COLOMBIE 2014‎ > ‎

04.Colombie du 17 au 27.03.214

Lundi 17 mars

Le ciel est dégagé, nous partons à 8 h pour le Parque Nacional Los Nevados qui englobe les trois volcans : Tolima, Santa Isabel et El Ruiz.

Le volcan El Ruiz encore actif culmine à 5300m et fait l’objet d’une surveillance constante.

 

Les paysages nous émerveillent durant la montée jusqu’à 4200 m et nous apercevons le cône enneigé. Sur El Paramo, le milieu naturel des hauteurs andines et tropicales pousse une plante endémique, le frailejon qui ressemble à un cactus avec un pelage pour se protéger du vent et absorber l’eau. Une autre végétation garde 40 litres d’eau au mètre carré qu’elle restitue au printemps.


A l’entrée du parc, nous sommes informés qu’il est fermé pour cause d’alerte d’éruption.

Le brouillard s’installe, nous entamons la descente en espérant une embellie qui nous permettrait de voir le colosse et sa colonne de fumée. Sans amélioration en début d’après-midi, nous décidons de continuer notre périple vers Bogota. Nous avons le choix entre deux itinéraires et optons pour le plus court qui commence par 40 km de piste horrible. Nous progressons souvent entre 5 et 10 km/h secoués dans tous les sens. Nous approchons d’une ferme, des gens sont dehors, nous nous arrêtons les saluer. 

Jose-Omar et Mariabel nous accueillent comme des amis, nous offrent un tinto (café), posent pour les photos et nous montrent leurs installations. 


Ils vivent de la culture de la pomme de terre et la production de lait. Nous les saluons après avoir acheté des œufs et reprenons notre galère.

Vers 17 h, nous jugeons raisonnable de nous poser et demandons la permission de passer la nuit près d’une maison qui fait un peu bar-épicerie. On nous offre à nouveau le tinto et nous découvrons le jeu du tejo. Il consiste à lancer le tejo, un pavé en métal et d’atteindre un trou creusé dans l’argile. Les hommes échouent alors que je le mets en plein dans le mille à la première tentative !



Mardi 18

Il pleut depuis cette nuit et nous mettons le chauffage un petit moment au réveil. Vers 7 h nous apercevons le volcan et les sommets qui l’entourent saupoudrés de neige fraîche.

Nous descendons et retrouvons un peu de douceur et toujours des paysages extraordinaires. Nous passons par Murillo où nous retrouvons le goudron et des nids de grosses poules.






Une petite halte à Libano puis nous sommes à moins de 300 m d’altitude à l’heure du repas avec 29°.

Un petit orage ne nous rafraîchit même pas lorsque nous passons un col à environ 2000 m. Nous descendons à nouveau et nous arrêtons à Viani vers 16h, on en a marre de rouler. Nous faisons un tour mais il n’y a pas grand chose pour nous séduire dans ce bourg.




Mercredi 19

Réveil sous le soleil, une journée qui commence bien. Nous abordons les faubourgs de la capitale et nous arrêtons à l’aéroport. Nous pouvons stationner 24h/24 mais pas dormir dans le véhicule. Nous traversons la ville pour atteindre les quartiers résidentiels au nord et nous garons près du lycée français L. Pasteur. La rue est un peu en pente mais les immeubles ont tous un gardien et des caméras de surveillance.

Située au nord des Andes, sur un plateau à 2640m, Bogota (ancien nom Santa Fé de Bogota) compte env. 8.000.000 h.

En taxi, nous rejoignons le quartier historique et colonial La Candelaria et commençons par la Plaza Bolivar entourée du Capitole, du Palais de Justice, de la Municipalité et de la Cathédrale.


Il y a de plus en plus de monde, des télévisions, des photographes… Nous apprenons que le Maire, un ex-guérillero, va faire une allocution. Il vient d’être destitué pour passation de marchés frauduleux, ses sympathisants contestent cette sanction.



Nous empruntons quelques rues pavées en admirant les maisons coloniales aux façades colorées, l’ancienne présidence devenue le Ministère des Affaires Etrangères, le théâtre Colon en cours de restauration puis visitons le Musée A. Botero peintre sculpteur colombien. 


Nous allons ensuite à la Casa de la Moneda et au Musée de la Banque de la République.


Il fait nuit lorsque nous terminons et allons faire un tour pour voir les monuments éclairés.


Sur la plaza Bolivar la foule de manifestants a grossi, nous changeons de quartier et atteignons la gare de départ du transmilenio, gros bus à soufflets dont le système de circulation ressemble à celui d’un métro. Nous sommes tassés, presque étouffés et regrettons 
notre choix pour ce mode de transport qui nous laisse à environ 2 km à pied du bivouac.

Jeudi 20

Nous rejoignons le centre en taxi et commençons la journée par le Musée de l’Or.




Afin d’éviter la dispersion des trésors précolombiens, ce musée a été crée en 1939 à l’initiative de la Banque de la République qui a racheté des pièces aux collectionneurs et aux « guaqueros » (pilleurs). Près de 30.000 pièces en or et de splendides émeraudes sont exposées ainsi que des ornements et objets travaillés. Chaque étage correspond aux différentes civilisations, à l’art et aux techniques d’orfèvrerie. Un salon contient un véritable coffre-fort où des objets savamment éclairés brillent et éclairent l’obscurité.

Nous déjeunons au patio des comidas du marché de la Macarena et nous nous rendons au Musée National de Colombie. Construit dans une ancienne prison, il permet de découvrir le pays depuis les peuples précolombiens à l’époque contemporaine à travers 28000 pièces.

