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17 - Région de los Rios et Araucania

De retour sur le continent, nous faisons une escale technique à Puerto Puerto Montt, au garage Leôn, pour remplacer les pneus. En allant à Chiloé, nous avions commandé des Michelin made in France !

 

Visite rapide de la ville : bof !!!

 

Repas à Angelmo, quartier très fréquenté pour ses cocinerias (petits restos au dessus du marché) et ses palafitos où nous goûtons un plat typique, le curanto : bof !!!

 

En cherchant un camping, nous avons tourné dans Puerto Montt pendant une heure, malgré le GPS : qui a dit beauf ?

 

Nous reprenons la route pour terminer la découverte de la région des lacs qui devient Region de los Rios à partir du Lago Puyehue et Araucania au nord du lac Calafquen.
 
 
                                   (quand je serai grand, je serai araucania et on donnera mon nom à ma région)
 
 
                                                                        (Araucanias adultes)
 
Première halte à Frutillar bajo, au bord du lac Llanquihué, jolie petite ville où l’empreinte de la colonisation allemande est omniprésente. Une des stations balnéaires les plus prisées du lac par les chiliens, connue aussi pour ses semanas musicales, festivals de musique classique internationaux. Le Teatro del Lago a d’ailleurs été construit en 2005 à cet effet.
 
 

Nous passons la nuit à Puerto Octay, petite ville tranquille, nichée dans un baie protégée par la presqu’ile Centinela. Superbe panorama sur le lac et la Cordillère.

 

Nous empruntons la Panamericaine, autoroute où l’on croise piétons, cyclistes ou tracteurs ! et dont le péage est forfaitaire, pour remonter jusqu’à Osorno, soit une quarantaine de kilomètres. Nous zappons la visite, peu d’intérêt d’après le guide, ville de 145.000 habitants qui a connu une importante immigration germanique au XIXème siècle.

 

A partir de Rio Bueno, nous retrouvons les petites routes et quelques tronçons de ripio (pour ne pas perdre la main) au milieu de champs cultivés, de troupeaux de vaches laitières, de forêts et de collines verdoyantes qui nous rappellent l’intérieur du Pays Basque. Etapes à Puerto Nuevo, puis Futrono, au bord du lac Ranco
et bivouac à Panguipulli, au bord du lac du même nom, face au volcan Choshuenco. Toutes ces petites villes tournées vers le tourisme ont retrouvé leur tranquillité après la saison estivale et beaucoup de commerces sont fermés.
 
   

 

En longeant le lac Calafquen, nous arrivons à Lican Ray où nous déjeunons au bord de la plage de sable noir déserte. Notre itinéraire champêtre continue et au gré des reliefs ou de la végétation, nous apercevons le dôme enneigé des volcans. Villarrica, 45.000 habitants, au bord du lac du même nom, est reconnue comme une des principales villes de production d’artisanat et meubles dont le bois est originaire du sud du pays. Nous nous posons sur la costanera, face au volcan Villarrica.
 
Dégustation d'empanadas Mapuche à la Feria Artesanal.
 
   

Entre hôtels, campings, propriétés privés et luxueuses résidences secondaires, la route conduisant à Pucon, 21.000 habitants, est une agréable promenade. Ici, le tourisme a démarré  en 1934 avec la construction, par l’Etat, du Gran Hotel Pucon, luxueux complexe avec parc et terrain de golf.

 

Le développement des voies d’accès depuis les villes environnantes dans les années 60/70 donna l’impulsion au tourisme de masse. C’est aujourd’hui un des pôles touristiques les plus importants du pays qui attire 70.000 visiteurs en été et de nombreux adeptes des sports d’hiver fréquentent la station de ski du volcan Villarrica.

 

Une importante variété (une cinquantaine) d’activités de sport aventure et excursions permet à chacun de trouver son bonheur.

 

Nous ne pouvions passer à côté du point d’orgue que constitue l’ascension du volcan, un des plus actifs d’Amérique, culminant à 2847 m, son cratère de 200 m de diamètre renfermant un lac de lave en fusion à 1250° d’où s’échappent en permanence des fumerolles.

Accompagnés de Claudio, notre guide et harnachés comme des cosmonautes nous démarrons sous un superbe ciel bleu.
 
 

La montée nécessite environ 5 heures d’une marche harassante et la fatigue contraint Dany à faire demi tour avant le sommet.

 

La récompense est au bout de l’effort. Panorama exceptionnel, vue sur les 5 lacs que nous avons fréquentés et sur la cordillère avec, notamment, les volcans Llaima, actif et en alerte actuellement, Quetrupillàn et Lanin, les plus proches. Il faut dire que les volcans, au Chili, ça ne manque pas : plus de 2000 dont une cinquantaine en activité.
 
 

Descente extrêmement fun : assis dans la neige, glissade jusqu’au bas de la pente, en s’aidant du piolet pour se diriger, se freiner, se rétablir ou s’arrêter après une gamelle : 1 h de luge sans luge. Génial !

 

Il faudra plus que la douche et une bonne nuit pour effacer la fatigue.
 
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