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24 - San Pedro de Atacama et alentours

Du 26 mai au 3 juin 2010

 

En fin d’après midi, nous arrivons à El Valle de la Luna, aux portes de San Pedro de Atacama. Il est trop tard pour envisager la visite aujourd’hui alors nous réglons le droit d’entrée pour le lendemain et bivouaquons dans une gorge toute proche pour être sur place dès le lever du soleil.
 
 
                                                    
Nous découvrons un paysage extravagant où la nature a donné des formes capricieuses comme las Tres Marias, El Anfiteatro, des dunes, un tunnel d’une cinquantaine de mètres que l’on parcourt presque à quatre pattes avec la lampe électrique, des grottes, des couloirs tortueux au milieu des falaises, etc.
 
 
 

Vers 17 h, alors que durant la journée nous n’avions croisé qu’une dizaine de personnes, du haut de la dune où nous attendons le coucher du soleil, nous voyons arriver des bus et minibus qui débarquent une foule de touristes (environ 200). L’endroit devient bruyant lorsque tout ce monde prend place sur la crête.

 

Le ciel s’embrase donnant de belles couleurs à la Cordillère et nous admirons le lever de la lune presque pleine et superbe face au soleil couchant.
 
   
     
 
Après une deuxième nuit au calme, nous enchaînons par El Valle de la Muerte, vallée voisine. Par un passage étroit entre deux falaises, nous accédons à une descente entre une dune à gauche et une quebrada à droite. A mi descente, le sable recouvre la piste, devient de plus en plus épais et dans une partie plate, arriva ce qui devait arriver : nous restons plantés de chez plantés, le châssis posé sur le sable.
 
 
 

Nous étrennons la pelle US pour dégager les roues et le dessous et avec quelques pierres, car bien sur nous n’avons pas de plaques de désensablement, nous progressons de quelques… centimètres.

 

Au bout de trois heures, un véhicule passe par là avec quatre personnes. Louis se remet au volant pendant que nous poussons pour l’aider à passer la zone la plus difficile. Un peu plus loin, un autre secteur délicat est franchi dans la foulée.

 

Je le rejoins avec nos « sauveteurs » en 4x4 qui, malgré des pneus extra larges, connaît quelques difficultés.

 

Un peu plus bas nous apercevons quelques surfeurs dévalant la pente d’une grande dune.

 

Nous continuons par la visite de la Pukara de Quitor, ruines d’une ancienne forteresse des indiens Atacameños.

 

Par une piste « agrémentée » d’une dizaine de gués dont un assez impressionnant, (l’eau presque jusqu’au genoux) nous allons jusqu’à la Garganta del Diablo, un défilé étroit et tortueux que nous parcourons à pied sur un kilomètre environ.
 
  
 

 

Nous passons la nuit à San Pedro après avoir dîné dans un restaurant tenu par un Toulousain.

 

Nous rencontrons un équipage de camping caristes du Vaucluse, Eliane et Jacques, avec lesquels nous papotons une partie de la matinée.
 
L’après midi nous visitons Toconao, village oasis traversé par la Quebrada Jere, aux maisons bâties en pierre volcanique blanche, où l’artisanat de tissage et tricot constitue, avec le tourisme, l’essentiel de l’activité.
 
 

Après un passage par la Laguna Chaxa, que nous ne visitons pas car ne pouvant pas y dormir, il serait trop tard pour chercher un bivouac, nous allons jusqu’à Peine, charmant village surplombant le Salar d’Atacama, construit tout en pente le long d’une rivière alimentant une piscine naturelle en eau chaude.

 

Dimanche 30, après un détour par le Salar, nous découvrons Socaire (altitude 3500 m) avec ses deux églises remarquables et ses cultures en terrasses.

 

Nous nous rendons ensuite aux Lagunas Miscanti et Miñiques à 4300 d’altitude au pied des volcans du même nom.
 
  

 

En rentrant sur San Pedro, nous visitons la Laguna Chaxa, réserve et centre de nidification de flamands roses dans le Salar.

 

Nous allons au restaurant où nous retrouvons Rosy et Noel, voyageurs venus de Puerto Montt où ils ont amarré leur voilier, croisés sur une piste deux jours plus tôt. Nous passons une bonne soirée dans le patio, sous un superbe clair de lune et ciel étoilé en appréciant le feu de bois car les soirées sont fraiches.

 

Lundi nous visitons San Pedro, petite ville classée Monument National, au cœur d’une oasis. Ses maisons basses construites en adobe devenues des commerces liés à la fréquentation touristique, ses rues en terre, principalement la Calle Caracoles, incitent à flâner.   

 

L’après midi, nous décidons d’aller à Catarpe. En nous trompant de piste et par une montée difficile, défoncée, escarpée, étroite et j’en passe, nous nous retrouvons devant un tunnel impraticable en voiture :
 
nous sommes à Los Altos de Catarpe et apercevons, dans la vallée que nous surplombons maintenant, le village où nous pensions aller. Au retour, nous nous arrêtons Plaza de Quitor, où devant une grotte naturelle, deux visages sont sculptés dans la falaise d’argile.

 

Mardi, en route vers El Tatio, à 96 km de San Pedro, par une piste que l’on nous avait annoncée impraticable sans 4x4 et qui s’avère en assez bon état dans l’ensemble, inconfortable à cause de la tôle ondulée par endroits.
 
Nous atteignons pour la première fois 4.000 m d'altitude
 

 

Nous montons jusqu’à 4525 m à travers de beaux paysages où paissent (on se demande quoi) des vigognes et des lamas. Nous arrivons sur le site (4320 m), acquittons le droit d’entrée (2 fois plus cher pour les étrangers) et allons directement au Pozon Rustico. Pendant une heure nous nous baignons dans l’eau à plus de 35° dans cette piscine naturelle, seuls, en plein désert, alors que la température extérieure avoisine les 5°. Tout simplement génial !

 

Nous bivouaquons sur place.

 

Debout à 6 h 30. Nous voulons profiter de l’étonnant spectacle offert par les geysers au lever du soleil.  

 

Il fait –14° dehors et 2° dans le fourgon après 20 mn de chauffage. Même pas froid !

 

Les imposantes fumerolles émergent à la surface par des fissures de la croute terrestre, atteignant une température de 85° et 10 m de haut. Le meilleur moment pour apprécier cet impressionnant  phénomène se situe entre 6 et 7 h lorsque la température du sol est inférieure à 0°. Des sentiers sont aménagés pour permettre aux visiteurs de déambuler au milieu d’une soixantaine de colonnes de vapeur. Extraordinaire spectacle !
 
 
Après un petit déjeuner réconfortant nous revenons à San Pedro par le typique village indien Machuca.
 
 
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