C’est bon, pour les musées on va en rester là, 3 heures dans chacun tout de même ! Imaginez la concentration qu’il faut pour lire et comprendre toutes les explications en espagnol.

Nous déambulons à nouveau dans les rues et arrivons à la Présidence de la République, fermée à la visite depuis 5 minutes, elle occupe toute une "quadra" bien gardée.

Nous croisons encore une manif en soutien à l’ex maire et regagnons notre logis toujours en taxi         (1 heure env. 5 €).

Vendredi 21

Nous passons une nouvelle fois chez Iveco pour faire remplacer les joints du collecteur d'échappement, changeons les rotules que nous cherchions depuis un bout de temps et faisons faire le graissage du camion. Vue l'heure tardive, nous remettons à demain le réglage du parallélisme. Nous trouvons un bivouac dans une station service où le vigile demande une collaboration.

Samedi 22

Nous nous préparons à partir lorsqu’on s’aperçoit que notre plaque d’immatriculation à l'avant a disparu, volée dans la nuit. Impossible d’en refaire une facilement et tout ferme jusqu’à mardi.

Pneus équilibrés et parallélisme réglé, nous quittons la zone industrielle.

Nous passons au centre commercial Jumbo où l’on trouve des produits Casino, du confit de canard Labeyrie, de la charcuterie espagnole et du bon pain, nous partons enfin jusqu’à Chia.

Nous dormons dans une rue de pavillons chics.

Dimanche 23

Nous découvrons cette jolie petite ville appréciée aussi pour sa gastronomie. 

Chia veut dire Lune en muisca et possède un monument à la déesse du même nom. Son centre entièrement piétonnier est agréablement doté d’une place ombragée.

A Cajica, un cycliste se promenant avec ses 2 enfants nous fait signe de nous arrêter. 

Nous bavardons un moment puis entrons dans le bourg pour voir son parc et déguster des obleas, deux ronds de pâte à gaufrettes tartinés de confiture au choix.

Nous arrivons à Zipaquira et partons flâner dans les rues pavées d’une des plus anciennes villes du pays. Sur la place centrale, la cathédrale, la municipalité, la maison du gouvernement et le collège valent le détour.



Nous montons jusqu’à la Cathédrale de Sel et déjeunons sur le parking.

Nous y retrouvons Any et Jean-Pierre que nous avions quittés à Bogota.

La première cathédrale taillée dans le sel date de 1950. Fermée pour cause d’insécurité, elle fut reconstruite en 1995, deux niveaux plus bas.

Une ancienne mer fermée asséchée a généré une colline de sel à 2652 m d’altitude, exploitée par les indiens Muiscas. Les années d’exploitation l’ont transformée en un véritable labyrinthe.

Nous commençons la visite guidée par un tunnel qui permet de suivre les étapes du chemin de croix, des petits autels, des chapelles taillés dans la roche. 
Depuis la Coupole on peut observer l’immense croix au centre de la cathédrale actuelle dédiée à Notre Dame du Rosaire, patronne des mineurs.

Nous atteignons la nef où un office est célébré chaque dimanche. L’éclairage donne un côté magistral à cette réalisation.
A 180 mètres sous terre, nous assistons à une vidéo en 3D sur l’histoire de la mine, à un son et lumière et pouvons acheter de l’artisanat, des émeraudes ou simplement boire un café.

        
Nous ne pouvons pas visiter "le parcours du mineur", l’accès étant limité aux moins de 60 ans.

Lundi 24

Louis passe la matinée à réaliser une peinture sur le pare-chocs qui fera office de plaque d'immatriculation puis décide de revenir à Bogota car il n'est pas entièrement satisfait des réparations effectuées.

Pour ne pas les pénaliser en les obligeant à nous attendre, nous nous séparons de nos compagnons de voyage.

En raison de la St Joseph le 19, jour férié reporté au lundi pour prolonger le week-end, tout est fermé. Nous en profitons pour rouler en début d’après-midi avant les bouchons du retour vers la capitale.

Nous allons relever notre courrier, un mail de notre ami Philippe nous informe qu’il arrive jeudi dans la capitale. Nous décidons de prolonger notre séjour pour l’attendre.

Nous revenons sur le parking de la station service tout près du garage.

Mardi 25 et mercredi 26

Entre l’attente au garage, l’intervention et tout le tralala qu’il faut faire pour rentrer, payer et sortir notre journée est sérieusement amochée. A chaque établissement nous devons répondre à un questionnaire, fournir les documents du véhicule, subir un contrôle au détecteur de métaux, montrer patte blanche aux vigiles armés jusqu’aux dents. La rédaction de la facture, du reçu de paiement pour la sortie sont aussi longs que l'intervention elle-même.

Nous reprenons notre place à la station Terpel.

Le lendemain nous faisons une balade dans le centre, quelques courses et regagnons le bivouac.

Jeudi 27

Nous trouvons un emplacement sur le côté du parc Atahualpa (à deux pas de l'aéroport) et pendant que je prépare un repas à la française Louis part en taxi rejoindre Luz-Marina venue chercher Philippe en provenance de Medellin. Il vient de passer 6 mois en Amérique du Sud.

Nous ne nous sommes pas vus depuis presque 20 ans et ces retrouvailles si loin de nos bases compteront beaucoup. Nous avons préféré les recevoir dans notre «chez nous » pour mieux profiter de ce moment. La journée s’achève, nous n’avons pas eu le temps d’échanger tous nos souvenirs de voyages.

Le soleil se couche lorsque nous prenons la direction de Cajica où nous passons la nuit face au poste de police.

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