COLOMBIE 2014‎ > ‎

05.Colombie du 28.03 au 13.04.2014

Vendredi 28 mars

Nous allons jusqu'à Guatavita au bord du lac Tominé en traversant des forêts d’eucalyptus. La création de ce lac artificiel a entraîné l’inondation de l’ancien village qui fut reconstruit de façon traditionnelle. Les maisons fleuries sont peintes à la chaux, on trouve de l’artisanat sous les arcades et les rues s’animent le week-end.



Nous partons ensuite à la laguna de Guatavita, à plus de 3000m. Un circuit nous conduit à un mirador d’où nous pouvons admirer ce lac en forme de cratère parfaitement rond dont les eaux reflètent le ciel. 

Clara, notre guide, nous conte la légende de l’El Dorado originaire de ce lieu. Les Muiscas, dont l’orfèvrerie était un art, jetaient des œuvres et des bijoux en guise d’offrande et l’attrait de ce trésor a poussé les conquistadors à s’enfoncer dans les terres. Elle nous parle aussi des rituels et des croyances de cette civilisation dont elle se dit descendante.

Un peu avant Sesquile, nous apercevons « las 3 Vieijas », une curiosité de la nature.


Nous empruntons ensuite une piste inconfortable jusqu’à Nemocon. Nous faisons le tour de ce village dont les façades colorées sont agrémentées de personnages et sujets peints.



Samedi 29


Dès l’ouverture, nous nous présentons à l’entrée de la mine de sel. Nous commençons la visite par le musée puis nous pénétrons dans les galeries guidés par Martin. 

Ses explications rendent l’exploration agréable à notre petit groupe (6) et la balade est magnifique à 80 m sous terre. 

L’éclairage met en valeur la salle aux miroirs d’eau dont le reflet des luminaires en surface est une merveille. 

D’autres espaces sont aussi spectaculaires comme la cascade de sel, la chapelle ou la grotte des amours.

Cette mine a servi de décor à des séries télévisées et pour un film retraçant la tragédie de la mine chilienne dont les mineurs ont été évacués à l'aide d'une capsule fabriquée par la NASA, ce qui explique la présence de sa réplique en ce lieu.

Nous nous arrêtons à Ubate pour voir la Basilique 

puis faisons étape à la Candelaria où nous nous garons dans la cour du Couvent fondé en 1597. 

Un frère nous accueille chaleureusement nous autorise à passer la nuit et nous invite à l’office qui va débuter à 6 h. Mais un petit chantier nous attend dans la cellule, le placard s’est ouvert et il y a du chocolat en poudre sur tout le coin repas.

Dimanche 30

Nous visitons le couvent qui possède une belle collection de tableaux religieux et les caves où vivaient les premiers moines puis assistons à la messe. 

Nous achetons des produits faits sur place, du miel et des galettes puis restons là jusqu’en fin d’après-midi. Les frères voudraient qu’on reste plus longtemps, nous les saluons et descendons jusqu’à Raquira. Ce village est un grand centre de poterie et artisanat, toutes les boutiques vendent les mêmes articles. Les nombreux restaurants proposent la spécialité du coin la longaniza (saucisse).




Nous ne trouvons pas d’endroit attrayant pour le bivouac et continuons jusqu’à Tinjaca. Une fois de plus la place centrale avec son église à l’écart de la route, sera notre choix. 

Nous nous promenons et dégustons des arepas (grosse galette à la farine de maïs) garnies au fromage.

Lundi 31

Les paysages ont changé et l’environnement plus aride contraste avec ceux que nous avons connus jusqu’à présent.


Nous arrivons à Villa de Leyva, un des sites coloniaux les plus anciens de Colombie, elle est classée au patrimoine historique national. La place principale immense par rapport à la taille du village est un exemple remarquable du style colonial espagnol. Pavée de pierres irrégulières elle s’étend sur 14.400 m2, bordée de maisons blanches à arcades et balcons sculptés de bois vert. Elle ne porte pas le nom de Simon Bolivar mais Plaza Mayor cas presque unique dans le pays. Les rues aux façades fleuries de bougainvillées dégagent une ambiance paisible très appréciée.





