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17 - Canada du 22 au 29.07.2016

Vendredi 22 juillet 2016



Jour de la Ste Madeleine, nous embarquons sur le ferry baptisé Madeleine, à destination des Iles de la Madeleine… On ne va pas pleurer comme des Mad...




Le navire, de bon confort offre des services de bar, cafétéria, restaurant, animation musicale et cinéma.


           
 
           

           
           

La traversée dure 5 heures, le temps passe assez vite, Tristan nous fait la conversation. Avec ses beaux yeux pleins de malice et sa pointe d’accent, il est vraiment craquant. Il nous montre son journal de voyage, bien illustré avec des photos qu’il découpe dans les brochures.

Cet archipel québécois se compose de plusieurs îles, reliées par des dunes ou par des ponts, l’île d’Entrée par ferry, les autres sont inhabitées. La population est d’environ 14.200 habitants pour une superficie de 205,50 km2, dans le Golfe du St Laurent.



Les Madelinots et Madeliniennes sont pour la plupart descendants d’Acadiens. Ils ont longtemps vécu de l’agriculture et de la pêche, surtout au homard. Le déclin du poisson a favorisé le développement du tourisme. La chasse aux phoques est également une source de revenus.

A l’arrivée à Cap aux Meules, nous restons sur la place de l’église pour la première nuit.



Samedi 23

Le ciel reste nuageux ce matin, nous faisons le tour de la pointe de l’Echouerie puis regardons les kite-surfeurs se faire plaisir à Gros Cap.





Le soleil revient, nous déjeunons près de la plage de la Martinique avant de nous rendre sur l’île Havre Aubert.




La Grave, un des plus beaux villages, où pêcheries, saloirs et entrepôts sont désormais transformés en cafés, restos et boutiques d’artisanat et de souvenirs.















Un touriste en motorisé (camping-car) nous a indiqué un endroit où passer la nuit, dans un cadre agréable au pied de la dune et de la plage.



Dimanche 24

Pour démarrer la journée, nous partons faire de la marche sur la plage lorsque d’un coup nous sommes entourés par la brume.




Un peu plus tard, un généreux soleil apparaît, Tristan ne résiste pas et part à l’assaut des vagues.

Cette plage est magnifique, le sable hyper fin chante sous nos pieds.



L’après-midi, la route panoramique nous conduit jusqu’à Bassin, Cap au Sud, l’Anse à la Cabane, nous contournons la pointe jusqu’à la plage de l’ouest et revenons au bivouac par la route de la « montagne » une zone boisée d’épinettes.







Lundi 25

La brume est encore présente lorsque nous démarrons le tour des autres îles. Un pont enjambe le chenal et nous voilà sur île Havres aux Maisons. Le chemin de la Pointe Basse se faufile entre les maisons très colorées à l’architecture traditionnelle, recouverte de bardeaux de cèdre.

A Pointe Basse, l’île comptait une quarantaine de fumoirs jusqu’en 1970. Un seul rescapé de la surpêche, le Fumoir d’Antan, fume encore le hareng de façon traditionnelle. 




Nous faisons provisions à la boutique qui propose également d’autres produits de la mer boucanés, fumés ou marinés, avant de rejoindre le chemin de l’Echouerie qui nous mène au phare du Cap Alright à la pointe de la falaise.




Nous prenons ensuite le chemin des Montants jusqu’à la Dune du Sud, un pont la relie à la Dune du Nord. Ici les plages de sable fin, quasi désertes, bordent une eau limpide d’une très belle couleur. 












La route passe par la Pointe aux Loups et s’étire sur une longue bande entre une succession de dunes et la lagune, jusqu’à l’entrée de Grosse Ile, anglophone, peuplée de descendants écossais. 





           

Les Mines Seleine exploitent depuis 1983 le sel dont le sous-sol des îles regorge, ils produisent 1,5 million de tonnes exportées essentiellement pour le salage des routes.



