BOLIVIE 2010‎ > ‎

29 . Los Lipez

Du samedi 16 au dimanche 17 octobre 2010
 
Le circuit prévu fait environ 1.000 km de piste. Imaginez Perpignan/Lille à travers champs, entre 3500 et 5000 m d’altitude !

                                         

Nous avons plusieurs cartes de cette région mais aucune n’affiche les mêmes indications, heureusement, d’autres voyageurs nous ont donné quelques tuyaux et points GPS.

 

A la sortie de la ville nous payons 2 BOL de péage et vogue la galère ! Après 14 km de piste, nous croisons un véhicule qui nous demande notre destination. Ca commence bien, ce n’est pas la bonne piste, c’est un cul-de-sac ! Ils nous explique où commence la piste que nous devons emprunter : le lit d’une rivière, à sec à cette époque, juste après le péage.

 

La piste n’est pas trop pénible, nous prenons de l’altitude d’abord tranquillement puis de plus en plus raide à travers un décor lunaire. Il fait très beau et chaud. La piste étroite, offre de temps en temps un espace pour se croiser, heureusement peu de véhicules, des camions surtout, empruntent cette piste dans l’autre sens.
 

 

 
Après une centaine de kilomètres, nous quittons la piste principale pour passer la nuit au milieu de rien. Silence absolu ! Nous sommes à 4200 m -13.7° la nuit, 1.9° dans le fourgon !
 

 
Après quelques hésitations à certaines bifurcations, nous atteignons San Vicente, village minier, d’accès restreint, contrôle avec barrière à l’entrée et à la sortie (tout appartient à la Cie canadienne qui exploite le site), niché aux creux d’une petite vallée, à 4250 m. Ici travaillent environ 300 personnes pour extraire du minerai d’argent, zinc, cuivre et plomb. A quelques centaines de mètres, l’autre San Vicente, celui des campesinos, petites maisons en adobe et toit de chaume.
 

 
Cet endroit serait ignoré du monde si, en novembre 1908, les deux compères, Butch Cassidy et Sundance Kid, dont on n’avait plus de nouvelles depuis leur fuite de Cholila (Argentine), n’avaient eu la mauvaise idée de s’emparer de la paye des mineurs d’une mine voisine. L’affaire ayant mal tourné, après un rapide échange de coups de feux, un soldat est tué et Kid grièvement blessé. Ne voyant aucune façon d’en réchapper, Cassidy abrège les souffrances de son ami d’une balle en plein front et s’en tire une dans la tempe. Ici prend fin la légende de ces deux hors la loi, immortalisée par Hollywood !
 

 

En grimpant la longue côte à la sortie du village, les voyants que nous connaissons bien se rappellent à notre bon souvenir et le moteur devient poussif. En 1ère, nous parvenons au sommet mais le moteur ne monte pas en régime. Nous décidons d’écourter le circuit et de revenir vers Tupiza. Après une quarantaine de kilomètres de stress, nous arrivons à une intersection d’où part une piste vers Atocha, ville entre Uyuni et Tupiza. Les passagers d’une voiture en attente de dépannage nous affirment que la piste est très bonne et que nous économisons de nombreux kilomètres.

 

Après quelques centaines de mètres, la piste croise le lit du Rio Salado, un filet d’eau, un peu de terre meuble, un peu de sable puis la sortie de la quebrada en pente raide. Le moteur ne veut pas monter en régime et ce qui devait arriver arriva. Faute d’élan pour franchir le raidillon, le moteur cale à 2 m du sommet. Marche arrière, ensablé ! Pas d’affolement, avant de partir de Salta nous avons acheté 4 plaques de désensablement, voilà l’occasion de les tester « en vivo ». Echec et mat ! A force d’insister et grâce aux petits bras musclés de Dany nous reculons de quelques mètres mais aucune puissance de la part du moteur, dès que j’enclenche une vitesse, le moteur cale.
 
 
Un ange passe, un grand moment de solitude !
 

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