Dans l’après-midi, nous faisons le détour par « Pozos azules ». Cinq petits lacs d’eau turquoise au milieu du désert de la vallée de Sanquencipa surprennent les visiteurs. L’eau tient sa couleur d’anciennes roches marines.


En traversant Samaca, nous remarquons de nombreux musiciens en herbe qui répètent sur la place de l'église.


     

Nous continuons jusqu’à Puente de Boyaca. 


Ce pont historique est celui où l’armée de S. Bolivar battit les Espagnols le 7 août 1819. Il enjambe un ravin sur une terrasse bétonnée où flottent les drapeaux des cinq pays libérés. Une flamme y brûle en permanence en hommage aux fantassins qui ont connu cette bataille sanglante. Cette reconstruction a été financée par l’Espagne. En commémoration de la signature de l’indépendance un obélisque et un arc de triomphe ont été érigés.




Nous passons la nuit au-dessus du site, sur le parking d’un resto sans activité.

Mardi 1er avril

En partant, nous saluons le policier qui nous avait renseigné hier, il nous offre une carte de la région. Nous entrons dans Tunja, capitale du département de Boyaca. Nous trouvons un garage pour faire équilibrer la roue avant droite pour la 3è fois puis nous rendons au centre ville. La place et quelques rues autour gardent un petit patrimoine colonial mais les constructions modernes gâchent un peu leur environnement.





Nous continuons jusqu’à Païpa annoncé comme ville coloniale dans le guide. Nous demandons à l’office du tourisme devant lequel nous sommes garés, mais les thermes et le lac artificiel de Sochagota sont l’unique attraction du lieu. Nous faisons quand même un tour puis revenons au véhicule. 

Nous sommes interpellés par la directrice de l’OT absente lors de notre passage : visite du camping-car, photos dedans, dehors, questions, dégustation de café etc…


Nous nous rendons aux thermes pour profiter des bienfaits des eaux sulfureuses jusqu’à la nuit. Nous passons la nuit au bord du lac.

Mercredi 2

Nous passons par le Parano de Vargas autre lieu historique qui fut le siège de l’une des batailles décisives. L’imposant Monument aux Lanciers rend hommage à l’armée de Bolivar qui écrasât les troupes royalistes le 25 juillet 1819. Ce monument en bronze est l’œuvre du sculpteur colombien Rodrigo Arenas Betancourt.

Notre itinéraire de collines en collines nous fait traverser des jolis petits villages comme Firavitoba, Iza, Cuitiva et Tota où la taille ambitieuse des églises est disproportionnée par rapport à celle du reste du bourg.






Située à 3015m, la laguna de Tota est une des plus grandes étendues d’eau de Colombie, plus de 10 km de long et environ 5 de large. 


Nous nous installons à Playa Blanca, un bivouac très solitaire. Dans l’après-midi, un bus de scolaires de Cali, déjà vu le matin, arrive et quelques courageux se mettent à l’eau dont la température atteint tout juste 14°.

Jeudi 3

Nous entamons le tour du lac et profitons d’une très belle vue depuis les collines environnantes. 



Ici, l’activité principale est la culture d’oignons longs (comme des poireaux) symbolisée par un monument érigé sur la place de la cathédrale d'Aquitania et la pisciculture. 


Nous faisons quelques courses au marché puis nous offrons des truites, à la chair malheureusement insipide.


Nous faisons un détour par Mongui, village pittoresque à l’architecture coloniale où l’on fabrique des ballons pour toutes disciplines cousus à la main. 

Un orage et la pluie torrentielle nous découragent, nous nous contentons de quelques photos.

