CHILI 2010‎ > ‎

22 - Valparaiso - La Serena

Du 11 au 18/05

 

Nous quittons la Capitale dans l’après midi et prenons la direction de Valparaiso. Une quarantaine de kilomètres avant d’arriver, un épais brouillard nous incite à bivouaquer plus tôt que prévu, sur une aire de stationnement pour camions, avec gardien, toilettes et douches chaudes. Un peu bruyant mais sûr.

 

La présence du courant maritime froid de Humboldt dans l’Océan Pacifique adoucit les températures de la côte mais produit un épais brouillard côtier, la camanchaca. Celui-ci se dissipe généralement avant midi en été et se montre plus tenace le reste de l’année.

 

Mercredi matin nous entrons dans cette ville qui connut une époque dorée grâce à l’activité portuaire intense. L’ouverture du Canal de Panama en 1914, évitant le passage du Cap Horn, porta un coup fatal à l’économie de la ville.
 
 
La ville s’étire sur 45 collines bordant la baie, formant un dédale de passages, ruelles pentues et escaliers que l’on peut découvrir à pied ou en empruntant ses vieux funiculaires (appelés ici asencores) datant de 1883 à 1906.

Le Casco historico a été déclaré Patrimoine de l’Humanité (pas du journal !)

 
          

 

Depuis le  port un bus serpentant dans les collines, nous amène jusqu’à La Sebastiana, ancienne maison de Pablo Neruda, transformée en musée après sa restauration (elle avait été saccagée, comme ses autres maisons, par les militaires après le coup d’état de Pinochet du 11 septembre 1973). De là, nous descendons en traversant el Museo a Cielo Abierto, une vingtaine de fresques murales éparpillées dans les ruelles du Cerro Bellavista.
 
 
On ne se lasse pas de déambuler dans ce labyrinthe aux façades colorées des maisons qui penchent sur le vide, aux paseos (Gervasoni, Atkinson, Dimallow, Yugoslavo et 21 de Mayo) pittoresques offrant de beaux points de vue sur les collines, la baie ou le port, faisant le bonheur des peintres et photographes.
 
 
La ville basse, el Plan de Valparaiso, regroupe le quartier financier, les commerces et les bâtiments officiels, constitue également une visite intéressante, avec la Plaza Sotomayor le monument en hommage aux héros de Iquique, Edificio de la Aduana, de style colonial peint en rouge.
 
 

Plusieurs fois, les carabiniers nous ont incité à la vigilance et la prudence dans quelques  quartiers réputés peu sûrs.

 

Pour plus de tranquillité et de facilité, nous avons choisi de séjourner dans un camping de Laguna Verde (Los Olivos) et de nous rendre en ville en bus.

 

Vendredi 14 nous quittons Valparaiso sous la pluie et dans un brouillard à couper au couteau. Nous zappons Viña del Mar, principale station balnéaire chilienne ; 450.000 touristes séjournent ici en été.

                        

Le brouillard disparaît rapidement mais pas la pluie. Nous profitons d’une éclaircie pour faire une photo à La Laguna et continuons jusqu’à Zapallar pour la pause déjeuner, dans une petite crique au milieu des villas cossues dissimulées dans les collines boisées.

 

Nous avions choisi cet itinéraire longeant le Pacifique pour jouir des paysages côtiers mais c’est râpé, la grisaille nous en prive. Bivouac à Los Socos.

 

Samedi nous arrivons à La Serena et nous posons en bord de mer. Depuis Coquimbo, la plage de sable blond qui s’étire sur 7 km est longé par une costanera aménagée à l’européenne : belle promenade, piste cyclable, immeubles modernes, bars, restaurants, hôtels.

 

Dans le centre ville, plusieurs bâtisses de style colonial, un quartier semi piéton autour de l'inévitable Plaza d’Armas, le typique marché La Recova avec ses produits artisanaux et régionaux et restaurants populaires à l’étage.

 

 

Un équipage hollandais, déjà vu à Ushuaia, nous rejoint et nous suivra au camping pour la nuit.

 

Dimanche nous fêtons l’anniversaire de Louis au restaurant. La pluie s’étant enfin arrêtée (il paraît qu’il ne pleut que 2 jours par an, on est vernis, non ?) nous nous baladons sur le paseo maritimo bien fréquenté et avant de revenir au camping, nous allons faire un tour dans le Barrio Ingles à Coquimbo qui concentre un nombre impressionnant de pubs et discothèques.

 

 

Le retour du ciel bleu nous inspire une visite dans El Valle de Elqui, vallée ensoleillée, traversée par le Rio Elqui à qui elle doit sa fertilité et entourée de collines désertiques. Une succession de petits villages, dont Montegrande, où nous visitons la Casa Escuela y el Correo, musée dédié à la poétesse Grabriela Mistral, enfant du pays, prix Nobel de littérature, l’Embalse Puclaro lac de 760 hectares, des vergers et des vignes, des vignes et encore des vignes. Dans les nombreuses pisquerias (distilleries) est produit le fameux Pisco, l’eau de vie nationale.

 

 

La pureté de l’air et l’absence de pollution lumineuse ont favorisé l’installation de nombreux observatoires astronomiques.

 

Autre particularité de la vallée, les panneaux affichant « meditacion ».

 

Diverses communautés spirituelles s’y sont installées prétendant que la vallée est magique, située aux confins des énergies terrestres, voire même zone d’atterrissage d’extra terrestres.

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