Cette valise a souffert durant son ultime voyage, on dirait qu’elle est passée sous un camion et ses roulettes ne servent plus à rien, heureusement le contenu n’a pas été endommagé.

Nous nous rendons aux services de douane pour faire établir la prorogation de l’autorisation provisoire de circuler avec notre véhicule. Avant de partir, nous nous étions renseignés sur cette possibilité au DIAN de Tunja qui nous a affirmé que la chose est faisable. Tous les papiers et photocopies sont en ordre, pas de problèmes, vous recevrez le document par mail vendredi dira la gentille dame du DIAN Bogota. Nous prenons une navette jusqu’à l’aéroport juste en face pour faire constater l'état de notre pauvre valise et traînons un peu pour passer le temps, profiter de la clim’ et d’un chariot pour nos bagages. En fin d’après-midi, un taxi nous conduit au terminal de bus d’où nous repartons à 23 h 30.

Mercredi 14 au dimanche 18 mai

Nous retrouvons Gabi et Francisco qui a pris soin de lui. Nous nous réinstallons sur le terrain de foot puis faisons quelques courses dans les petits commerces de Guane.

Au programme, petites balades le matin et farniente l’après-midi, il fait 32°.

Vendredi, nous ne recevons pas l’autorisation mais on nous réclame 2 photocopies supplémentaires.

Nous montons à Barichara pour un approvisionnement plus élaboré et y passons la nuit.

Nous dînons sur la terrasse d’un joli restaurant pour fêter l’anniversaire de Louis.

Le week-end à Guane est on ne peut plus tranquille. Le matin, la messe pour activité principale puis une partie de bolos, genre de jeu de quilles, pour une poignée de locaux, l’après-midi pour justifier la consommation de quelques bières. Le billard occupe aussi une bonne place dans ce secteur.

Lundi 19 au mardi 20

A la première heure, Louis tente en vain de joindre la douanière, nous avons atteint la date limite et cette affaire ne nous plait pas du tout. En fin d’après-midi, un mail nous annonce que la prorogation est refusée à cause de notre séjour hors du pays pendant la durée de notre autorisation initiale. Nous sommes dépités car il nous faut sortir du pays et risquons une lourde amende par jour de dépassement.

Mardi, à 5 heures nous prenons la direction de la frontière du Venezuela. Il y a 350 km, mais il faut au moins 9 à 10 heures. La route est un véritable serpentin, peuplée de gros camions qui se traînent en montant et en descendant. 

Certains tronçons sont en travaux avec circulation alternée et nous stoppons plusieurs fois avec un record de 55 minutes. Pas de panique, nous gardons notre calme mais les dépassements effectués ne sont pas toujours autorisés et les pneus sifflent sur le revêtement chaud.

Nous arrivons à 15 h 30. Louis explique notre situation en essayant de faire valoir qu’il n’y a pas dépassement puisque aujourd’hui est le 90ème jour d’autorisation (entrée le 19.02). Loupé, nous ne savions pas que le 1er jour compte aussi. Le douanier nous dit qu’il n’y aura pas de pénalité et nous demande ce que l’on veut, passer dans le pays voisin ou rester en Colombie. En cinq minutes, nous obtenons le précieux « tramite », tout çà pour çà… que d’énergie gaspillée avec cette chaleur !!!

Au Venezuela et ses magnifiques archipels nous y avons séjourné plus d’un an en plusieurs fois lors de notre périple en voilier et visité pratiquement tout le pays en routards. Nous ne souhaitions pas y retourner.

Nous passons la fin de la journée et la nuit là, près de la police dans la cohue et les turbulences de la zone frontalière.

Mercredi 21

Avant de quitter ces lieux, nous faisons un tour dans la petite ville de Villa del Rosario avec sa jolie architecture, où se tint la première Assemblée constituante de la Colombie en 1821. Le Parque Gran Colombia restauré à l’occasion du centenaire de la mort du Général Santander en 1940 occupe le centre historique.

Nous traversons des superbes paysages déjà aperçus hier mais l’esprit libéré, nous en profitons plus.

Les gens vivent de l’élevage et de quelques cultures dans des champs en pente raide dans des conditions assez rudes.

Nous faisons étape à Berlin, nous sommes à 3400m, il fait 8°.

