COLOMBIE 2014‎ > ‎

01.Colombie du 19.02 au 03.03.2014

Mercredi 19 février

Aucun souci pour les formalités douanières. Nous roulons jusqu’à la première ville, Ipiales, où nous trouvons une assurance pour deux mois, un petit bureau installé dans un supermarché Al Kosto.

Nous continuons vers le sanctuaire Nuestra Señora de Las Lajas. 

Une impressionnante basilique accueille des milliers de Colombiens et Equatoriens toute l’année. Durant la semaine sainte et les deux premières semaines de septembre (fête de la Señora) il paraît que l’affluence atteint le délire.

Quelques kilomètres plus loin, nous nous installons sur la place d’un petit village tranquille, Potosi et allons nous promener à la rencontre avec les premiers Colombiens.

Jeudi 20

Notre route traverse des paysages de toute beauté, les multiples virages, les montées et descentes sur des kilomètres aux bords de précipices vertigineux sont un défilé inoubliable agrémenté de pics et volcans partiellement dissimulés par la brume.

A Pasto (400.000h), nous évitons le centre ville et prenons la direction de la laguna de la Cocha où nous avons rendez-vous avec J.Pierre et Any. Comme nous l’avons déjà dit, ils sont de Vielle Aure (65) et comme nous ont une cellule Clémenson. Ils nous attendent dans le village, l’accès aux berges est fermé aux véhicules pour travaux. Nous allons donc y faire une balade à pied et en profitons pour déguster une truite dans un resto du coin.

L’après-midi, nous parcourons quelques kilomètres et sommes contrôlés à la sortie de San Francisco par les militaires. Compte tenu de l’état et de l’isolement de la piste pour atteindre notre destination, ils nous conseillent de passer la nuit là.

Une virée dans le village et nous revenons au bivouac où nous sommes attendus. Des enfants et des adultes nous interrogent sur notre pays, le voyage etc… nous sommes photographiés et nous signons des autographes.

Vendredi 21

Il a fait orage presque toute la nuit et la pluie continue ce matin. 

Toujours le même profil pour cet itinéraire, avec en plus de nombreuses zones de travaux. 

La brume ne nous permet pas de profiter pleinement des paysages. Nous roulons depuis plus d’une heure lorsque nous commençons à rencontrer d’autres véhicules. Les passages étroits, le surplomb des falaises, le bord qui se dérobe rendent le croisement avec les camions un peu périlleux.



La végétation toujours dense et embellie d’orchidées sauvages compense ces petits désagréments. Au sommet de chaque col, une baraque fait restaurant ou épicerie.

Nous déjeunons sur l’unique endroit plat trouvé sur ces 18 km faits en 3 heures. Le soleil arrive enfin mais disparaît aussi rapidement. Nous retrouvons l’asphalte aux environs de Mocoa, ville située à la porte de l’Amazonie et faisons étape à Pitalito derrière une station service.

Samedi 22

Nous passons par le centre ville pour retirer des pesos et faire quelques courses. 

Nous prenons la direction du Parque Archeologico Nacional San Agustin y Isnos. Ce site historique crée en 1935 reste énigmatique et fait encore l’objet de recherches. Il regroupe une collection de statues éparpillées dans une petite forêt, 4 clairières où l’on trouve des tombes avec d’imposants gardiens de pierre, une fontaine sculptée et une esplanade de vestiges plus anciens. L’exploration de ce parc dure environ 3 heures. La visite du musée permet de trouver les explications sur les rites funéraires de civilisations précolombiennes.

Nous avons acheté un passeport qui inclut plusieurs sites de la région, nous filons donc ensuite vers Alto de Los Idolos à une trentaine de kilomètres. Une piste défoncée nous y amène. D’un mirador on aperçoit le rio Magdalena et El Estrecho, l’endroit où il se resserre (env. 2,2m). 

Ce fleuve traverse le pays et va se jeter dans la mer des Caraïbes. Nous descendons jusqu’aux bords aux eaux sombres où une terrasse de roche forme un observatoire au fond du canyon.

L’heure tardive nous oblige à faire étape à Obando, petit bourg qui respire l’ennui, près du terrain de foot où nous attirons une partie des habitants.

Dimanche 23

Les panoramas toujours très beaux nous entourent dans ce relief accidenté et la piste toujours mauvaise nous oblige à utiliser le 4x4 pour certains passages délicats.

Nous faisons la visite du site où l’on trouve essentiellement des tombeaux dont la forme varie, sarcophages monolithiques ou tombes recouvertes de grandes dalles plates, ainsi que la plus haute statue.

Nous passons sur le parking le reste de la journée (et la nuit) pour nous remettre de ces heures de pistes chaotiques, dans un cadre de verdure agréable avec la compagnie de familles colombiennes qui souhaitent voir notre casita et faire des vidéos.

Lundi 24

Aujourd’hui, nous visitons Alto de las Piedras, toujours des tombes et des statues notamment celle qu’on appelle el Doble Yo la plus connue de cette zone archéologique.

Nous allons ensuite au Salto de Bordones. Le Bordones se précipite au fond d’un canyon de 300 m de haut, la plus haute chute de Colombie. Nous nous contentons de la vue depuis le mirador, la pluie arrive et nous coupe l’envie de descendre vers la berge.

Nous quittons le village après le déjeuner et affrontons une fois de plus les passages inconfortables de la piste. 