Après un détour par Topaga, nous contournons Sogamoso ville de 120.000 h qui doit son essor à plusieurs industries comme l’acier, le ciment, le charbon et l’armement.

A Punta Larga, nous rendons visite à un viticulteur qui produit du Riesling que nous dégustons mais n’achetons pas à près de 20€ ce premier prix nous semble injustifié.

Nous poursuivons jusqu'à Combita et y passons la nuit.

Vendredi 4

Nous roulons en direction de San Gil, capitale du département de Santander. Cette région est connue pour la pratique de sports extrêmes mais également productrice de pétrole et de tabac. Nous nous arrêtons à Moniquira puis Socorro où il fait très chaud.



A destination dans l’après-midi, nous entrons dans la ville où la circulation est dense et peu aisée en raison de la largeur des rues et du pourcentage de leurs pentes. Nous ne trouvons pas de stationnement et décidons d’aller à Barichara à une demi-heure de route pour un week-end à la campagne. 

Nous nous garons sur la place lorsque l’orage de presque tous les soirs inonde les rues et nous condamne à rester dans le camion.

Samedi 5 et dimanche 6

Nous visitons ce village classé monument national, une des plus belles petites villes du pays.


Ses rues empierrées en pente, ses maisons basses aux façades blanches avec leurs jardins intérieurs ont beaucoup de charme. 

Les habitants veillent à la conservation de son aspect original et paisible, pas une pierre ne semble avoir bougé depuis sa fondation en 1705. Ici, la totalité du village possède ce cadre enchanteur bien entretenu, pas seulement la place centrale et les rues alentours comme c'est souvent le cas ailleurs. On ne se lasse pas d’y déambuler. Les locaux où sont exploités des commerces n’ont pas changé, pas de vitrines ni modernité.

Une des spécialités est l'hormiga culona (fourmi à gros cul), une vieille tradition indigène propre au département de Santander, consommée grillée. 


L’après-midi, nous descendons à Guane, à 7 kilomètres. On peut y aller aussi à pied par l’ancien chemin royal indigène entièrement pavé. Ce très joli petit village colonial compte une centaine d’habitants, un musée paléontologique et archéologique et l’église Santa Lucia.

Nous rencontrons Francisco qui nous propose de camper sur le terrain de foot à la sortie du village. 

Il habite juste un peu avant et exploite un restaurant pour groupes en face sa maison. Une immense salle aménagée sans doute dans une ancienne grange, toute en pierre et bois où nous pouvons utiliser les sanitaires ou simplement profiter de sa fraîcheur (34° à l'extérieur) pour lire ou nous détendre. Nous y restons jusqu’au lundi matin.

Lundi 7

Nous revenons à Barichara et profitons d’une excellente connexion sur la place pour nous mettre à jour de nos écrits et recherches en tous genres comme billets d’avion et horaires de bus puisque nous avons décidé d'aller passer quelques jours en France. Nous avions déjà envisagé ce séjour depuis        l’ Equateur, mais reporté faute de prolongation de visa.

Le soir, nous nous installons près d’un mirador avec vue exceptionnelle sur la vallée et le rio Suarez où nous faisons la connaissance d’une famille française Andréas, Carine, Yan, Clara et Tobias voyageant en camper jusqu’en août prochain.

Mardi 8 au dimanche 13

Nous revenons à San Gil et nous croisons J.Pierre et Any puis vaquons à nos occupations respectives. Nous passons au terminal de bus réserver nos billets pour Bogota puis allons proroger notre assurance pour 2 mois. Nous en profitons pour voir un peu la ville puis allons déjeuner au patio des comidas d’un grand centre commercial et faire quelques courses.


Nous revenons à notre superbe bivouac rejoints par nos compagnons de voyage retrouvés.
Nous nous racontons nos journées de périple vécues séparément en buvant une bière Aguila.

Nous allons mettre à profit ces quelques jours pour préparer notre départ et installer Gabi chez sa famille d'accueil pour les prochaines semaines.

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