COLOMBIE 2014‎ > ‎

02.Colombie du 04 au 11.03.2014

Mardi 4 mars

Popayàn (1750m), capitale du département Cauca fondée en 1537, compte 270.000 hab. Cette jolie ville coloniale avec ses maisons peintes à la chaux, aux balcons de fer forgé et aux patios fleuris, célèbre la semaine sainte pendant cinq jours depuis 1858. Durant les processions pompeuses qui attirent des milliers de fidèles, des hommes portent d’énormes statues et le métier de porteur se transmet avec fierté de père en fils.

Popayàn est également réputé pour la qualité de sa cuisine et organise un congrès gastronomique chaque année au mois d’août.

La ville a souvent été victime de tremblements de terre plus ou moins dévastateurs. De nombreux volcans encore en activité sont visibles dans la région.

Mercredi 5

Il pleut, nous occupons donc la matinée dans un cyber puis au supermarché Jumbo où nous déjeunons après les courses.

Nous allons jusqu’à Silvia à 60 km, la ville des indigènes Guambiano. Ces communautés ont conservé un mode de vie traditionnel ainsi que leur façon de se vêtir. Les hommes comme les femmes portent de longues jupes, drapées de couleur mauve bordées de rouge, une ruana (poncho) une écharpe aux rayures colorées dans le sens de la largeur et un chapeau. Les femmes se parent d’un collier généralement blanc composé de plusieurs rangées de perles.


Nous profitons d’une éclaircie pour faire le tour de ce village.



Jeudi 6

En partant, nous faisons un détour par un petit lac dont on nous a parlé hier, puis revenons jusqu’à Piendamo pour retrouver la Panaméricaine. En chemin, nous achetons du beurre et du fromage dans une ferme de cette zone de produits laitiers.


En fin de matinée, nous sommes à Santander de Quilichoa. Plusieurs grands arbres appelés Saman font la particularité de cette ville dont le plus vieux planté en 1898 trône dans le parc Bolivar. 

En temps normal, des piscines naturelles incitent à la baignade mais les crues récentes du fleuve les rendent inutilisables.

Nous nous dirigeons vers Pance un village dans les environs de Cali pour passer la nuit au bord de la rivière. Nous trouvons de la place dans un Ecoparque et apprécions la piscine dès notre arrivée, le temps est lourd avec 37°. Puis nous découvrons qu’il n’y a pas d’eau dans les douches ni dans les WC.

Vendredi 7

L’orage de cette nuit a légèrement rafraîchi l’atmosphère. Les sanitaires étant toujours inutilisables, le plein d’eau impossible, nous négocions le prix de notre nuitée.

Nous rentrons dans Cali, ville de 2.300.000 h dont le véritable nom est Santiago de Cali.
Nous décidons de la traverser sans visiter, il y a peu de monuments historiques et la partie moderne ne nous tente pas compte tenu de la circulation. Cali, capitale de la salsa est dite «la ville des belles femmes», les Caleñas brunes, grandes, minces et dansant admirablement doivent cette beauté légendaire au métissage entre les esclaves africains et les Espagnols.

Nous poursuivons vers Palmira puis Cerrito avec l’intention de visiter le Musée de la Canne à sucre, nous sommes dans la vallée de production et d’industrie de la canne.

Nous n’avons pas l’adresse précise, le GPS ne connaît pas mais des panneaux indiquent le site. Puis plus rien, nous passons un péage et nous renseignons aussitôt dans un restaurant d’aire de service. Il nous faut faire demi-tour plus une quarantaine de kilomètres, nous laissons tomber.

Direction le Lac de Calima via Buga et sa basilique pour un week-end nature.



Samedi 8 et dimanche 9 mars


        

Nous faisons le tour du village de Darien, quelques courses puis nous nous installons sur le bord du lac près d’une base nautique. Situé à 1500m, on peut pratiquer les sports de voile, le secteur est un des plus venteux, le jet-ski ou faire des balades en bateau.

Nous sortons le mobilier pour déjeuner au soleil mais le vent forcit et nous oblige à ranger l’auvent. Dans l’après-midi, la pluie arrive et nous ne nous quitte pas de toute la journée de dimanche. Cela favorisera peut-être la participation aux votes pour l’élection des députés colombiens.

Lundi 10 mars

Il fait presque beau, nous en profitons pour le faire le tour du lac puis prenons la route vers le nord. Nous nous arrêtons dans la première station service pour faire le plein de gas-oil et d’eau. Louis ouvre le bouchon du réservoir au moment où la jeune pompiste dégaine en appuyant sur la « gâchette ». Il esquive mais ne peut éviter d’être atteint par un jet de gas-oil. Il prend aussitôt une douche mais ses vêtements bien que lavés rapidement sont bons pour la poubelle, les tâches et l’odeur persistent.

Nous continuons, toujours dans les champs de canne à sucre et rencontrons des chargements volumineux appelés « trens cañeros ». Arrêt déjeuner dans un hameau puis direction Roldanillo, village colonial d’après le guide mais rien d’exceptionnel à notre avis. 

Plus loin nous nous arrêtons à la Union et trouvons un bivouac près d’un centre de loisirs. 


Un monsieur nous aborde et nous apprend qu’un Parque Nacional de la Uva (raisin) va bientôt ouvrir et qu’il aimerait nous faire découvrir le circuit qui va en faire partie afin de recueillir nos impressions. Nous sommes partants.

Mardi 11

Nous avons rendez-vous avec Carolina, biologue, à 7h30.


Elle nous conduit sur le terrain et nous montre les différents plants de vignes et nous commente les vins produits. Les conditions climatiques permettent deux récoltes annuelles. Nous accédons à un étang fréquenté par des iguanes, capibarras et oiseaux puis traversons une petite forêt où se côtoient plusieurs essences et le célèbre « guadua », bambou appelé acier végétal. Une zone de cultures maraîchères et fruitières nous permet de connaître quelques plantes ou arbustes portant des fruits consommés régulièrement.


                                                                

Tous les animaux de la ferme seront présents et divers points vont être aménagés afin de faire participer les visiteurs aux activités liées à la vie agricole : traite, fabrication de produits laitiers etc…

Un centre d’interprétation, des boutiques, des restos vont compléter cet ensemble qui doit ouvrir le 05 avril prochain.

L’après-midi, nous allons à la Casa Grajales spécialisée dans la vigne et la production fruitière. En 1945, Don Alberto Grajales plante 18 pieds de vigne qu’un espagnol lui a donnés. Aujourd’hui, le vignoble couvre 2500 ha et emploie 1100 personnes. La production est de 6 millions de litres par an avec l’apport de récoltes de quelques petits viticulteurs.

Eliana notre guide, nous amène dans un hangar de conditionnement où sont lavés (eau chlorée) et calibrés les melons. 

Quelques pas à la lisière de la vigne et nous accédons aux hangars où elle nous explique le processus de fabrication, précisant que le vin est chauffé à 85° puis refroidi ! mais aucune activité en ce moment, donc pas de mise en bouteilles non plus. Une dégustation plus que chiche de vin blanc demi-sec (bof) clôture cette visite payante et décevante car sans grand intérêt. Un détail tout de même, il n’y a pas d’exportation pour cause de fraude ( ?).

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