Quelques kilomètres après le lago Guaytipan nous apprécions le retour à l’asphalte mais une autre épreuve nous attend. Nous franchissons un pont en travaux et l’échafaudage laisse juste la largeur du camion. Tout va bien, Louis avance doucement mais un trou provoque un petit balancement et le coinceur de la porte ne résiste pas. 

     

Une bricole réparée dès notre arrêt dans une station service. Nous nous y installons pour la nuit et la propriétaire nous offre un excellent jus de mandarines.

Mardi 25

Nous partons en direction de Neiva. La circulation, les travaux, les virages, les montées et descentes nous font parcourir une centaine de kilomètres en 3 h. Lorsque la circulation est alternée sur une seule voie, nous restons parfois 15 à 20 minutes scotchés. Des petits marchands et des gargotes ambulantes ponctuent ces arrêts. 

Nous sommes à nouveau gentiment contrôlés par les militaires. 

Nous profitons du passage dans la ville pour aller au supermarché. Nous continuons jusqu’à Fortalecillas et campons au bord du terrain de foot avec l’autorisation de la police.

Mercredi 26

A Villavieja, nous visitons un petit musée paléontologique, puis essayons de glaner quelques infos sur notre destination le Désert de la Tatacoa. Il n’existe pas de carte, on peut se faire aider d’un guide.

Un observatoire marque l’entrée du site, lieu appelé El Cuzco, le nombril du monde en quechua. Nous laissons les véhicules sur le parking et partons découvrir ce désert décrit d’une beauté spectaculaire. Nous suivons un sentier qui déambule dans un labyrinthe rouge, façonné par l’érosion, pas aussi impressionnant que cela.


L’après-midi, nous continuons jusqu’à Los Hoyos où le décor change de ton. La présence de magnésium et de souffre font dominer les couleurs grises.

Louis et J.Pierre descendent jusqu’aux piscines d’eau minéralisée et reviennent avec un couple franco-colombien que nous déposerons plus loin à leur hébergement.

Nous bivouaquons près de l’Observatoire qui ferme ses portes ce soir pour cause de nuages.

En fin de journée,la température qui a atteint 38.6° commence à baisser, nous en profitons pour nous désaltérer avec une Poker, bière locale.

Jeudi 27

Petite amélioration côté horaire, nous démarrons à 7h50. A 7 km de Villavieja le pont est bloqué par une manifestation de scolaires. Le maire aurait perçu des subventions pour le transport des élèves mais ne les aurait pas utilisées …

Nous revenons au village et apprenons que le dit maire est à Bogota et n’arrivera que dans l’après-midi... peut-être !

Nous empruntons un autre itinéraire par une piste cabossée. 

Un détour d’une soixantaine de kms et deux péages plus tard, nous retrouvons la nationale et deux contrôles militaires pour J.Pierre et Any. Nous atteignons La Plata, un petit bourg sympathique et nous posons à l’entrée sur une place tranquille face à une nouvelle église. 

Les gens du quartier viennent nous voir, une dame nous apporte des glaces maison.

A 1000m, le thermomètre affiche 17°.

Vendredi 28

Nous arrivons vers onze heures au site de Tierradentro par une petite route puis de la piste au milieu de plantations de café. Devant les maisons, des grains sèchent au soleil pour la consommation de la famille.


Il faut environ 2 jours pour visiter les divers sites et les deux musées. Nous nous installons dans le camping d’un hôtel, avec douches froides, wc, piscine. Depuis notre entrée dans le pays, nous passons beaucoup de temps à rouler sans parcourir de grandes distances, le lieu est agrèable, il fait beau, nous nous accordons un petit répit et remettons l’exploration à demain.

Samedi 1er et dimanche 2 mars

Nous nous réveillons sous la pluie et la journée reste maussade et mouillée.

Pour nous dégourdir les jambes, nous profitons d’une embellie et nous rendons au village de San Andres de Pisimbala, 2 km plus haut.

Avec ses maisons fleuries, ce petit bourg a quelque chose de pittoresque. Les terres des environs ont été attribuées aux Paece aussi appelés Nasa pour le maintien de leur ethnie.

A notre retour au camping, nous saluons un client de l’hôtel qui nous avait rendu visite la veille. Il est en mission dans le secteur pour accorder la certification bio à quelques producteurs. Avant de repartir sur Bogota, il nous offre une livre de café 100% écologique.

Les Colombiens sont très souriants, nous saluent au bord des routes et nous accueillent chaleureusement partout. Ils ne sont pas habitués à voir des camping-cars, nous faisons une boucle un peu hors des sentiers battus.

Lundi 3 mars

Il pleut encore, nous espérons une amélioration dans la matinée en vain. A 11h30 nous levons le camp et prenons la direction de Popayan. 

Les nombreux trous et déformations de la piste nous incitent à rouler doucement une fois de plus. Nous déjeunons à San Francisco puis continuons jusqu’à Inza toujours dans l’humidité. Un peu plus loin et sur plusieurs kilomètres, nous trouvons des coulées de boue glissante mettant un gros camion en difficulté.


Nous atteignons Totoro et retrouvons quelques zones bétonnées puis l’asphalte jusqu’à destination sous le soleil.

Il est presque 18 h, nous trouvons un bivouac près du centre historique à côté d’un poste de police.


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