CANADA 2015‎ > ‎

04-Canada. Alberta du 20 au 27.08.2015

 

Jeudi 20.08.2015

Nous entrons au Visitor Center de Icefield Columbia  et sortons très rapidement vu les files d’attente.

Nous passons tout de même par la terrasse pour profiter du panorama sublime sur le champ de glace Columbia qui couvre une surface de 250 km2 et atteint par endroits 300 mètres d’épaisseur. Cette calotte glaciaire alimente des rivières qui se jettent dans trois océans.

Des bus équipés d’énormes roues promènent les touristes sur la glace, quelle drôle d’idée ! 60 dollars le ¼ d’heure par personne tout de même.



Nous entrons dans le parc de Banff, prolongement de celui de Jasper et optons pour une rando au Chainon Parker.

 




Il fait un peu frais lorsque nous longeons les crêtes qui dominent le glacier Saskatchewan mais la balade vaut la peine. Une petite boucle laisse apercevoir un autre glacier recouvert en partie.
 






Nous roulons ensuite jusqu’au lac Peyto que l’on peut admirer depuis un belvédère à un quart d’heure de marche, il passe du vert au bleu en cours d’année.



Vendredi 21


Il a plu toute la nuit et ça continue la journée, limite pluie-neige jusqu’à Lake Louise village jusqu’aux environs de 15 h. Nous apprécions la possibilité de nous connecter au chaud au centre d’informations en attendant le soleil prévu pour demain.

Samedi 22

Le thermomètre affiche 0° au réveil. Après dissipation des brumes matinales, nous sommes stoppés dans notre élan, route fermée pour Moraine Lake, trop de monde.

Allons voir si Lake Louise est accessible, oui, mais parkings complets, nous nous garons à environ un kilomètre. 



Entouré d’un cirque rocheux enneigé le lac aux eaux émeraude est d’une beauté éblouissante, nous sommes nombreux à apprécier son charme. L’énorme Château Hôtel Fairmont presque centenaire gâche un peu son environnement.

Pour apprécier pleinement le site, nous prenons de l’altitude en passant par le lac Mirror,
 

le lac Agnès


et arrivons à Little Beehive d’où la vue coupe le souffle, déjà perturbé par la montée.


Qu’à cela ne tienne, petit retour en arrière et nous bifurquons vers Big Beehive, par un sentier plus étroit et glacé par endroits qui serpente à flanc de montagne, on peut même faire une pause dans un salon de thé au pied du glacier Victoria.


Là aussi la vue sur les lacs, les parois abruptes aux pics acérés, récompense largement l’effort de la grimpette.

En redescendant, nous pouvons accéder au lac Moraine, aussi beau et moins fréquenté.



Il est bordé par la vallée des Dix Pics, immenses falaises qui plongent dans ses eaux bleues que l’on apprécie depuis un énorme rocher à quelques minutes de marche.

Dimanche 23

Un détour par un autre parc national inscrit au Patrimoine mondial de l’Unesco, Yoho, plus petit mais intéressant avec ses 28 pics à plus de 3.000 et Field, son unique village.


Une montée de 13 km nous fait accéder aux chutes de Takakkaw, attraction principale du parc. Alimentée par un glacier au-dessus, la chute spectaculaire bondit et rebondit sur une hauteur de 254m.




Par la Transcanadienne, nous revenons dans le parc de Banff puis bifurquons vers la Bow Valley Parkway, l’ancienne route plus pittoresque. 



A Johnston Canyon, un sentier remonte le long de la sinueuse rivière Johnston à l’ombre des pins, on arrive à une première chute où on fait la queue pour accéder à un petit balcon par un tunnel bas et étroit puis une deuxième plus haut en jouant des coudes tellement l’endroit est fréquenté même en fin d’après-midi.





Nous continuons vers Banff en passant près de Castle Mountain, masse rocheuse aux formes pyramidales avant d’accèder à la station de ski pour bivouaquer.

Lundi 24



Visite de la ville de Banff, charmante station de montagne plutôt chic, très fréquentée et animée l’été, s’est développée au XXè siècle suite à la découverte d’eaux sulfureuses.

Nous continuons cette traversée des Rocheuses vers Calgary après une étape à Canmore.


Cette localité développée grâce à ses gisements de charbon comptait 3200 habitants jusqu’aux J.O de 1988, aujourd’hui 18.000. Site des épreuves de ski nordique, elle a connu un boom énorme faisant flamber les prix immobiliers mais la baguette de pain n’est pas à 4,50 dollars comme à Louise ou Banff.

Depuis Banff nous devinons à peine les reliefs, le soleil brille juste derrière une brume qui stagne toute la journée.

Une trentaine de kilomètres plus loin, un bouchon nous oblige à l’arrêt. Nous mettons plus de deux heures pour faire 4 ou 5 km de plus et sommes finalement déviés suite à une collision de camions. Il fait déjà sombre, nous squattons le parking d’un futur resto-station service comme d’autres naufragés de la route.

Mardi 25

Nous n’avons plus envie d’aller à Calgary, plus d’un million d’habitants, nous préférons aller jusqu’à Waterton National Park. Toujours dans la brume nous roulons à travers des grandes étendues de céréales, des élevages de vaches, de chevaux et les ranches nous rappellent que nous sommes au pays de cow-boys.    

                                                                                           

Les terrains de golf et de polo ne sont pas rares dans le secteur. Près de la route, quelques cerfs et biches ne sont pas effarouchés ni un coyotte qui devrait se faire discret pour éviter une gâchette facile.



Quelques courses à Pincher Creek et nous arrivons à l’entrée du parc. 

Une route entoure un lac et des prairies où des bisons font la sieste.

Au centre d’informations on apprend que la brume est en fait de la fumée en raison de nombreux incendies en cours, côté américain.

Mercredi 26 et jeudi 27

Nous sommes installés au camping Candrell, en pleine forêt, très agréable avec ses emplacements spacieux, tables, bbq et armoire anti-ours.

Nous allons jusqu’au Red Rock Canyon, petit canyon de roche rouge, puis aux chutes de Bakiston où nous observons un oiseau appelé cingle qui vient nicher sous les pierres et marche sous l’eau pour s’alimenter de larves.


 



Rien d’impressionnant mais la fumée ne donne pas envie de faire des randos pour ne rien voir.

Le lendemain, une balade le long du lac Waterton et dans le bourg du même nom puis nous nous posons pour déjeuner sur une aire de pique-nique.





Nous avons l’agréable visite de Christophe et Cathy, des Nîmois qui partagent leur temps entre les US et le Gard.

Ce parc se prolonge côté américain, pour préserver le patrimoine, les deux nations ont décidé en 1932, de laisser la frontière ouverte créant ainsi un «parc international de la paix ».

Nous passons donc à nouveau aux USA dans l’état du Montana.

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