La route panoramique continue près des lagunes, passe à Old Harry où la chasse des morses fut si intensive que les troupeaux ont été décimés.



L’Ile de Grande Entrée possède le plus important port de pêche avec une centaine de bateaux homardiers. La pratique de culture de la moule bleue a également lieu ici.




           

En 2015, un incendie a dévasté l’église Notre Dame du Sacré Coeur, aussitôt reconstruite dans un style contemporain et à l’intérieur sobre, équipé d’une cuisine et de toilettes.

Nous campons sur le parking.



Mardi 26

La pluie prévue pour aujourd’hui est bien là.
En cours de matinée nous décidons d’aller visite le Musée du Phoque. 



La visite guidée commence par les différentes espèces, le phoque gris dont la tête est allongée, il pèse en moyenne 275 kg, le commun plus clair fait environ 90 kg et ceux du Groenland qui viennent par milliers mettre bas sur la banquise des îles de la Madeleine. Environ 2 semaines après leur naissance, les blanchons au poil long et blanc sont sevrés et abandonnés par la mère sur la glace. Des excursions vers la banquise à la dérive pour l’observation des bébés ont lieu en février/mars, leur chasse est strictement interdite.



Une exposition montre les moyens utilisés pour la chasse, ses techniques et ses dangers. Yan notre guide nous donne les quotas restrictifs en place actuellement.

Le phoque, appelé aussi loup marin, est proposé dans certains restaurants ; une viande diététique paraît-il.

L’après-midi, nous revenons vers le sud, avec un nouvel arrêt au fumoir et un autre à la fromagerie Pied de Vent pour découvrir leurs spécialités.


           

Nous trouvons un bivouac en pleine nature, près d’une plage au milieu des dunes.



Mercredi 27

Encore du brouillard ce matin. Nous faisons quelques courses au supermarché I.G.A. à Fatima puis prenons la direction de la plage Martinique pour y chercher des dollars des sables. Ce coquillage possède un motif qui paraît gravé, c'est en fait un oursin aplati.



Très recherchés, ils sont rares et nous n’en trouvons que deux.

A Belle Anse, un sentier domine les falaises rouges creusées par la mer et le vent, éclairées de temps en temps par un soleil indécis.



Lorsque nous revenons vers le parking, le ciel se nettoie et améliore nettement les couleurs du paysage. Nous recommençons une partie de la balade pour profiter pleinement du panorama.






Un arrêt à Notre Dame du Rosaire de Fatima pour visiter cette église en forme de coquille dont l’intérieur est entièrement dédiée aux gens de la mer.





Nous retournons au même bivouac qu’hier.

Jeudi 28

Louis emmène Gabi jouer sur le sable, çà roule, çà passe….. le sable est de plus en plus mou, les traces de plus en plus profondes, il est temps de faire demi-tour sinon on risque d'y rester.


            

L’après-midi, nous faisons à nouveau une balade au-dessus des falaises près du phare du Cap Hérissé. 






A Etang du Nord nous achetons un beau pavé de flétan et des moules. 





Nous retournons à Cap aux Meules pour quelques courses à la Madelon.

Nous grimpons jusqu’au belvédère qui domine la baie et le port.




Nous passons la nuit derrière le centre communautaire pour être sur place demain matin, nous devons nous présenter à 6h30 pour l’embarquement.

Vendredi 29




Le ferry largue les amarres à 8 heures, une traversée retour tranquille mais trop climatisée à notre goût. Nous n’avons pas pris de vêtements chauds et ne pouvons accéder aux véhicules.


A l’arrivée, nous déjeunons au pied du phare de Souris. Un passage dans une station de lavage s’impose pour dessaler les camions.
Nous tentons une connexion internet à la bibliothèque mais horreur, lenteur et coupures nous obligent à arrêter dès que le courrier est relevé.


photo prise par Tristan

Le parking du bowling-patinoire nous convient pour le bivouac.

Il va sans dire que nous avons adoré cet archipel !


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