CANADA 2016‎ > ‎

03 - Canada du 17 au 21 mai 2016

  

Mardi 17 au jeudi 19 mai

Température : - 0.4 au réveil.



Nous arrivons à Sudbury en milieu de matinée et faisons quelques courses avant d’aller déjeuner à la campagne.

 


C'est ce qui s'appelle une maison les pieds dans l'eau !


Une balade s’impose pour nous lorsque nous franchissons la French River. Un sentier traverse la forêt et mène à une belle passerelle qui domine la rivière.


Ancienne voie de transport utilisée par les indiens, elle a également servi aux explorateurs et aux commerçants européens qui venaient acheter des ballots de fourrures aux Hurons. L’exploitation forestière a pris le relai avant la transformation en parc provincial à des fins récréatives, dont 105 km de parcours en canoé.

Cette zone serait l’habitat, à plus forte concentration, de serpents à sonnettes « Massassauga ».


A Parry Sound après la laverie et le rangement du linge, on dirait pas mais ça prend du temps, nous trouvons un stationnement autorisé pour la nuit au centre communautaire près de la rivière, il y a même une station de vidange et de l’eau potable, mais aussi les trains qui nous saluent en pleine nuit.


Le lendemain matin, nous visitons la ville avant de découvrir une autre série de lacs, nous ne parlerons pas des petits, innombrables.





Entre roches et pins, les lacs Joseph, Rosseau et Muskoka nous offrent des jolis points de vue sur les rives paradisiaques où les propriétaires de cottages les pieds dans l’eau ne semblent pas connaître la crise.


                     


Port Carling 



Bracebridge




Hunstville




Dwight, nous bivouaquons sur un parking municipal près de Lake of the Bays.



Vendredi 20


Nous entrons dans le Park Provincial Algonquin, le plus ancien de l’Ontario, il couvre plus de 7630 kilomètres carrés, percé de milliers de lacs. Crée en 1893 afin de maîtriser l’exploitation forestière, combiner l’activité touristique et la protection de l’environnement.


Quinze sentiers de longueurs et difficultés variées permettent de découvrir la faune et la flore de cette nature sauvage.



Dès notre arrivée nous apercevons une femelle orignal et un grand tétras canadien. Nous parcourons plusieurs itinéraires aidés d’un fascicule en français mais n’avons pas la chance de voir d’autres animaux.



Un sentier longe une rivière avec un passage de rapides mais rien de terrible, un autre amène à un belvédère avec vue sur Lake Smoke, le tour de Peck Lake se fait dans la forêt avec quelques accès au bord de l’eau.
Plus loin, nous jouons aux botanistes avec notre documentation en cherchant les fleurs qui y sont présentées.
Celles-ci n'ont que quelques semaines pour pousser et fleurir, après la fonte des neiges et avant que le feuillage épais des érables ne les prive de lumière.


Pour aujourd’hui, nous en restons là, marre de se faire agresser par les mouches noires, petites mais vraiment chiantes, il fait beau et on ne peut pas même pas manger dehors.

Nous passons la nuit au Campground Canisbay, les emplacements sont spacieux et les installations sanitaires impeccables.


Le règlement du parc doit être respecté, c’est normal, jusqu’au langage vulgaire qui n’est pas toléré !

Samedi 21

Une petite balade au bord du lac Canisbay, quelques arrêts photos et nous voilà au centre d’interprétation du parc.






Une vidéo et une exposition font découvrir l’histoire du parc, les animaux qui y vivent et les hommes. Des scènes grandeur nature illustrent les campements discrets des Algonquins d’origine, l’arrivée des explorateurs, la gestion de la coupe du bois et de façon intéractive on apprend comment les castors construisent leurs habitats ou comment l’orignal séduit sa femelle.




Encore une balade pour essayer de voir des castors, on peut toujours rêver…

Un sentier en forêt où l’on repère des arbres coupés récemment par les rongeurs débouche à plusieurs reprises sur les bords d’un lac où l’on aperçoit des barrages et des huttes abandonnées mais pas de bâtisseurs.






Une ultime étape au Musée du Bucheron, pas encore ouvert, seul un circuit forestier bien commenté par une vingtaine de sites, permet de suivre l’évolution de l’industrie forestière, de la coupe du bois aux techniques de sciage, au moyen de transports et au quotidien des bûcherons.


               
               

               


 
               

Pour bien explorer ce parc, l’idéal est le canotage-camping. Un réseau navigable de 2000 km peut se parcourir en canoë, selon son niveau, à l’aide de cartes détaillées avec les points où l’on peut planter sa tente, pêcher et faire griller son poisson et pourquoi pas, se prendre pour un trappeur.


Après la sortie du parc, nous prenons un petit chemin en cul de sac, avec un grand espace pour le demi-tour de la déneigeuse, comme elle n’est pas en service en ce moment, nous y passons la nuit.




Comments