CHILI 2010‎ > ‎

16 - Chiloé

Vingt minutes de traversée nous amènent sur la Isla Grande de Chiloé qui est la 2ème plus grande île d’Amérique du Sud, après Tierra del Fuego, 180 km du Nord au Sud. L’archipel de Chiloé est composé d’une quarantaine d’îles, dont une trentaine sont habitées.

Après la visite d’Ancud, l’agglomération la plus étendue et la plus peuplée (40.000 habitants), nous passons la nuit dans sa baie, sur la Playa Lechagua.
 
 
A Dalcahue,  port de pêche, dont le nom signifie lugar de dalcas, longues chaloupes effilées à voiles de laine que fabriquaient ici les indiens Chono, nous prenons un bac pour nous rendre sur l’île de Quinchao.
 
 
Par une piste passant par Changuitad, nous longeons le bord de mer jusqu’à Curaco de Velez, petit village qui connut son époque de prospérité au milieu du 19ème siècle. Quelques belles demeures aux façades en bois d’alerce témoignent de cette période.
 
                                                                           
 
Sur la route d’Achao, nous stoppons pour profiter du panorama et demandons la permission d’entrer dans un pré pour prendre quelques photos et bavardons avec le propriétaire qui est boucher au village.
 

 

Dans la soirée, en cherchant un bivouac, nous croisons notre connaissance (le boucher) près de la Costanera. Il nous déconseille d’y passer la nuit en raison de la fréquentation bruyante et nous propose de nous installer sur sa propriété où nous l’avions rencontré. On ne pouvait espérer mieux.

 

De retour sur Chiloé, nous visitons Castro, capitale de l’île depuis 1982, avec sa cathédrale jaune, ses rues animées et ses palafitos, maisons de pêcheurs sur pilotis très colorées.
 
 

De Chonchi, village tranquille aux rues pentues, nous nous dirigeons vers la côte Ouest en longeant le lac Huillinco et nous retrouvons pour la première fois face à l’Océan Pacifique, sur le territoire de la Communidad Quilque, derniers descendants Huilliches qui vivent essentiellement de pèche et d’artisanat.

 

Nous bivouaquons à l’entrée du Parque Nacional Chiloé. La pluie n’ayant cessé depuis la nuit nous dissuade de faire les ballades vers les dunes et la forêt.

 

Quellon, terminal de la Ruta Panamericana, ville la plus australe de l’île, fut crée en 1906 par la Compañia Destilatorio Quellon, société pionnière en fabrication d’acétone, alcool méthylique et gaz carbonique qui a fermé en 1952. Actuellement port de pêche principal de l’île, où transite tout le produit de la récolte de coquillages et de l’élevage du saumon, c’est aussi un centre important de conserveries.
 
 

Nous effectuons la remontée par les pistes du bord de mer pour apprécier les criques abritant des petits villages typiques. A Tenaùn, nous dînons chez Mirella et apprécions la cuisine chilote en compagnie de Jérôme et Sébastien, touristes français. Le lendemain, à Caulin, toujours dans un resto du réseau agrotourisme, nous nous régalons avec des huitres et du saumon sauvages ainsi que d’excellentes pommes de terres de leur production. Il faut préciser que l’origine de la patate c’est Chiloé. Paula n’est pas avare de renseignements sur son île et nous parle de toutes les croyances, légendes et mythologie allant de la déesse Pincoya à l’affreux personnage Trauco.

 

Parmi les particularités de l’île, les marées qui vont de 2,50 m à Cucao sur la côte Pacifique à 7 m à Quemchi à la même latitude sur la côte Est et le nombre incroyable d’églises et chapelles dont 70 appartiennent à l’Ecole Chilote d’Architecture Religieuse, les premières étant entièrement construites en bois sans utilisation de clou et 16 d’entre elles sont inscrites au Patrimoine Mondial de l’Humanité depuis 2000.
 
                                                             
 Nous ne nous étendrons pas sur les ravages provoqués par la multiplication des élevages de saumons et mariscos.
 
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