Jeudi 22

A quarante kilomètres de San Gil, région productrice de tabac, nous entrons dans le Parque Nacional del Chicamocha à 1490m, dans l’après-midi.

Les visiteurs peuvent profiter de multiples activités : buggy, tyrolienne, patinoire etc… et pour les moins sportifs, cinéma en 4D, restaurants et commerces.

Nous découvrons le Monument « La Hoja de Tabaco » emblème de la révolution de los Comuneros, soulèvement populaire qui permit la libération de l’emprise espagnole au 18ème siècle. Trente cinq personnages figurent sur l’œuvre de Luis Vallejo Vargas.

Nous atteignons le mirador et admirons le panorama sur 360°.

Le bivouac est autorisé sur le parking payant.

Vendredi 23

L’attraction la plus importante de ce parc est son téléphérique, une prouesse technologique de construction française (Pomagalski). Nous prenons place dans une cabine et descendons jusqu’au lit du rio Chicamocha (542m) puis remontons sur l’autre versant du canyon jusqu’à la Mesa de los Santos (1612m). Le voyage en surplomb de cette faille géologique est de toute splendeur. Quelques fermes sont encore habitées, accessibles seulement par des sentiers, une petite école fonctionne toujours.


De ce côté, le site est aménagé pour mettre en valeur la gastronomie et l’artisanat.

Une petite marche sur ce plateau et ses miradors nous offrent encore une vue sur cette merveille naturelle.

Nous reprenons la route des camions dans l’après-midi et roulons jusqu’à Giron. Nous stationnons dans un parqueadero pour la sécurité, pas très joli mais pratique.

Samedi 24

Nous partons en bus à Bucaramanga. L’office de tourisme est fermée et ne trouvons pas d’infos pour organiser la visite de cette ville surnommée Ciudad Bonita où vivent plus de 600.000 habitants. Nous déambulons dans un quartier puis nous rendons dans un autre en taxi.

Dans la zone piétonne, les petits commerces ambulants ont déballé leur marchandise et les chalands grouillent attirés par les appels et les boniments.

Nous passons un moment à la bibliothèque pour nous connecter puis cherchons un bus pour rentrer à Giron. Nous n’avons pas su voir ce qui justifie le surnom de Bucaramanga.

Il est plus de 14 h, lorsque nous nous installons à la terrasse ombragée d’un resto pour déjeuner. La télé retransmet la finale de la Champion’s League, Athletico contre le Réal.

Nous restons jusqu’à la fin des prolongations et assistons à la victoire du Réal.

Nous faisons un tour dans le quartier colonial de cette petite ville. La place centrale ombragée, les rues pavées et les façades ont un certain charme.




Nous passons une 2ème nuit entre deux bus.

Dimanche 25

Nous partons en direction de Medellin. Nous circulons dans un secteur de cultures d’ananas et l’air en est agréablement parfumé. Il n’y a pas beaucoup de circulation mais nous trouvons les villages traversés assez animés, les gens papotent sur les places et dans les rues.

Cela fait longtemps que nous roulons en altitude et nous trouvons fade la grande plaine que nous traversons.

Après la pause déjeuner, nous commençons à revoir du relief et des paysages vallonnés et reprenons de la hauteur jusqu’à Cisneros. Nous ferons étape dans cette petite ville devant l’ancienne gare transformée depuis peu en musée.

Il règne également une grande effervescence ici aussi, beaucoup de monde dans les rues, les terrasses et les places. Nous demandons s’il y a une fête ou un événement. Il s’agit du vote, premier tour des présidentielles qui vient de s’achever à 16 h.

Nous dinons au restaurant pour ma fête, sans alcool en raison de l’élection. Vers 20 h, les résultats proclament Zuluaga en tête, le président sortant J. Manuel Santos est en 2ème position.

Lundi 26

Nous restons jusqu’en début d’après-midi à Cisneros car il y a une connexion internet sur la place et nous mettons à jour de courrier.

Toujours par un itinéraire montagneux magnifique nous nous approchons de la 2ème plus grande ville colombienne.

A une vingtaine de kilomètres, les environs deviennent industrialisés et la circulation plus dense. Nous ne prenons pas le risque d’arriver à la tombée de la nuit et nous nous posons à Copacabana pour le bivouac.


D'autres photos dans sous-page ci-dessous :

Sous-pages (1) : Diaporama
Comments